Les salines de Salins

L’or Blanc. On sait la rareté et le haut prix du sel autrefois. Une saline est une véritable mine d’or.
Pour obtenir du sel, il y a 3 méthodes. L’évaporation naturelle des marais salants (eau de mer), l’extraction dans des mines  pour exploiter des veines de sel gemme (en France, il n’y en a qu’une, à Varangéville, tiens, tiens !), et le sel ignigène obtenu par évaporation d’eau salée, sous l’action de la chaleur.

Le sel de Salins les Bains est un sel ignigène. Il est obtenu à partir d’une saumure naturelle (source d’eau salée), extraite par pompage, puis chauffée dans des « poêles », et ramassé au râteau et à la pelle, comme dans les marais salants.
La visite de la Saline de Salins les Bains permet de voir des installations restant en place, et de se rendre compte des conditions de travail dans cet environnement hostile (salé, chaud, humide). J’ai aussi pu suivre un atelier où une association perpétue le savoir faire.

A l’extérieur, on voit encore deux cheminées servant au tirage des fourneaux qui fournissaient la chaleur destinée au séchage.
La Saline d’Arc-et-Senans a fonctionné en complément de la Saline de Salins à l’aide de deux saumoducs (troncs de bois creusés et mis bout à bout sur 21 kms, formant une canalisation enfouie à 1,5m de profondeur), dans lesquels circulaient les eaux les plus faiblement salées de Salins.

Cliquer sur les photos pour voir la série.



La Saline, cathédrale sous terre, servait de soutien aux bâtiments du dessus

Un morceau de Saumoduc

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