Guingamp

Au carrefour de l’Armor et de l’Argoat, Guingamp s’impose comme une des rares villes bretonnes proches de la côte, à ne pas se nicher au fond d’une ria. Guen gamp signifie « camp blanc » (camp favorable), nom qui évoque son emplacement dans une cuvette au doux climat marin, propice à la flânerie. Ce que j’ai fait 🙂 et qui a été très agréable pour découvrir le patrimoine très diversifié. Bon, je ne parle pas de foot ici, désolée…

Cliquer sur une photo pour voir la série


Saint-Brieuc

Une visite à Saint-Brieuc, préfecture des Côtes d’Armor, s’imposait.
La ville tient son nom du moine gallois Brioc (d’où le gentilé Briochin), Saint Brieuc, un des Sept saints fondateurs de la Bretagne.
Je n’ai pas été emballée, mis à part quelques belles maisons à colombages.
D’ailleurs, la rubrique économie de Wikipédia est assez claire : « La ville et ses environnements sont économiquement peu dynamiques et peu accueillants pour les entreprises ; le développement des infrastructures (par exemple, le faible déploiement de la fibre optique) ne favorisent pas l’essor économique et peu d’entreprises souhaitent s’implanter dans les Côtes-d’Armor et à Saint Brieuc en particulier. Symptôme de cette morosité, le centre-ville est l’un des plus désertés de France : les commerces y ferment en effet de plus en plus au fil des ans ».
Un bon point tout de même pour moi : Saint-Brieuc est l’une des rares grandes villes de Bretagne à ne pas avoir signé la charte Ya d’ar brezhoneg (Oui à la langue bretonne). Celle-ci vise à développer l’usage de la langue bretonne dans la vie quotidienne. Les lieux publics ne portent donc pas de signalétique bilingue ou en breton.

Cliquer sur la photo pour voir la série

Four à boulet

Les fours à boulets ont pour rôle de transformer en brûlots les navires ennemis, en l’occurrence, ceux des anglais. Ils ont été conçus par un ingénieur militaire sous Louis XIV et construits en 1794.
Fonctionnement de celui de la pointe du Roselier :
Le four en granite est situé sur une falaise au dessus de la mer.
Une vingtaine de boulets peuvent glisser sur le plan incliné constitué de 3 coulisses et entrer dans le four. Sur la face principale du four, 4 trous. A gauche, celui du haut sert à alimenter le feu en bois, celui du bas pour la ventilation. A droite celui du haut sert à surveiller la cuisson des boulets (2h30 de chauffe pour obtenir des boulets rouges – d’où l’expression tirer « à boulets rouges »), celui du bas pour la sortie du boulet et sa récupération.
Un canonnier saisit alors le boulet avec une « cuiller » et le porte à la batterie toute proche. Le canon ayant reçu préalablement une charge de poudre recouverte d’un bouchon de foin sec puis un autre de foin humide ou de goémon.
Il ne « restait plus qu’à » assurer la mise à feu… et essayer d’atteindre la cible !
D’autres informations sur d’autres types de fours sur wikipédia

Cette pratique était souvent mise en œuvre par des batteries côtières en raison du danger que représentait un four à bord d’un navire.
Elle pouvait dissuader les navires de s’approcher des côtes, plus par la menace qu’elle représentait que par son efficacité réelle, compte tenu de la faible précision de l’artillerie de l’époque. Au point que le général Bernadotte affirmait que la fumée d’un four à boulets aperçu au loin par un navire de guerre pouvait suffire pour le dissuader d’approcher des côtes.

Cliquer sur une photo pour voir la série

Les coulisses

La façade principale

Les quatre trous et la goulotte de sortie

Loguivy lès Lannion

L’église, nichée dans un théâtre de verdure date du XVème siècle. Pour accéder au clocher, il faut emprunter l’escalier construit sur le rampant du toit !
Il y a 3 fontaines dans ce village (je n’en ai pas vu beaucoup au cours de mon voyage…)
Celle de Saint Ivy, au bord du Léguer avait des vertus miraculeuses. On l’invoquait lors des coliques des jeunes enfants. Leur chemise était jetée dans le bassin de la fontaine. Si les manches flottaient, la guérison était assurée.

Cliquer sur une photo pour voir la série

Pointe de Plestin

Entre l’estuaire du Douron, qui sépare Plestin-les-Grèves de Locquirec, et la « Lieue de Grève », la Corniche de Plestin alterne falaises et criques.
Plestin est citée pour sa participation à la Révolte des Bonnets rouges survenue en 1675 en Bretagne. L’un de ses habitants fut « excepté » de l’amnistie royale de 1676.
Le bourg de Plestin n’est pas en situation littorale. C’est d’ailleurs une caractéristique commune à de nombreuses paroisses anciennes de la région comme Guimaëc, Plougasnou, Ploumilliau, Ploulec’h, etc., probablement par crainte des pirates saxons les « plous » (appellatif toponymique préfixé d’origine bretonne qui a pour sens « communauté » puis, par extension, « paroisse ») se sont établis à une certaine distance de la côte, mais situé sur un plateau, à plus d’un kilomètre de la mer.

Cliquer sur une photo pour voir la série

Anse de Pors Scaff

Au fond de l’anse de Pors-Scaff, une belle petite plage s’offre au regard du visiteur. Les grands blocs de granit l’entourant donnent à l’endroit un aspect sauvage, voire mystérieux. Le site a su conserver un caractère authentique. Au large, on aperçoit l’Ile Tomé et l’Archipel des Sept-Iles.
Images cartes postales ! un régal.

Cliquer sur une photo pour voir la série

ND de Pendréo

Un peu à l’écart de Belle Isle en Terre, une chapelle et une fontaine.
L’édifice actuel date des XVème et XVIème siècles. Elle serait la chapelle d’un monastère de moines templiers. Connue sous le nom de Notre-Dame de Pendréo (Notre-Dame de la Coqueluche), on y venait implorer la Vierge pour la guérison des enfants souffrant de cette maladie (mortelle à l’époque), ceci avant de se rendre à la fontaine miraculeuse située à quelques arpents sur un autre tertre, dans laquelle on aurait baigné les enfants malades. Mais de mémoire des vieux sages, on se contentait de puiser l’eau qu’on donnait ensuite à boire. Pour finir, les Saints Guérisseurs ont cédé le pas à la Médecine !

Cliquer sur une photo pour voir la série

Allée couverte de Crec’h Quillé

Juste à côté de chez moi, au bout d’un petit chemin bordé de rhododendrons, voilà la découverte d’une allée couverte.
Il s’agit d’un dolmen démesurément long composé d’une chambre unique. Son plan correspond à celui d’un long couloir. L’allée est extrêmement longue, alors que sa largeur et sa hauteur de voûte sont faibles. Elle est généralement divisée en deux parties d’inégales longueur par une dalle transversale séparant la chambre de l’anti-chambre. L’entrée est toujours située dans l’axe du monument. Selon la longueur totale de l’édifice, l’allée est recouverte, de une à plusieurs tables horizontales.
L’allée couverte de Crec’h Quillé fait 30 mètres de long, comporte 22 piliers et 2 dalles de couverture.

Cliquer sur une photo pour voir la série

L’entrée de la tombe se fait par le côté

Une des deux dalles de couverture

Menhir de Saint-Uzec

Le menhir de Saint-Uzec fur érigé entre 5000 et 4000 ans avant Jésus Christ. Il mesure un eu plus de 7,5m. Sa christianisation (les sculptures et la croix sommitale) remonte au XVIIème siècle. Effectuée par le Père Maunoir en 1674, prédicateur jésuite, à qui l’on doit la destruction de plusieurs mégalithes…
L’histoire est un éternel recommencement 🙁

Cliquer sur une photo pour voir la série