Crevoux

Autrefois, le village avait une activité artisanale importante : vannerie, outillage, ébénisterie, charpente… et agricole, élevage (chèvres, vaches…), vin et eau-de-vie. Il avait aussi une activité d’ardoisière à partir de galeries creusées dans la falaise schisteuse. L’ardoise de Crévoux avait la réputation de durer « plus de cent ans ».

L’église paroissiale est construite au XIVe siècle sur un plan en croix grecque. Elle est dédiée à saint Marcellin, premier évêque d’Embrun. Incendiée en 1692 par les troupes du duc de Savoie, elle a été profondément remaniée aux XVIIIe et XIXe siècles ; la charpente notamment a été rehaussée, ce qui apparaît dans les décorations de la façade. Son clocher à bulbe couvert d’ardoises est d’un style unique dans la région. Ses pierres d’angle sont simulées en peinture. Les décorations extérieures, et notamment les modillons, sont rehaussées de peinture.

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La Place et sa fontaine

Détails du porche de l’église

L’église

Freissinières Dormillouse

La vallée de Freissinières correspond au bassin versant de la Biaysse, rivière qui prend sa source au col de Freissinière (ou col d’Orcières) et qui se jette dans la Durance entre La Roche-de-Rame et Saint-Crépin.
Le gouffre du Gourfouran, à l’entrée de la vallée, présente des falaises rocheuses de près de 100 m de haut, creusé par la Biaysse avant de se jeter dans la Durance, près de Rame.
D’est en ouest, c’est une plaine alluviale bordée au sud par des forêts de mélèzes, de pins et de sapins, tandis que le versant nord ne présente qu’une façade aride et rocheuse.
Au niveau du hameau des Meyries, la vallée s’élargit sur le versant nord qui porte une végétation assez dense de peupliers, de noyers et de frênes, arbres qui ont donné leur nom à la vallée. 
Après le hameau des Ribes, la vallée se rétrécit sans cesse le long du cours de la Biaisse, jusqu’au fond de la vallée.
Après ce village, la vallée cesse brusquement, la Biaisse descendant en cascade depuis le hameau de Dormillouse situé à 1 727 m. C’est aujourd’hui l’unique lieu habité de façon permanente de la zone centrale du Parc national des Écrins.
Les joubarbes ont accompagné notre balade au goufre.

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La Vallée de la Durance. Au fond, le Col de Vars. A droite les falaises du gouffre de Gourfouran

La cascade de la Biaisse

Petit coin moussu.

Joubarbe

Vallon du Lauzanier

Je vais rattraper un peu le retard des publications… Ne croyez pas que je sois déjà repartie, hélas non !

Ce fut une petite balade tranquille, dans un vallon très fréquenté en été. Mais en septembre, pas grand monde, pour notre plus grand plaisir. Les marmottes nous ont accueilli. Sauvages mais pas craintives, elles sont venues renifler l’objectif de mon appareil photo. Ce vallon est celui où l’Ubayette prend sa source et débute presqu’au Col de Larche, qui marque la frontière avec l’Italie. Il se trouve dans le Parc National du Mercantour. On a aussi pu observer des vautours et des Chamois.

Les nuages, quelques gouttes de pluie, et le soleil ont décoré ce lieu sauvage.

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Colmars

La première mention de l’origine du nom date de 1040, sous la forme Collo Martio, soit la « colline de Mars » selon les toponymistes Ernest Nègre et le couple Fénié.

La construction d’une place forte se justifie par la présence de la frontière avec l’Ubaye à quelques kilomètres au nord de Colmars, Allos relevant alors du duché de Savoie. Colmars fait partie des places royales dès 1593. Cependant, le col d’Allos n’est franchissable que quelques mois dans l’année, et uniquement par une troupe réduite, sans artillerie : aussi, la fortification de la ville n’a à faire face qu’à des assauts à l’échelle, repoussables par des feux de mousqueterie. C’est ce qui explique son aspect léger, voire peu solide, très éloigné de la massive fortification bastionnée construite par Vauban dans le nord et l’est de la France.

Le bourg est fortifié dès le Moyen Âge. Ses fortifications sont reconstruites après le passage de Raimond de Turenne (1390), puis reprises au XVIe siècle. Avant le raid savoyard de novembre-décembre 1690 sur Seyne et Colmars, l’ingénieur en chef de la Provence, Niquet, propose des corrections. Les tours bastionnées sont construites à ce moment-là.

Vauban fait un voyage dans les Alpes en 1693, mais ne visite pas la ville : il se contente de signer les plans qui lui sont proposés par ses subordonnés à Saint-Paul-de-Vence, commandant les deux redoutes appelées « forts ». Ces redoutes et améliorations sont construites par Richerand, ingénieur en chef pour le Dauphiné et les places de la Haute-Provence. Vauban visite par contre la place en 1700, pour inspecter les travaux qu’il avait commandé, et y trouve de nombreux défauts, qui n’ont pas été corrigés selon ses instructions. En effet, en 1713, le traité d’Utrecht rattache l’Ubaye à la France, et Colmars devient alors une place de seconde ligne, puis de troisième ligne après le rattachement de Nice en 1860.

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Colmars

Le Fort de Savoie

Le Fort de Savoie

Massif du Pelat Col d’Allos

Par le Col des Champs, je suis passée de la Vallée du Haut Var à La Vallée du Haut Verdon. La route du Col d’Allos remonte le Verdon presque jusqu’à sa source, entre les massifs du Pelat et des Trois-Évêchés.

Le col qui culmine à 2247m, fait partie de la Route des Grandes Alpes et a été 34 fois emprunté par le Tour de France. La descente vers la vallée de l’Ubaye donne de belles vues sur Le Pain de Sucre (2560m) et le Chapeau de Gendarme (2682m)

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Le Col vu d’en dessous, côté Sud

Le Col vue vers le Nord et l’Ubaye

Le Pain de Sucre et le Chapeau de Gendarme

Massif du Pelat Le Col des Champs

Par une petite route de montagne bordée par la forêt et très pittoresque, on arrive au Col des Champs, vaste alpage qui relie les hautes vallées du Var et du Verdon. Jusqu’en 1860, il est à la frontière entre la France et la Savoie, puis le royaume de Piémont-Sardaigne.

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Aiguilles de Pelens

Le Col des Champs

Au Col des Champs

Massif du Pelat Le Col de Cayolle

Grand circuit pour faire le tour du Massif du Pelat, que je vais vous décrire en 3 articles.

Départ de Barcelonnette, par la Vallée du Bachelard, très encaissée. Les gorges sont profondes et la route, taillée dans la falaise, semble lutter contre la montagne. Puis elle s’élargit sensiblement en forme de V mais les sommets immédiats restent peu perceptibles. Sur toute sa longueur, le torrent est ponctué d’ouvrages d’art particulièrement soignés qui mettent en valeur le passage de la rivière et de la route dans le paysage. Sur sept kilomètres, c’est le dernier tronçon de la Route des Grandes Alpes qui soit resté à l’état originel.

A Bayasse, le Bachelard fait un angle droit vers le sud. La vallée s’élargit en montant vers le col de la Cayolle et présente des paysages typiques de haute montagne (barres rocheuses, cascades, immensités de pelouses alpines).

Descente du Col pour arriver dans le Val d’Entraunes où le Var prend sa source.

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Bayasse

Le Col de la Cayolle, vue vers le Nord

Marnes noires ou schistes noirs dans la vallée du Haut Var, en descendant vers Entraunes