Passiflore

Ma charmante propriétaire du gite dans lequel j’étais dans le Luberon (je suis rentrée, hélas !) m’a fait découvrir cette fleur nommée passiflore. Elle en connaissait l’histoire.
Je vais vous donner une partie ici, mais comme d’habitude, les informations complètes sont sur wikipedia.
Passiflora est un genre de plantes, les passiflores, de plus de 530 espèces de la famille des Passifloraceae, dont une produit le fruit de la passion.
Ici, c’est la la passiflore bleue (Passiflora caerulea), la passiflore ornementale la plus cultivée en France métropolitaine.
Le terme même de Passiflora fut créé par Federico Cesi, le fondateur de l’Accademia dei Lincei, dans une publication datée 1628 (mais sortie en 1651). En effet, les caractéristiques de la plante évoquent la Passion du Christ :

  • les 72 filaments suggèrent les 72 épines de la Sainte Couronne.
  • la trentaine de tâches rondes ornant l’intérieur de la fleur est associée aux 30 pièces d’argent que Judas reçut pour prix de la trahison.
  • les 5 étamines évoquent les 5 plaies du Christ.
  • les 3 pointes du pistil rappellent les 3 clous de la Croix.
  • les feuilles pointues suggèrent la lance ayant percé le flanc de Jésus.

Jamais je n’aurais pensé écrire autant à propos d’une fleur !

Carpentras

Encore une ville de fontaines ! C’est incroyable la variété des têtes sculptées et l’expression données à ces têtes !
Le pape Clément V établit sa curie à Carpentras en 1313. Lorsqu’il meurt en 1314, son successeur donne sa préférence à Avignon. Cependant, capitale du Comtat Venaissin en 1320, la ville profite de la munificence pontificale : gouvernée par ses évêques, elle s’étend et s’entoure d’une enceinte dont il ne reste plus que la porte d’Orange.
Spécialités de Carpentras : le fruit confit, la fraise, le melon, les bonbons berlingots et le raisin qui donne les fameux « Côtes du Ventoux ». Miam !

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Saignon

Saignon n’est pas encore très connu, du coup on profite vraiment de l’ambiance d’un vrai village perché provençal, qui s’allonge au sommet d’une colline derrière un immense rocher et domine toute la vallée.
Pour avoir une vue panoramique sur toute la plaine et les montagnes du Luberon, et en face, sa majesté le Mont Ventoux, il faut gravir des escaliers de pierre taillés dans la roche. La montée est récompensée !
Cela me fait penser que j’ai une série escaliers cliquez !

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Fleur d’artichaut

Petite pause botanique…
Il y a peu, j’ai appris que l’artichaut que l’on mangeait était le bouton de l’inflorescence de la plante.
Et aujourd’hui, heureux hasard, j’ai vu la fleur éclose. Étonnantes couleurs !

Voici une description détaillée trouvée sur wiki :
La partie comestible est un capitule, inflorescence récoltée avant que les fleurs ne se développent. Ce qu’on appelle fond d’artichaut est le réceptacle floral de cette inflorescence ; quant aux feuilles, dont on consomme la base, ce sont les bractées de l’involucre. Lorsqu’on laisse l’artichaut se développer, il se forme à son sommet une « fleur » dont la couleur varie du bleu au violet. Comme l’artichaut est une plante composée, il ne s’agit pas d’« une » fleur, mais d’un ensemble de fleurs (le capitule). Chaque fleur (ou fleuron) se présente sous forme d’une touffe de poils appelée aigrette ayant un minuscule ovaire (futur fruit) à sa base. C’est l’ensemble de ces fleurons qui constitue le foin— également appelé barbe — des artichauts que l’on consomme.

A noter que coupée à ce stade, la plante peut se conserver 6 mois sans arrosage et donc être utilisée comme élément décoratif !

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L’Isle sur la Sorgue

Colorée de vert et d’eau, cette ville-île posée au pied du plateau du Vaucluse, dans la plaine du Comtat Venaissin, est traversée de plusieurs canaux alimentés par la Sorgue. Jadis, les habitants vivaient essentiellement de la pêche (jusqu’à 15 000 écrevisses par jour!), les grandes roues à aubes servaient de « moteur » à de nombreuses manufactures de soie du XVIII°, puis de papier au XIX°. Certaines roues fonctionnent toujours, mais pour le seul plaisir des passants…

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Goult

De grandes places ombragées de micocouliers centenaires m’ont accueillie pour me faire partager la douceur de vivre bien provençale qui règne à Goult. Après cette agréable pause, je suis repartie à la découverte du village … et j’ai visité les terrasses de cultures du Conservatoire des Terrasses.
Ces terrasses nommées par les provençaux « restanques » ou « bancau » (terme détourné de son sens premier, voir ici) ont été construites dans un amphithéâtre naturel, protégé du mistral et du gel par son exposition plein sud, à proximité du village. Elles étaient un appoint aux terres cultivées de la plaine, fertiles mais inondables.

J’ai aussi fait la rencontre d’un passionné du moulin du village, nommé moulin de Jérusalem en mémoire des croisades où les seigneurs du lieu sont allés guerroyer. Il m’a expliqué le fonctionnement de cet ouvrage qui pouvait moudre plusieurs tonnes de blé  par jour

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Saint Christol et environs

Saint Christol
Sa magnifique église romane classée monument historique, fondée en 1119 par les bénédictins de Saint André de Villeneuve les Avignon, possède un décor original : c’est un bestiaire végétal et animal remarquable, les colonnes sont décorées de serpents, lions et autres bêtes fabuleuses, le tout est imprégné d’une mystique divine…

Notre-Dame de l’Ortiguière est une chapelle rurale construite au XIIIème siècle, fut détruite par deux fois. De la chapelle romane initiale restent uniquement quatre consoles en forme de têtes d’atlante dans lesquelles des archéologues ont reconnu une influence de la mythologie scandinave. Ce lieu de culte servit, à partir du XVIIème siècle, de sanctuaire à répit.
De cet endroit, une vraie vue « carte postale » sur le Mont Ventoux.

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Saint Trinit et Aurel

Toujours dans le pays de Sault, découverte de deux villages
Saint-Trinit
Village fondé au moyen âge par les moines de l’abbaye de Villeneuve les Avignon. L’église est construite au début du XIème siècle et est un échantillon exemplaire de l’architecture romane de Provence.

Aurel
Aurel possède une très belle lumière et offre des panoramas sur toute la région à couper le souffle. Les peintres adorent venir travailler ici. René Seyssaud et Pierre Ambrigiani furent les premiers inspirés par les couleurs des lavandes, des champs de céréales et les ombres des contreforts du Mont Ventoux… depuis de nombreux autres peintres les ont suivi… célèbres ou non…

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Le pays de Sault

Un peu d’histoire ! Le 25 juin 1793, la convention crée le département du Vaucluse formé d’Avignon, de la Principauté d’Orange, du Comtat Venaissin et du Comté de Sault. Au cours de la seconde guerre mondiale, renouant avec une tradition millénaire, le Pays de Sault sert de refuge à de nombreux patriote et devient le Centre de Résistance du « Maquis-Ventoux ».
À partir de l’hiver 1942-1943, le plateau de Sault vit arriver les réfugiés d’Alsace-Lorraine. Déjà, en octobre 1942, dans les villages et hameaux de celui-ci, Philippe Beyne, son adjoint Maxime Fischer et leurs équipes avaient accueilli et installé plusieurs dizaines de réfractaires au S.T.O.. Ils les munirent de fausses cartes d’identité et de cartes d’alimentation. Pour faciliter leur approvisionnement ils avaient été regroupés près des villages d’Aurel, de Saint-Trinit et de Saint-Christol.
Agricole et touristique, telle est la double vocation du Pays de Sault, car se sont ses produits du terroir (lavande et les produits qui en sont issus, agneau, porc élevé en plain air, plates aromatiques, fromages), ses villages (patrimoine intéressant) et ses paysages qui contribuent à la renommée de ce pays.
La ville de Sault, ancienne capitale du Comté est posée sur un éperon rocheux et domine la vallée qui porte son nom. ‘altitude est plus élevée que dans la région d’Apt, et du coup, la lavande n’y est pas encore toute bleue !

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