Manosque

Au pied de la tour en ruine du Mont d’Or, la vue prend toute son ampleur sur l’Ubaye, la vallée de la Durance et Manosque. C’est magnifique et de là-haut, on a envie d’aller voir en bas, en ville… Déception… le coeur de ville est peu accueillant, les maisons sont délabrées pour beaucoup, et la « magie » qui devrait dégager de ce lieu n’opère pas, malgré quelques places typiquement méditerranéennes…

Dommage

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Lure

Impossible de ne pas voir la Montagne de Lure lorsqu’on est dans le Pays de Forcalquier. Cette chaîne s’allonge sur 42 kilomètres de long et culmine au signal de Lure (1 826 mètres). Il parait que de là-haut on a une vue 360°. Malheureusement pour moi, la route était bloquée par la neige !
Alors en redescendant, j’ai découvert l’ancienne Abbaye ND de Lure fondée en 1165 par les moines de Boscodon, et nichée au fond d’une combe, au milieu de tilleuls séculaires.
Puis le joli village du Rocher d’Ongles

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Ganagobie

Au milieu d’une magnifique terrasse naturelle couverte de chênes verts, le prieuré millénaire vibre à nouveau au rythme des chants sacrés. Abandonné au 16ème siècle, des bénédictins venus de Hautecombe en Savoie ont redonné vie à ce lieu. Ils vendent le produit de leur travail (lavande, olivier, confiserie, aromates). L’intérieur présente de superbes mosaïques polychromes du 12ème siècle, d’influence orientale évidente. Depuis le plateau, on a vue sur la vallée de la Durance.

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Lurs

Cette puissante place forte du moyen âge compta jusque 3000 habitants. Déserté par ses derniers habitants au début du 20ème siècle, tombé en ruine, Lurs semblait voué à la disparition. Le village fut ressuscité par un groupe de graphistes emmené par Jean Giono et Maximilien Vox. Fascinés par les pleins et les déliés d’un site baigné de lumière, ils en tombèrent amoureux et le firent renaître en créant en 1952, une association, « Les Rencontres Internationales de Lure ». Depuis, les professionnels de l’imprimerie se réunissent chaque été à Lurs.

C’est par la tour de l’horloge surmontée d’un campanile que l’on pénètre dans le vieux village soigneusement restauré. Ruelles fleuries, maisons à encorbellement, portes anciennes et même un vieux théâtre en plein air. On quitte le village par une petite route qui suit le tracè de l’ancienne Voie Domitienne et franchit le Buès sur un Pont Romain du 2ème siècle. Son arche unique a gaillardement résisté à toutes les crues.

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Roussillon l’usine d’ocre

Retour sur un lieu déjà visité, mais toujours aussi magnifique. Les Ocres de Roussillon. Et cette fois ci, la visite de l’usine d’ocre a bien complété cette découverte.
L’usine Mathieu est une ancienne usine de production d’ocre qui a produit environ 1000 tonnes d’ocre par an entre 1921 et 1963. Abandonnée plusieurs années à l’état de friche industrielle, elle se visite depuis 1994. Les systèmes de lavage, le four et les moulins ont été restaurés afin de comprendre les différentes étapes de traitement du minerai, de l’extraction à l’expédition.
Les étapes
Le minerai est composé de 80% de sable et de 20% d’ocre environ.
Pour extraire l’ocre il faut laver le minerai en y ajoutant de l’eau.
Grâce à un séparateur qui utilise la force centrifuge, on sépare le sable et le pigment.
L’ocre est ensuite envoyée vers des bassins de décantation.
L’évaporation de l’eau se fait dans ces bassins et peut prendre plusieurs mois.
Lorsque la consistance voulue est atteinte, les ocriers découpent le pigment en brique avant de terminer le séchage.
Après le broyage, qui va affiner la matière colorante, la dernière opération consiste à calciner (dans un four) l’ocre jaune pour en faire de l’ocre rouge.
L’ocre est ensuite mise en sac avant d’être expédiée dans le monde entier.

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Le site d’extraction

Un atelier de l’usine

Le four

La Hollande en Provence

Fin mars début avril, le spectacle est éphémère. Les tulipes éclosent une à une, illuminant le paysage de leur couleur jaune, blanche, violet, rose bonbon et dégradé de rouge durant 5 jours. La Hollande en Provence ! Les champs ne sont pas faciles à trouver, le périmètre n’est pas immense mais c’est un vrai feu d’artifice qui vaut le détour.
Les fleurs sont étêtées très rapidement pour permettre au bulbe de se développer. Puis en pratiquement une journée, le champ est ensuite entièrement récolté et il ne reste plus rien… tout est envoyé en Hollande car les producteurs de tulipes hollandais sous-traitent la production des bulbes aux agriculteurs français.

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Un champ

Dégradé de couleurs…

Une ligne étêtée. On voit les fleurs coupées (perdues) dans les allées

Les Mées

Au cours du voyage qui nous mène à Forcalquier, nous voilà devant une formation géologique très particulière. Nommée Pénitents, c’est un site classé depuis 1941, qui occupe 27 hectares. Ce nom provient de la forme d’une masse de poudingue très découpée, à côté du village, qui évoque un groupe de moines coiffés de capuches pointues. Bien que la façade des Pénitents évoque des formes rocheuses plus ou moins coniques, il s’agit d’un ensemble de crêtes et de minuscules canyons, s’interrompant simultanément sur un plan vertical. Cette formation s’étire sur 2,5 km, et l’abrupt le plus haut atteint 114 mètres. Celle-ci est le résultat de l’érosion sur le substrat rocheux, qui possède des irrégularités de cohésion, et conduit donc à des zones proéminentes et à d’autres surcreusées.

On les appelle les Pénitents des Mées en raison de leur silhouette ; d’après la légende, ils représentent les moines de la Montagne de Lure qui ont été pétrifiés (au sens propre) par saint Donat au temps des invasions sarrasines pour s’être épris de belles jeunes femmes mauresques qu’un seigneur avait ramenées d’une croisade.