Franche-Comté – Chrisncy's Blog

Entre Montbéliard et la Suisse

Pour descendre en Haute-Savoie, j’essaie plusieurs itinéraires. Cette fois ci, direction Montbéliard, puis descente plein sud, pour atteindre la Chaux de Fonds en Suisse. Du coup, j’ai traversé le département du Doubs, en suivant un moment la rivière Doubs. Traversée et arrêt à Pont de Roide (et son fumoir, saucisses variées dont la Morteau, miam !), puis Saint Hippolyte (Couvent des Ursulines et collégiale au clocher de tuile typique de la région). En ce 28 avril, j’ai rencontré la neige sur les hauts, aux Breseux et jusqu’à la frontière que j’ai traversé sur le Pont du Doubs que j’avais quitté momentanément.
Joli trajet. Je referai !

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Le Doubs à Bief (et sa croix de chemin qui date de 1514, et classée au titre des monuments historiques depuis le 10 juin 1927)

La route, voie remarquable qui descend vers Saint Hippolyte

Rencontre avec la neige aux Breseux

Biaufond, le pont de la frontière avec la Suisse

Orgelet

Arrêt à Orgelet lors de mon voyage vers la Haute-Savoie.
Cette commune du Jura, comportant une fruitière à Comté (miam!) est la patrie de Cadet Roussel (celui de la chanson qui a vraiment existé) et de Pierre-François-Xavier Bouchard, découvreur de la pierre de Rosette.
Juste vu l’église qui était fermée, et acheté du Comté, évidemment !
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Louhans

Louhans est située au sud-est du département de Saône-et-Loire en Bresse à 25 kms de Lons-le-Saunier.
La Bresse louhannaise est une région à forte identité rurale, possédant un patois (le Bressan) très marqué et encore pratiqué, ainsi qu’une très forte culture gastronomique, autour, entre autres, du poulet de Bresse.
Le marché de Louhans est un des plus importants marchés agricoles de volailles de France, et c’est pour le voir que je m’y suis arrêtée (sur le retour de Lyon à Nancy…). Une centaine de petits éleveurs / producteurs vendent leur production vivante : volailles, volailles A.O.C, coqs, poussins, oies, pigeons, lapins, canards, chèvres (en fonction des saisons), quelques animaux de compagnie. Une ambiance très sympa, et des volailles magnifiques !

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Arc-et-Senans

Arc et Senans ou la cité des Utopies, construite par Nicolas Ledoux (1736-1806), architecte visionnaire du siècle des Lumières, « Osez et vous réussirez, osez : l’exemple que vous donnerez fera éclore de nouveaux préceptes qui épureront les anciens ».
La Saline Royale fonctionnait comme une usine intégrée où vivait presque toute la communauté du travail. Construite en forme d’arc de cercle, elle abritait lieux d’habitation et de production, soit 11 bâtiments en tout : la maison du directeur, les écuries, les bâtiments des sels et ouest, les commis est et ouest, les berniers est et ouest, la tonnellerie, le bâtiment des gardes, la maréchalerie. Elle constitue également un témoignage rare dans l’histoire de l’architecture industrielle.
La visite du Musée consacré à l’architecte est très intéressante.

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Les salines de Salins

L’or Blanc. On sait la rareté et le haut prix du sel autrefois. Une saline est une véritable mine d’or.
Pour obtenir du sel, il y a 3 méthodes. L’évaporation naturelle des marais salants (eau de mer), l’extraction dans des mines  pour exploiter des veines de sel gemme (en France, il n’y en a qu’une, à Varangéville, tiens, tiens !), et le sel ignigène obtenu par évaporation d’eau salée, sous l’action de la chaleur.

Le sel de Salins les Bains est un sel ignigène. Il est obtenu à partir d’une saumure naturelle (source d’eau salée), extraite par pompage, puis chauffée dans des « poêles », et ramassé au râteau et à la pelle, comme dans les marais salants.
La visite de la Saline de Salins les Bains permet de voir des installations restant en place, et de se rendre compte des conditions de travail dans cet environnement hostile (salé, chaud, humide). J’ai aussi pu suivre un atelier où une association perpétue le savoir faire.

A l’extérieur, on voit encore deux cheminées servant au tirage des fourneaux qui fournissaient la chaleur destinée au séchage.
La Saline d’Arc-et-Senans a fonctionné en complément de la Saline de Salins à l’aide de deux saumoducs (troncs de bois creusés et mis bout à bout sur 21 kms, formant une canalisation enfouie à 1,5m de profondeur), dans lesquels circulaient les eaux les plus faiblement salées de Salins.

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La Saline, cathédrale sous terre, servait de soutien aux bâtiments du dessus

Un morceau de Saumoduc

Salins les Bains, la ville

Après les Salines, découverte de la cité.
Salins-les-Bains est une commune française du département du Jura et de la région Franche-Comté dont les salines sont la première destination touristique payante du Jura.
C’est une petite ville d’un peu moins de 3000 habitants située dans le Revermont jurassien, au bord de la Furieuse, petit affluent de la Loue, dans un étranglement de la vallée dominée par des escarpements qui ont été fortifiés pour la défense de la cité.
Les deux forts qui se font face à face sont ceux de Belin et Saint-André de Vauban, aujourd’hui résidence de tourisme.

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Le Hérisson

Le torrent « le Hérisson » prend sa source au Saut Girard, né des eaux du lac de Bonlieu et du lac d’Ilay.
On peut faire une randonnée de quelques heures pour aller à la découverte des 31 sauts et cascades du Hérisson. Malheureusement, le chemin était trop glissant et le temps trop incertain, pour que je puisse aller jusqu’au bout, mais j’en ai découvert quelques uns, que je vous laisse découvrir.
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Baume les Messieurs

Malgré la météo peu engageante, je suis sortie, car je tournais un peu comme un ours en cage. Les photos sont donc un peu grisouilles, mais au moins, j’ai vu des cascades avec de l’eau ! Et pour commencer, celle de Baume les Messieurs.

La reculée de Beaume les Messieurs est un des sites les plus remarquables du Jura. Le fond de la vallée est surplombé par des falaises spectaculaires de 200 m de haut, dont les belvédères montrent le cirque dans toute sa splendeur.
Au fond de la reculée, le Dard sort de la grotte au milieu de la paroi verticale de la falaise. Après de fortes pluies les sources du dard sont saisissantes. Après un cours parcourt en surface le Dard tombe le long d’une falaise de tuf pour formée la plus belle cascade éventail de France et peut être d’Europe.

Le tuf et les tuffières : je ne sais pas ce que c’est. J’ai enrichi ma culture générale, et je partage: le tuf est un calcaire pulvérulent et friable. Les dépôts calcaires se font notamment autour de grains de sable, de brindilles, de feuilles mortes, immergés. Les couches successives de tuf produisant le phénomène de fossilisation. La tufière transforme les mousses en « tuf ». Le bicarbonate contenu dans les eaux d’infiltration y est décomposé : le gaz carbonique est assimilé par les mousses (photosynthèse), ce qui provoque la précipitation du calcaire dissout qui constitue alors le « tuf ». Le dépôt du calcaire et la croissance des mousses forment des coussinets qui s’élèvent, édifiant progressivement un barrage naturel. Ainsi, la formation du tuf aboutit à cette disposition caractéristique des bassins en gradins.

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