Coblence

A l’origine camp romain établi en l’an 9 avant JC, au confluent du Rhin et de la Moselle, Coblence (du latin “confluentia”) a su tirer parti de sa situation géographique privilégiée pour s’enrichir et se développer. Gravement endommagée au cours de la seconde guerre mondiale, puis reconstruite, elle fait aujourd’hui figure de petite cité dynamique.
“Le Coin allemand” (“Deutches Eck”) est le lieu de confluence de la Moselle avec le Rhin. Du sommet du socle de la statue qui supporte Guillaume 1er (“Wilhem dem Grosse”), on a une belle vue sur la ville et la rive droite du Rhin, dominée par la forteresse d’Ehrenbreitstein. On peut atteindre celle ci par un téléphérique qui fait traverser le Rhin. Bien sympa !
La ville se parcourt à pied facilement, et on y découvre la juxtaposition d’architecture traditionnelle et moderne.

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Le Rhin

Toute l’Allemagne est réputée pour ses nombreux châteaux. Pourtant, le Rhin romantique, région clé de l’empire allemand au moyen âge, occupe une position exceptionnelle. Ici se dressent une multitude de forteresses et châteaux importants. Tous sont loin d’être en ruine malgré les guerres, les destructions, les incendies et négligences. L’intérêt prêté aux ruines est né à l’époque du romantisme. En 1774 déjà, le château de Lahneck incita Goethe à écrire son poème “Geistesgruss”. C’est peu après 1800 que sonna l’heure de naissance du tourisme rhénan. Depuis 2002, la vallée fait partie de la liste du patrimoine de l’UNESCO. Le Rhin est aujourd’hui la voie de transport fluvial la plus importante et le cours d’eau le plus beau et pittoresque d’Europe.

Toutes les photos de cette partie du voyage sont ici, ou alors, par petits bouts dans les descriptions qui suivent !

Bacharach
Une petite ville délicieuse, vieille de plus de 1000 ans, aux maisons à colombages. Les fortifications de la ville comportent 16 tours. Sur un sommet au dessus de la ville se situe la forteresse Stahleck, détruite par les français en 1689.

Boppard
Fondée par les romains (vestiges d’un oppidum), cour de rois francs, ville impériale jusqu’en 1312. La ville présente une belle place, l’église Pfarrkirche et celle des carmélites , très intéressantes.

Le Rhin et ses coteaux
Météo grise, mais parfois de beaux rayons de soleil, et avec l’automne naissant, les vues colorées étaient agréables. Un peu de vignes sur les coteaux, mais beaucoup moins que dans la vallée de la Moselle. On voit passer les gros navires marchands avec des chargements inhabituels comme des voitures.

Loreley
Un rocher à pic, haut de 132m qui a fait l’objet de nombreuses légendes, qui commencent en 1801, avec le poète Clemens Brentano qui raconte l’histoire d’une jeune femme incroyablement belle qui brise le cœur de tous les hommes. Par la suite, poètes, écrivains, compositeurs, peintres et sculpteurs s’approprient cette prétendue “légende allemande” pour en faire des centaines d’adaptations. La version la plus connue est sans doute le poème de Heinrich Heine, écrit en 1824 et mis en musique par Friedrich Silcher en 1837. Quand le niveau du Rhin est bas, on peut voir les récifs dangereux des “Sieben jungfrauen”. Selon une autre légende, sept jeunes femmes aux coeurs durs auraient été transformés en rochers.

Pfalzgrafenstein
Sur une île, un ancien château fort du 14ème siècle, était poste de douane.

Rhens
Les maisons à colombages de cette localité sont incroyablement “tordues” et tiennent debout. Impressionnantes ! Une belle fontaine trône sur la petite place du village. Beaucoup de fontaines mettent scène des personnages de ce type, dans pratiquement tous les villes de la région.

Rudesheim
De Rudesheim, on retiendra le monument “Niederwalddenkmal” érigé en 1883 pour commémorer l’unification de l’Allemagne en 1871. Haut de 37m, et situé à 225m au dessus du Rhin, il permet une belle vue panoramique sur la vallée. A ses pieds, un bas-relief en bronze réunit autour de l’Empereur Guillaume 1er, le chancelier Bismarck, les princes allemands, et les corps d’armée. Pour en savoir plus, lire ici : wiki

Sankt Goar et Rheinfels
Ville fondée au 6ème siècle par Saint Goar, Saint Goar constitua la plus forte place guerrière du Rhin. Le Burg Rheinfels fut construit en 1245 pour percevoir des droits de douane. Il fut détruit par les français en 1796…

Stozenfels
Construit au 13ème siècle, détruit par les français en 1689, ce vaste château fut reconstruit à grand renfort de créneaux pour Frédéric Guillaume IV en 1842, dans un style néogothique inspiré des manoirs anglais.




La Moselle

Escapade en Allemagne pendant quatre jours. Les journées furent bien remplies. La Vallée de la Moselle pour commencer, puis Coblence et la vallée du Rhin romantique.
Première étape, la Moselle.
Au cours des siècles, elle a dû venir à bout de bien des obstacles. Il en résulte des méandres et des détours idylliques, dont les bords offrent des kms de vignobles (Riesling, Elbling, etc.). Profitant des pentes escarpées, ce paysage fut aussi une situation privilégiée, sur le plan stratégique, pour la construction de châteaux, construits la plupart du temps par des vassaux du roi, contrairement à ceux du Rhin, construits par la noblesse. Malheureusement de nombreux châteaux furent détruits par Louis XIV au cours de la guerre de succession du Palatinat (1688-1697). Ils furent péniblement reconstruits et rénovés.
En dehors des châteaux, les villages présentent de très belles maisons à colombages, des enseignes magnifiques, des backereï aux somptueuses pâtisseries, des Metzgerei championnes d’Europe de la charcuterie. Sur la route d’innombrables Weingut (caves du célèbre vin de Moselle). Une véritable ambiance, malgré la météo maussade et parfois des témoins d’inondations sur les maisons, assez impressionnants !

Toutes les photos de cette partie du voyage sont ici, ou alors, par petits bouts dans les descriptions qui suivent !

Neumagen-Dhron
Des trouvailles archéologiques datant du temps des romains attestent du vignoble le plus ancien d’Allemagne. C’est en particulier ici que fut déterré le Weinschiff romain, qui avait été à l’origine la pierre tombale d’un négociant en vin. Cet exemplaire est une réplique, l’original est exposé au Musée régional rhénan de Trêves.

Bernkastel-Kues
Bernkastel-Kues est l’union de deux communes situées de part et d’autre de la Moselle. De jolis bâtiments à colombages, et sur la colline, les ruines du château de Landshut duquel une belle vue panoramique sur le méandre de la Moselle.

Erden Starckenburg Reil
La route traverse des villages typiquement mosellans, ponctuée de magnifiques vignobles, de cadrans solaires plaqués sur les rochers qui ont donné leur nom à des crus illustres : Wehlen, Zeltingen…

Zell
Ce n’est qu’en 1978 par la découverte de thermes que l’ont fut assuré de l’origine romaine du lieu. La tour Bachturm et la tour Pulverturm à créneaux sont les témoins de la fortification au Moyen âge de la ville. Sur une fontaine se trouve le signe des vignobles de Zell : le chat noir.

Marienburg
On ne voit pas le château, car en fait c’est la vue fantastique depuis ce château qui est intéressante. Des vignes sur des pentes incroyables, et des vignerons qui vendanges, et la moselle et le méandre autour de Punderich.

Beilstein et Burg Metternich
Découvrir la Moselle passe par Beilstein. Etroites ruelles tortueuses et entêtant parfum de vin émanant des vieilles voûtes. Surplombant la ville, les ruines du château Metternich offrent une vue étendue sur la vallée de la Moselle.

Cochem
Le château de Cochem a toujours fait l’objet de batailles jusqu’à ce que le roi Konrad III le déclare château impérial. Un négociant berlinois fit l’acquisition des ruines dévastées fin 17ème siècle et le fit reconstruire. Le château de Cochem est plus qu’un château. C’est le plus grand fort sur la colline de la Moselle. La ville s’offre à ses visiteurs au travers de ses places et rues animées. Maisons à colombages historiques, place du marché, hôtel de ville baroque sont des témoins de l’architecture médiévale.

Kobern-Gondorf
Au dessus de Kobern se trouvent deux ruines de château au milieu des vignobles. Il ne reste du château du haut et du château du bas que quelques pans de murs. Cependant la chapelle Mathias, se trouvant à Oberburg, a été entièrement rénovée et date de la fin de l’époque romane.

Alken et Thurant
Petit château au bord de la Moselle, Alken et les deux donjons du château de Thurant facilement reconnaissable, et la moselle dans ses méandres.





Défilé de Straiture

Creusé par l’érosion glacière, sur la commune de Ban-sur-Meurthe-Clefcy, à quelques centaines de mètres à l’ouest du Grand-Valtin, le Défilé de Straiture est classé site Natura 2000. Il abrite les plus grands et les plus beaux épicéas d’Europe, vieux de plus de deux siècles, pouvant mesurer jusqu’à 50 m de haut. Leurs cocottes étaient cueillies pour en récupérer les graines. Il est enfermé entre deux montagnes boisées, hautes de 1000 mètres, couvertes de roches granitiques de toutes formes et de toutes dimensions. On voit, d’un côté, une immense coulée de roches granitiques et, de l’autre, des sapins géants qui s’élancent sur les pentes à pic de la montagne.
Le 14 mai 2015, une tornade a dévasté une partie de la forêt, sur un km environ. Voir les photos ici.
Dans le défilé de Straiture se trouve la scierie du Lançoir, un ancien haut-fer hydraulique, inscrit aux Monuments historiques en 1997, seule scierie restant dans cette vallée, 14 autres ayant été incendiées lors de la 2ème guerre mondiale. Leur installations avaient été facilitées grâce à la Petite Meurthe, rivière de ce défilé. Cet été, il y avait des endroits où elle était à sec !



Petit Ballon

Le Petit Ballon est un ballon des Vosges, pas si petit que cela : 1272m (Grand Ballon 1424m). La petite route qui y accède est très sympa avec ses montées et ses virages. Le tour de France est passé par là en 2014, et Alberto Contador y chuta dans la descente ! Du sommet, qu’il faut grimper à pied par une pente très raide, au milieu des troupeaux en liberté, on a une vue circulaire de la chaine du Hohneck au Nord, et celle du Grand Ballon au Sud. Un peu en contre bas, se trouve le Steinberg que j’irai explorer une prochaine fois. Il parait qu’il y a des mégalithes, d’où sont nom : “montagne de pierre”.

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Vallée de la Lauch

La vallée de la Lauch est aussi appelée Florival (Florigeravallis : vallée des fleurs). On l’atteint en descendant du Markstein vers Guebwiller.
La Lauch, appelée aussi “rivière la vieille thur”, ou “canal des douze moulins”, prend sa source sur les pentes du massif du Breitfirst et du Lauchenkopf vers 1 200 m d’altitude, est longue de 46 kms et se jette dans l’Ill.
On commence la descente de la vallée par le barrage et le lac de la Lauch. La réalisation de ce lac de barrage a été confiée à l’ingénieur Buhler choisi sous la responsabilité de l’ingénieur H. Fecht, membre du ministerium du Reichland Elsass-Lothringen (Alsace-Lorraine annexée) entre 1889 et 1893. Ce lac (800 000 m3), et le lac du Ballon (1 060 000 m3) sont des réserves naturelles qui garantissent l’approvisionnement en eau du Florival.
Après m’être arrêtée à Lautenbach (et sa magnifique collégiale) et Buhl (belle église), me voilà dans le vallon de Murbach.
Depuis ce site sont visibles les deux hautes tours de grès du XIIème siècle, vestiges d’une célèbre abbaye romane fondée en 728. Sur la clé de voûte du porche d’entrée figurent les armes du prince-abbé : le lévrier d’argent surnommé autrefois le « chien de Murbach » par les habitants de la région. L’abbaye comptait parmi les plus riches et les plus influentes du Saint-Empire romain germanique.
Fin de la balade à Guebwiller, ville très tôt industrielle (1804, usine de Bary, fabrique de rubans de soie), patrie de Théodore Deck (céramiste célèbre pour avoir redécouvert le secret de fabrication du bleu persan, aussi appelé “bleu Deck”), et des frères Schlumberger (inventions liées à la géophysique et au pétrole). L’église Saint-Léger construite de 1182 à 1235 est construite en grès rose, comme presque tous les bâtiments de la région.

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Monastère de Brou

Le Monastère Royal de Brou est un ensemble architectural rare a été bâti à grands frais par la très puissante Marguerite d’Autriche duchesse de Savoie, gouvernante des Pays-Bas bourguignons, marraine et tante de Charles Quint. Elle fit édifier l’ensemble en mémoire de son troisième époux Philibert le beau et pour respecter le vœu fait par sa belle-mère Marguerite de Bourbon.
L’église du monastère fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862 !
Thomas Riboud (1755-1835), avocat lyonnais, député de l’Ain et membre du conseil des Cinq-Cents sauve l’ensemble de Brou de la destruction en le faisant déclarer « Monument national » par la Convention. Des fourrages et bottes de paille y furent stockés pour l’armée et à l’hiver 1793-94, le cloître abrite aussi le 1er Régiment de Hussards.
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