Les Antiques de Saint Remy de Provence

À l’entrée du site de Glanum, de l’autre côté de la route départementale, on aperçoit le cénotaphe des Iulii (dit à tort mausolée) et l’Arc de triomphe de Glanum, voisin de quelques mètres, qu’on appelle traditionnellement les « Antiques de Saint-Rémy-de-Provence ». Leur situation au flanc des Alpilles et leur état de conservation leur ont assuré une célébrité bien antérieure à la redécouverte tardive de la ville de Glanum.
Le Mausolée est un des monuments funéraire le mieux conservé du monde romain. Haut de 17m, il fut édifié en 20 avt JC par les descendants d’un notable local qui s’était engagé dans les armées de César et s’y était illustré pour recevoir, avec la citoyenneté romaine, le même nom que le dictateur Julius.
L’Arc Municipal matérialise la limite de l’espace urbain et commémore par ses reliefs, la gloire de Rome et le triste sort de ceux qui se sont opposé à la tutelle de Rome.

Pour voir la série, cliquer sur les photos.


Saint-Rémy et Van Gogh

Vincent van Gogh arrive le 8 mai 1889 à Saint-Rémy de Provence, en provenance d’Arles, pour être « interné », à sa demande, à l’Asile Saint-Paul de Mausole. Fasciné par la qualité de la lumière et l’ardente beauté des paysages qu’il découvre à Saint-Rémy. Très inspiré, heureux et soulagé de trouver enfin une ambiance sereine et compréhensive auprès des religieuses et du personnel qui l’accueillent, il réalise près de 150 peintures et de nombreux dessins en l’espace d’un an (Les iris, La méridienne, La nuit étoilé, Autoportrait…). Cette période Saint-Rémoise est considérée comme majeure dans l’œuvre de Vincent Van Gogh.
Le fait que Vincent Van Gogh puisse sortir facilement de l’Hospice Saint Paul pour aller peindre, démontre la considération dont il bénéficiait de la part du personnel médical et des sœurs de Saint-Paul de Mausole, à une époque où la psychiatrie relevait pourtant de méthodes médicales quasiment carcérales.
Aujourd’hui, l’établissement St Paul de Mausole propose, parmi d’autres soins, l’arthérapie avec l’association Valetudo (nom de la déesse romaine vénérée à Glanum) qui expose en permanence les dernières œuvres des malades.

Pour voir la série, avec les reproductions des tableaux, cliquer sur les photos.


Glanum

Glanon est une cité grecque vouée à un dieu guérisseur, avant d’être le Glanum cité antique de l’empire romain, sur la commune de Saint-Rémy-de-Provence dans les Bouches-du-Rhône. Elle a connu son apogée à l’époque du premier empereur romain Auguste. Son développement s’est appuyé sur la protection des reliefs des Alpilles, la présence d’une source (sacrée) et le voisinage de la Voie Domitienne.
La période de prospérité de la ville s’arrête avec sa mise à sac lors des invasions barbares qui secouent la Gaule pendant la seconde moitié du IIIème siècle. Saccagée aux alentours de 270, la ville est alors abandonnée, ses pierres utilisées pour construire ce qui deviendra la ville de Saint-Rémy-de-Provence. Les vestiges de Glanum disparurent sous les alluvions s’écoulant des Alpilles voisines. Elle fut redécouverte par les archéologues au XXème siècle.
La troisième photo est un escalier salyen. Les Salyens ou Salluviens (parfois aussi orthographié Salliens ; en latin Salluvii) sont une fédération de peuples du midi de la France, qui réunissait les habitants des Bouches-du-Rhône, d’une partie du Vaucluse, du Var et des Alpes-de-Haute-Provence à la fin de la protohistoire. Cette « alliance » comprenait les Gaulois établis entre le fleuve Var, le Luberon et le Rhône. Elle constituait vraisemblablement l’entité la plus importante de Provence au IIe siècle av. J.-C., jusqu’à la conquête romaine de la Narbonnaise.

Pour voir la série, cliquer sur les photos.


Saintes Maries et Aigues-Mortes

Visite de ces deux sites ce jour. Grosse déception aux Saintes Maries de la Mer. Très bétonnée, déserte et l’absence du soleil n’arrangeait pas la situation ! Je n’en dirai donc pas plus.
Par contre Aigues-Mortes était agréable à redécouvrir. Saint-Louis et les croisades sont omniprésents. En effet, les remparts d’Aigues-Mortes ont été construits par Saint Louis (révision : c’est aussi Louis IX !). Dès le début de son règne, il souhaite se doter d’un débouché sur la Méditerranée : c’est dans ce contexte qu’il fait construire le port d’Aigues-Mortes. C’est de là qu’il partira deux fois pour les Croisades : la septième croisade en 1248 et la huitième croisade en 1270 pour Tunis, où il meurt de dysenterie. Une relique est conservée dans l’église.
Au début du XVe siècle, d’importants travaux sont entrepris pour faciliter l’accès d’Aigues-Mortes à la mer. Un port est creusé à l’aplomb de la Tour de Constance. Celui-ci perd son importance, dès 1481, lorsque la Provence et Marseille sont rattachés au royaume de France. Seule l’exploitation du sel incite François Ier, en 1532, à faire relier les salins d’Aigues-Mortes à la mer. Mais ce chenal, dit Grau-Henri, s’ensable à son tour. L’ouverture, en 1752, du Grau-du-Roi résout pour un temps le problème. Celui-ci trouve enfin une solution, en 1806, en transformant Aigues-Mortes en port fluvial grâce au Canal du Rhône à Sète.

Pour voir la série, cliquer sur les photos.


La Crau et l’embouchure du Rhone

Légendes sur la Crau (c’est beau les légendes !)
Les auteurs antiques ont été frappés par le caractère particulier de ce « champ des cailloux », infinité de pierres polies comme des galets, de forme et de taille semblables. Strabon rapporte à son sujet plusieurs théories ; selon Aristote, ces pierres auraient été vomies à la surface du sol par quelque tremblement de terre, selon Posidonius, il s’agissait d’un ancien lac dont l’eau se serait solidifiée puis disloquée, enfin, Eschyle, jugeant le phénomène inexplicable, forgea une légende où Hercule, à cours de flèches dans un combat contre des Ligyens, reçut l’aide de Jupiter qui provoqua une grêle de cailloux arrondis qui servirent de projectiles.
Pour lire des données plus scientifiques sur cette Crau, allez voir wiki

Plus loin, je voulais voir l’embouchure du Rhône. Du coup, je me suis arrêtée à Port-Saint-Louis-du-Rhône
Rattaché au port autonome de Marseille, le bassin de Port-Saint-Louis-du-Rhône, créé en 1871, reçoit aussi bien les navires de mer que les barges empruntant le Rhône. Grâce à son écluse et au canal grand gabarit Fos-Rhône, il est le point clé des trafics fluvial et fluvio-maritime entre l’Europe et la Méditerranée, accueillant hydrocarbures, produits chimiques liquides, bois et vins.

La tour Saint-Louis est édifiée en 1737 par l’ingénieur militaire Mareschal, par ailleurs architecte de la cathédrale Saint-Christophe de Belfort, des jardins de la Fontaine à Nîmes ou encore de l’ancien théâtre de Montpellier.

La création d’un port à l’embouchure du Rhône découle en grande partie des contraintes de la géographie pesant sur les besoins économiques. Le Rhône étant infranchissable aux navires autres que ceux à très faible tirant d’eau, le contournement de la bouche du bras principal est indispensable. Le canal des fosses mariennes (102/103 av. J.-C.) et le canal d’Arles à Bouc (1834) participaient déjà de cette idée. À partir du XVIIe siècle, les tentatives ont consisté à corriger l’embouchure en endiguant le fleuve pour créer un effet de chasse d’eau. Le souci était également de maîtriser les divagations du fleuve qui a changé plusieurs fois de parcours ainsi que l’attestent l’histoire et la géologie.

Pour voir la série, cliquer sur les photos.


La Camargue

La Camargue forme un triangle de 150 000 hectares dont les pointes sont Arles, Le Grau-du-Roi et Fos-sur-Mer. Elle comprend principalement le delta du Rhône.
Le delta comprend deux zones. Au nord, une Camargue fluvio-lacustre dominée par l’eau douce. Un système d’irrigation y a été construit au fil des siècles, permettant l’agriculture et notamment la riziculture. Au sud se trouve une Camargue laguno-marine façonnée par les incursions de la mer et sous l’emprise du sel : on y trouve les marais salants de Salin-de-Giraud et d’Aigues-Mortes. Entre le nord et le sud, l’étang de Vaccarès et ses marais périphériques forment une zone de transition.
La Camargue abrite un patrimoine vivant exceptionnel et accueille de nombreuses espèces animales et végétales. La région est une halte migratoire pour les canards et les oiseaux d’eau : on recense 150 000 individus en transit chaque année. De nombreux canards hivernent notamment sur l’étang de Vaccarès. En été, on compte jusqu’à 30 000 flamants roses : la Camargue est le seul lieu annuel de reproduction en Europe pour cet animal. La Camargue est également connue pour ses moustiques : on en dénombre 40 espèces !
Dans ma journée de balade, j’ai vu le Grand Rhône, le Petit Rhône, des rizières, des marais salants, des chevaux, des taureaux, des canards, des flamands roses et la mer d’où un bon bol d’air ! Pas mal, non ?

Pour voir la série, cliquer sur les photos.


Aqueduc romain

Il s’agit de ruines de deux aqueducs gallo-romains jumelés. L’un alimentait Arles en eau d’Eygalières. L’autre actionnait une vaste meunerie hydraulique construite sur le flanc sud de la colline. Il constitue un des rares exemples de bâtiments industriels romains qui nous soient parvenus, et cet ensemble a été qualifié comme « La plus grande concentration connue de puissance mécanique du monde antique ».
A la fin de la journée, passage par le moulin de Daudet et la chapelle Saint Gabriel.

Pour voir la série, cliquer sur les photos.


Montmajour

Aux portes d’Arles, sur un ilot rocheux émergeant des marais, le Mont Majour (grande montagne de 40m !), se fixe au Xème siècle une communauté de moines bénédictins. Ils édifient la chapelle Saint-Pierre puis une église abbatiale. Une relique de la Vraie Croix conservée dans la crypte attire une foule de pèlerins. La galerie Nord du Cloître au style antiquisant, comporte des piliers à cannelures et des chapiteaux corinthiens.
L’abbaye est fortifiée pendant la guerre de Cent Ans. La Tout Pons de l’Orme en est le témoin. De sa terrasse, la vue panoramique révèle la position stratégique de ce lieu. Au pied de cette tour, les tombes rupestres (taillées dans la roche) aux tombes orientées, indiquent l’emplacement du cimetière des moines.

Pour voir la série, cliquer sur les photos.


Arles, les Alyscamps

De l’époque romaine au Moyen Âge, les Alyscamps (Champs Élysées en provençal, cité des morts vertueux dans la mythologie grecque) ont été une nécropole païenne puis chrétienne située à l’entrée sud-est de la cité d’Arles sur la via Aurelia, c’est-à-dire en dehors de la cité comme la plupart des nécropoles romaines. Ils comprenaient de très nombreux sarcophages.
Au XIème siècle Les Alyscamps deviennent le point de départ du pèlerinage de Compostelle pour les pèlerins provençaux.
À partir de la Renaissance, les prélats, seigneurs et rois dérobent les sarcophages les mieux sculptés pour enrichir leurs collections. Un bateau ainsi chargé coule dans le Rhône vers la fin du XVIème siècle à hauteur de Pont-Saint-Esprit (et paf !).
J’en ai vu de très beaux, sauvegardés au Musée de l’Arles Antique.
Au bout de l’allée, se trouve l’église Saint Honorat. Bâtie en pierre de taille (XIIème siècle), elle devait recevoir une nef à bas-côtés de cinq travées dont une seule, à l’est, fut construite. La croisée est couverte d’une coupole sur trompes que surmonte un beau clocher octogonal dont les deux étages sont agrémentés d’un décor d’inspiration antique. Tout comme la cathédrale Saint-Trophime, l’église des Alyscamps est caractéristique du « second âge roman » en Provence rhodanienne.

Pour voir la série, cliquer sur les photos.


Arles, les arènes

Les Arènes d’Arles sont un amphithéâtre romain construit vers 80 ap. J.-C. / 90 ap. J.-C., dans le cadre des extensions flaviennes de la ville. L’amphithéâtre d’Arles est le monument le plus important de l’ancienne colonie romaine qu’il nous est permis d’admirer, quelque deux millénaires après son édification. Son architecture est entièrement conçue en rapport avec sa vocation de lieu à grands spectacles, accueillant un nombreux public.
Avec un grand axe de 136m et un petit axe de 107m, les arènes d’Arles sont légèrement plus grandes que celles de Nîmes et occupent le 20ème rang parmi les amphithéâtres du monde romain.
Haute de 21 mètres, la façade comprend deux niveaux de soixante arcades en plein cintre.
Au Moyen Age, des maisons sont construites à l’intérieur de l’amphithéâtre qui devint une véritable forteresse. C’est seulement en 1830 que débute le dégagement du site. Au XXème siècle, de nombreuses campagnes de restauration ont eu lieu également.

Pour voir la série, cliquer sur les photos.