La Crau et l’embouchure du Rhone

Légendes sur la Crau (c’est beau les légendes !)
Les auteurs antiques ont été frappés par le caractère particulier de ce « champ des cailloux », infinité de pierres polies comme des galets, de forme et de taille semblables. Strabon rapporte à son sujet plusieurs théories ; selon Aristote, ces pierres auraient été vomies à la surface du sol par quelque tremblement de terre, selon Posidonius, il s’agissait d’un ancien lac dont l’eau se serait solidifiée puis disloquée, enfin, Eschyle, jugeant le phénomène inexplicable, forgea une légende où Hercule, à cours de flèches dans un combat contre des Ligyens, reçut l’aide de Jupiter qui provoqua une grêle de cailloux arrondis qui servirent de projectiles.
Pour lire des données plus scientifiques sur cette Crau, allez voir wiki

Plus loin, je voulais voir l’embouchure du Rhône. Du coup, je me suis arrêtée à Port-Saint-Louis-du-Rhône
Rattaché au port autonome de Marseille, le bassin de Port-Saint-Louis-du-Rhône, créé en 1871, reçoit aussi bien les navires de mer que les barges empruntant le Rhône. Grâce à son écluse et au canal grand gabarit Fos-Rhône, il est le point clé des trafics fluvial et fluvio-maritime entre l’Europe et la Méditerranée, accueillant hydrocarbures, produits chimiques liquides, bois et vins.

La tour Saint-Louis est édifiée en 1737 par l’ingénieur militaire Mareschal, par ailleurs architecte de la cathédrale Saint-Christophe de Belfort, des jardins de la Fontaine à Nîmes ou encore de l’ancien théâtre de Montpellier.

La création d’un port à l’embouchure du Rhône découle en grande partie des contraintes de la géographie pesant sur les besoins économiques. Le Rhône étant infranchissable aux navires autres que ceux à très faible tirant d’eau, le contournement de la bouche du bras principal est indispensable. Le canal des fosses mariennes (102/103 av. J.-C.) et le canal d’Arles à Bouc (1834) participaient déjà de cette idée. À partir du XVIIe siècle, les tentatives ont consisté à corriger l’embouchure en endiguant le fleuve pour créer un effet de chasse d’eau. Le souci était également de maîtriser les divagations du fleuve qui a changé plusieurs fois de parcours ainsi que l’attestent l’histoire et la géologie.

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