Les valleuses

Pour ceux qui ne suivent pas, je répète ce que j’ai déjà dit… Une valleuse est une dépression du terrain permettant l’accès à la mer. Sur le reste de la côte, cet accès est empêché par la hauteur des falaises crayeuses.

Aujourd’hui, j’ai pris la petite route qui suit la côte. Je suis donc descendue dans les petites valleuses, puis remontée sur le plateau, puis descente, etc. Ainsi j’ai vu les valleuses inhabitées, car trop petites ou étroites ou pentues.

Sur le plateau, les villages présentent de jolies maisons bourgeoises, bien situées face à la mer.

Croisé au hasard de ces routes, le château de Sassetot le Mauconduit du 18ème, dans lequel Sissi l’Impératrice a séjourné en 1875

Cliquer sur une photo pour voir la série

Saint Valery en Caux

C’est un port de pêche (j’ai vu) et de cabotage (j’ai vu aussi…) ainsi qu’une station balnéaire fréquentée.

Grâce à un remarquable travail de restauration achevé en 1992, la Maison Henri IV (parce qu’il y a séjourné) a aujourd’hui retrouvé son lustre d’antan. Elle est le témoignage vivant de la période Renaissance en Normandie, de l’épopée des grands découvreurs et la fierté de la ville de Saint-Valéry-en-Caux.

Sur la falaise, un monument a été érigé en mémoire de Costes et Bellonte qui ont effectué la première traversée aérienne de l’Atlantique, Paris-New York, en 1930

Cliquer sur une photo pour voir la série

Le Havre

Exemple remarquable de l’architecture et de l’urbanisme de l’après guerre, le centre ville reconstruit par Auguste Perret est inscrit depuis 2005 au Patrimoine mondial de l’humanité.

2 bâtiments verticaux rompent les lignes horizontales des bâtiments assez uniformes. l’hôtel de ville et l’église Saint Joseph. Véritable phare, vu de la mer, ce bâtiment entièrement construit en béton, est assez surprenant. 12 700 carreaux de verre animent les façades et le clocher haut de 107m. Je m’étais dit : bof, je ne vais pas y aller… Mais je ne me suis pas écoutée et je n’ai pas regretté !

L’oeuvre de Vincent Ganivet, « Catène de containers », réalisée pour les 500 ans du Havre, est devenue l’emblème de la ville.

Cliquer sur une photo pour voir la série

Etretat

La photo des livres d’école… La voilà… Etretat, ses falaises de craie blanche, la Porte d’Aval et l’Aiguille creuse.

Une partie de cette falaise s’est écroulée le 4 février 2018. On en voit encore la trace, plus colorée que le blanc/gris de l’ensemble. Même si les éboulements de falaises sont courants sur la côte seinomarine, le spectacle doit être impressionnant, comme sur cette vidéo que j’ai trouvé sur le net. Vaut mieux ne pas être à proximité.

En face, le monument à la mémoire de Nungesser et Coli destiné à rappeler que leur « Oiseau Blanc » quitta le sol de France pour la première liaison transatlantique à Etretat le 8 mai 1927, et a disparu.

Cliquer sur une photo pour voir la série

Eu

Rien ne subsiste du château où Guillaume, le futur Conquérant, et Mathilde de Flandre se marièrent en 1050, car Louis XII le fit raser en 1475.

Henri de Guise et Catherine de Clèves ont commencé la construction de ce nouveau château en 1578.

Il deviendra une des résidences favorites de Louis Philippe.

C’est le glorieux passé de cette ville connue des cruciverbistes, familiers de la définition « Ville de la vallée de la Bresle ».

Cliquer sur une photo pour voir la série
Le château Détail de façade de brique et silex Détail d’un trottoir en silex

Le Tréport

Petit port de pêche devenu station balnéaire, ce lieu est plébiscité pour sa proximité avec Paris.

Autrefois il existait des ramasseurs de galets. Pendant une trentaine d’année, l’un des derniers a sélectionné à la main sur la grève, avec l’aide de sa femme et de son cheval, jusqu’à 4 tonnes de galets par jour. Le débouché principal était certaines industries chargées du broyage, concassage et malaxage. Le galet de silex marin compte parmi les minéraux les plus durs après le diamants.

Les maisons présentent parfois des parements en galets éclatés, mêlés à la brique. Les trottoirs des villes et villages sont aussi faits de ces galets par endroits (quelques photos viendront plus tard).

Cliquer sur une photo pour voir la série

Rouen

Rouen, la ville où Jeanne d’Arc a été brulée. Parfois on se croirait en Lorraine, tant son histoire y est rappelée. Rues, bars, église, spécialités culinaires (les macarons de Jeanne d’Arc !!!), bref tout est prétexte à se rappeler de la bergère. Sur la place du Vieux Marché, l’Eglise Sainte Jeanne d’Arc, moderne à l’architecture assez audacieuse, a été consacrée en 1979. Son aspect évoque à la fois un bateau viking et un poisson. C’est sur cette Place que Jeanne a été suppliciée et brulée. Une grande Croix marque l’emplacement du bûcher et des vestiges au sol celui des juges et autres personnages qui l’ont jugée.

Les photos vous montreront également tous les autres aspects de cette belle ville aux maisons à colombages et églises gothiques somptueuses dont la célèbre cathédrale.

Cliquer sur la photo pour voir la série