Pré de Mme Carle

Lors de l’optimum climatique médiéval (réchauffement climatique de l’an mil), le climat plus clément permet la formation d’un important alpage qui fut même habité. Cette prairie est mentionnée en 1505 dans des biens donnés par Louis XII au président du parlement du Dauphiné, Geoffroy Carle; sa femme qui hérite du lieu à la mort de son mari est à l’origine du toponyme actuel.
Un peu de géologie… Au Dryas, un maximum glaciaire permet aux glaciers Noir et Blanc de descendre plus en aval sur quelques centaines de mètres dans la vallée de la Vallouise. À leur retrait, leur moraine frontale située au niveau du pont du Ban constitue un barrage naturel qui retient en amont un lac proglaciaire. Celui-ci va se combler peu à peu par les matériaux charriés par les torrents glaciaires et constituer ainsi le pré de Madame Carle.
En septembre, ce lieu est presque désert, mais en été il paraît qu’il y a un monde fou, à tel point que le parking est payant 🙁

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Le pré !

Le Glacier Blanc

Vue aval

Coulée de boue à Névache

Juin 2019, juillet 2019, de violents orages ont provoqué des coulées de boue dans la Vallée de la Clarée.
3 mois après, nous en avons découvert les traces. La forêt semble engluée, les arbres ont été écorcés par le passage de la coulée, certains sont morts, d’autres sont encore debout mais tordus, le lit du torrent a été dévié, des tonnes de matériaux ont du être dégagés pour libérer les villages et les routes. Indescriptible et impressionnant !

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Une fois n’est pas coutume. La voiture est là pour faire « échelle »

La coulée a recouvert le sol de la forêt

Les arbres écorcés sont écrasés à terre

Névache

La commune de Névache est sur la frontière italienne. Elle est traversée par le 45e parallèle nord, et de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l’équateur terrestre (évidemment !) environ 5 000 km.

Vieux village, vieille église, cadrans solaires, etc. et ne petite halte gourmande bien sympa !

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Vallée de la Clarée

La vallée de la Clarée, située dans les Hautes-Alpes, proche de Montgenèvre et Briançon et collée à la frontière franco-italienne, est un site naturel classé, proposant des paysages exceptionnels, une nature et un patrimoine préservés. Elle est traversée par la Clarée. Entre 1 400 et 2 000 m, la vallée, très enneigée l’hiver, est un patchwork d’alpages et de forêts de mélèzes.
Promenade reposante dans ce lieu bucolique

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Au pont du Moutet, vue amont, Pointe des Béraudes (2837m) et Pointe des Cerces (3098m)

Au pont du Moutet, vue aval

Cascade

Le Parpaillon

Le col se trouve à 2 783 mètres d’altitude et n’est franchi que par un ancien chemin non entretenu. La route reliant Crévoux (Hautes-Alpes) à la Condamine-Châtelard (Alpes-de-Haute-Provence), non goudronnée dans sa partie haute et non déneigée en hiver, passe par un tunnel long de 520 mètres situé à l’aplomb du col, entre 2 643 et 2 637 mètres d’altitude.
La route du Parpaillon a toujours été considérée comme d’importance stratégique. De 1692 à 1694, Catinat fit établir, par le général d’Usson, un chemin praticable à l’artillerie. La route actuelle, passant par le tunnel, a été construite par le génie militaire entre 1891 et 1900, afin d’assurer une liaison vers l’arrière pour le fort de Tournoux situé en haute Ubaye (Ligne Maginot).
Lors de la Seconde Guerre mondiale, 500 républicains espagnols réfugiés en France en 1939 furent réquisitionnés pour participer à la rénovation de la route. Au bord de la route côté Crévoux on trouve encore une « cabane des Espagnols » datant de cette époque.

Arrivés au tunnel après 20kms de piste cahoteuse, escalade du col proprement dit, dans les cailloux ou plutôt les flyschs (dépôt sédimentaire détritique) et les flyschs à helminthoïdes (dernières photos de la série). Ceux-ci se se caractérisent par des pistes serpentiformes. Contrairement à quelques fossiles exceptionnels comme les pistes de limule, on ne connait pas l’animal responsable de ces pistes malgré leur très grande abondance.
Le panorama est à couper le souffle. Le col marque la limite entre les deux départements et la descente se fait à nouveau par 20kms de piste cahoteuse.

Une journée inoubliable. Merci à mon guide particulier !

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Le Col, versant Hautes-Alpes

Le Col versant Alpes de Haute Provence

Flysch à Helminthoïdes

Papillons

Avec les plantes, découverte également des papillons, évidement ! Tout aussi difficiles à identifier. Mais un passionné m’assiste dans cette tâche. Merci à lui.
Et parmi ces papillons, certains assez difficiles à observer, parait-il, comme le ramoneur et l’apollon. Quel enchantement !

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Ramoneur (odezia atrata) sur une Rhinanthe hirsute ou crête de coq

Grand Apollon (il pleuvait, il n’a pas voulu ouvrir ses ailes…)

Géomètre à barreaux (Chiasmia clathrata)

Botanique

Me voilà rentrée chez moi, après une semaine riche en découvertes botaniques dans les prairies fleuries des Hautes Alpes.
J’ai découvert la diversité floristique de ces prairies et la difficulté de la reconnaissance botanique. Bien que chaque plante ait été photographiée (sans oublier les feuilles), il a fallu la consultation de plusieurs bouquins, et du net, pour lui trouver un nom. Parfois il a fallu se décider entre plusieurs possibilités. Si vous relevez des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part !

Bonnes découvertes en cliquant sur les photos pour voir la série.

Centaurée des alpes ou bleuet de montagne

Renoncules des glaciers

Trolles d’Europe

Bouquetins

Le but de la journée à Maljasset était la découverte des bouquetins sauvages. Une question nous habitait : vont-ils se montrer ? Notre guide attentionné était confiant. Si on n’en voit pas, je déménage, nous dit-il ! Après un petit temps de balade, en voilà 2 sur le chemin, puis 5, puis 10, puis un groupe d’environ 60 mâles. Extraodinaire !
Nous sommes restés là à les observer pendant un long moment, et nous avons même discrètement sorti le pique nique à côté d’eux. Puis ils sont remontés brouter l’herbe des prairies un peu plus haut.
Journée inoubliable sur tous les plans : découverte de ces animaux, paysages magnifiques, beau temps, coups de soleil !

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