Plateau des Glières

Depuis plus d’un millénaire, les Glières constituent un site privilégié pour l’activité agro-pastorale. Aujourd’hui, l’estivage des troupeaux a succédé à une vie permanente d’agriculteurs. Avec près de 2800 hectares d’alpages et un chargement remarquable en bétail, le Plateau représente un lieu emblématique des productions fromagères de qualité pour le département.

Le Plateau des Glières est aussi un espace d’activités d’hiver avec un domaine de ski nordique de 28 km de pistes, et d’été avec un réseau de 50 km de sentiers entre alpages et forêts.

Enfin, le Plateau est un lieu de mémoire.
Extrait du site www.glieres-resistance.org qui décrit très bien le lieu, et sur lequel vous pourrez lire la suite.
« … Depuis les événements qui ont mis fin au maquis sur le Plateau des Glières, entre janvier et mars 1944, … le Plateau des Glières, … était retourné à sa vocation traditionnelle, c’est-à-dire un lieu d’alpage occupé l’été par les paysans des vallées voisines qui montaient leurs troupeaux par des chemins malaisés. L’ouverture de la route en 1967, passant par Usillon, allait modifier complètement la vie de cet espace et permettre à une foule de plus en plus grande de connaître ce lieu où de jeunes maquisards venant de différents maquis de la Haute-Savoie s’étaient réunis pour recevoir les armes de la liberté parachutées par l’aviation alliée…. »

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Le plateau

Le mémorial dont voici une interprétation trouvé aussi sur le site précédent :
« … C’est une sculpture sans épaisseur, un bas-relief qui aurait été démesurément agrandi sur un fond de nature, se détachant par sa masse blanche sur le reste du paysage. Une forme simple qui nous montre dans sa grande évidence l’astre solaire en équilibre instable sur une diagonale qui se perd dans le bleu du ciel. Le ciel, c’est d’abord cet immense espace qui nous aspire , nous redresse et nous élève. La sculpture est faite pour qu’on s’élève. L’autre branche de ce V tronqué s’arrête prématurément, comme pour éviter tout retour en arrière à ce cercle qui hésite dans sa trajectoire… »

Pointe d’Andey

Aller hop… aujourd’hui, randonnée pour grimper en haut de la Pointe d’Andey. Assez fière d’y être arrivée ! Et super récompense à l’arrivée : des panoramas 360° sur la vallée de l’Arve, de Cluses au Léman.

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Vue Nord Ouest, au fond le Jura, devant le Mont Salève, tout à droite le Mole, Bonneville au pied, l’Arve qui va se jeter dans le Rhône à la sortie du Léman qu’on devine au pied du Jura.

Vue Nord Est, au fond dans la brume la chaîne du Mont Buet et du Fer à Cheval, Cluses dans la vallée de l’Arve, à droite le début de la chaîne du Bargy.

Vue Sud, la fin de la chaîne du Bargy, les Rochers de Leschaux, et la Vallée du Borne (Petit Bornand) qui mène à La Clusaz. En avant, le plateau de Solaison, d’où je suis partie à pied 🙂

Morgins

Au bout de la Vallée d’Abondance et son célèbre fromage, se trouve la non moins célèbre station de ski de Châtel. Et ensuite… c’est la Suisse. J’ai donc poursuivi jusqu’au premier village nommé Morgins pour voir de plus près la barre des Dents du Midi qu’on voit d’assez loin.
Et dans cette bourgade je suis « tombée » sur l’église et son étonnant Carillon de la Paix dont la Cloche du Jubilé a été bénie par le Pape Jean Paul II à Rome. Le site du village vous en fera savoir plus sur cet instrument de musique en plein air.

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Entre la Côte d’Arbroz et Mieussy

Retour par la partie Sud du tour du Roc d’Enfer. La route passe par des cols dignes de ceux du Tour de France, mais moins connus. Col de l’Encrenaz, Col de la Savolière, Le Praz de Lys, Col de la Ramaz (dénivelé 960m). A chaque fois, des paysages grandioses et des villages au clochers de cuivre.

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Col de la Ramaz, côté Le Praz de Lys

Au col de la Ramaz

Vue de Sommand

De Montriond à La Forclaz

Un peu d’hydrographie en Chablais ? La Dranse est issue de la réunion de trois rivières de montagne provenant des monts du Haut-Chablais : à l’est, la Dranse d’Abondance qui irrigue le Val d’Abondance et Châtel, au sud, la Dranse de Morzine qui traverse Morzine, Saint-Jean-d’Aulps et les Gorges du Pont-du-Diable, à l’ouest, le Brevon, aussi appelé Dranse de Bellevaux qui vient du Roc d’Enfer. La Dranse se jette dans le lac Léman en formant un delta.
Me voilà donc au sud, sur le cours de la Dranse de Morzine. Une petite pause au lac de Montriond, et un arrêt à l’abbaye en ruine de ND d’Aulps. En Haute-savoie, on ne prononce jamais les dernières lettres des mots. On dit « samoin », « chamoni », et parfois même quand c’est trop compliqué, on ne prononce pas plusieurs lettres comme ici Aulps se prononce « o ».
Tout ceci expliqué par le guide des Gorges du Pont Du diable, bel exemple d’érosion dans les préalpes calcaires du Chablais. La légende de ce lieu raconte que, suite à un pacte, le Diable aurait accepté de construire un pont en échange de la première âme qui le franchirait. Le pont de pierre réalisé, les paysans, plutôt malins, y firent traverser une chèvre en premier !

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Le Lac de Montriond et au fond, le Roc d’Enfer 2243m

L’Abbaye ND d’Aulps

Les Gorges du Pont du Diable

Samoëns et cirque du Fer à Cheval

J’y étais déjà allée en hiver. Cette fois ci c’est la version été. Le site de la Mairie de Samoëns décrit très bien cette station traversée par le Giffre. Par la télécabine, je suis montée au plateau des Saix qui domine la ville et offre un point de vue 360° sur les montagnes alentour. Les parapentistes y étaient nombreux. Cet endroit magnifique est malheureusement défiguré par la construction d’un énorme complexe touristique.
J’ai poursuivi ma route jusque Sixt et le Cirque du Fer à cheval. C’est un cirque naturel avec des parois de 500 à 700 m de hauteur, couronné par des sommets approchant 3 000 mètres d’altitude. Plus de trente cascades jaillissent de ses falaises et de ses névés. Ressemblant à Gavarnie en plus petit 🙂
Fin de la balade par la Cascade du Rouget. Appelée aussi « La Reine des Alpes », la cascade du Rouget est la plus prestigieuse des cascades sizères (de Sixt Fer à Cheval). Formée de 2 ressauts, elle jaillit sur plus de quatre-vingt mètres de haut. Les traditions populaires lui ont attribué des vertus de virilité et de fécondité à tel point que les anciens offrent encore un flacon de cette eau aux jeunes mariés, sans que les qualités de cette eau aient jamais été avérées.

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Thonon les Bains et alentour

Et me voilà repartie en Haute-Savoie ! Petit circuit par la vallée verte, le col du Cou, Allinges et ses châteaux, Thonon les Bains, Bellevaux et la vallon de la chèvrerie.
A Allinges, découverte de cette colline qui surplombe le Lac Léman, fortifiée depuis le 10ème siècle et couronnée de deux repaires féodaux : le château appartenant aux Comtes de Savoie et à « 150 pas au Nord », celui tenu par les sires de Faucigny. Après des luttes épiques, les châteaux furent réunis en 1355 sous la bannière à croix blanche.
Flanerie à Thonon les Bains, ville thermale. Des belvédères s’alignent le long des terrasses, et permettent des vues panoramiques sur le Léman. Au centre de la Place du château, la statue du Général d’empire Dessaix. Et sur la place de l’hôtel de Ville, se trouve le km zéro de la Route des Grandes Alpes.
Retour par la vallée du Brevon

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Le château des Allinges

Le Léman à Thonon

Le Général Dessaix

La source du Danube

Le Danube est formé de deux ruisseaux descendant de la Forêt-Noire, la Breg et la Brigach. La Breg prend sa source près de Furtwangen im Schwarzwald, à 1 078 mètres d’altitude. Ayant un parcours plus long, sa source, qui ne se situe qu’à cent mètres de la ligne de partage des eaux du bassin du Rhin, est considérée comme la source géographique du Danube. Les deux ruisseaux se réunissent à Donaueschingen où, dans le parc du château, se trouve la fontaine monumentale du XIXe siècle, dite « Donauquelle », symbolisant la source officielle, ce que rappelle la rengaine scolaire « Brigach und Breg bringen die Donau zu Weg » (« Le Brigach et la Breg mettent le Danube en route »), ce qui équivaut au proverbe français « les petits ruisseaux font les grandes rivières ».

Petite balade sympa dans cette ville où se trouve le château de Fürstenberg.

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La source

Rottweil

2ème étape : Rottweil !
À l’époque romaine, des mâtins, ancêtres de nos rottweilers d’aujourd’hui, gardent le bétail destiné à nourrir les légionnaires pendant les grandes campagnes militaires. Une fois les Alpes passées, les Romains progressent jusqu’en Germanie, où ils installent des garnisons, notamment à Rottweil, dans la région du Wurtemberg. Au Moyen Âge, Rottweil devient une ville très prospère, avec une forte activité commerciale. C’est à ce moment que l’on retrouve l’ancêtre du rottweiler sous le nom de metzgerhund (littéralement « chien de boucher »), parce qu’à l’époque il accompagne justement les bouchers, faisant office de bouvier (garde et conduite des bœufs) et de chiens de garde pour les maîtres.
Voilà pour la petite histoire pour comprendre la première photo… car il est devenu l’emblême de la ville.
Le centre médiéval de Rottweil, avec ses fontaines et ses maisons bourgeoises aux fenêtres en saillie (oriels) alignées à la manière suisse, est presque sans égal et présente une image pittoresque unique de ce que pouvait être une ville bourgeoise au Moyen Âge. Bien que la plupart des fortifications fussent démontées au cours des âges, la tour à poudre, la porte noire et le pont-haut évoquent une cité médiévale bien conservée.
Le plafond de l’église des Dominicains (Dominkanerkirche) représente une fresque unique en son genre : la mort du Maréchal Guébriant durant le siège des troupes de Louis XIII devant la ville vers la fin de la guerre de trente ans (1640). Une chanson enfantine datant de cette époque évoque le Maréchal ayant « perdu ses tripes » devant Rottweil. En fait, il mourut de ses blessures dans un hôtel de la ville. La guerre de trente ans fut le début de la fin de Rottweil en tant que Ville Franche, elle fut intégrée dans le Royaume du Wurtemberg (Württemberg) en 1802 après la Recès d’Empire.
Il y a toujours un bout d’histoire de France partout en Europe…

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Version moderne du Rotwweiler

La porte noire

Détail d’un oriel, parmi d’autres