Metz Citadelle

Construit en 1559, le magasin aux vivres de Metz témoigne de l’organisation de l’intendance des garnisons militaires sous l’Ancien Régime. Avec l’unique bastion non enfoui situé dans les jardins du Palais du Gouverneur, il est le dernier vestige de la citadelle, construite vers 1556 par François de Scépeaux, maréchal de Vieilleville, afin de conserver la place de Metz, nouvellement conquise par le roi de France Henri II, en 1552. Le bâtiment de 125 mètres de long pour 38 mètres de large, est à l’époque à l’intérieur même de la citadelle militaire. Il offre alors 6 000 m2 de stockage.
L’édifice sert aujourd’hui d’hôtel de luxe et de restaurant gastronomique.

Le Palais du Gouverneur (style néo-Renaissance rhénane) appelé autrefois General-Kommando, est une résidence édifiée à Metz, entre 1902 et 1905, pour servir de pied-à-terre à l’empereur Guillaume II. Il est situé square Giraud au sud-ouest du quartier de Metz-Centre, mais reste historiquement lié au quartier impérial plus à l’est. Le palais compte 31 pièces habitables et 70 espaces annexes, dont des tourelles, 400 lampes et 5 pignons à degrés.

Tantonville

Ah zut, je l’avais oublié ce billet… le voilà…

Petite commune de la Meurthe et Moselle de la campagne, comme dirait une certaine Nadine… mais c’est une autre histoire !
La vraie particularité tient à son histoire brassicole. Les frères Jules et Prosper Tourtel ont fondé une brasserie en 1839 à Tantonville. Si ce nom n’évoque, aujourd’hui pour l’ensemble des communs qu’une bière sans alcool, il faut se rappeler que c’est dans cette brasserie qu’eurent des premiers essais de fermentation basse. Rachetée par Champigneulles en 1948, elle ferme peu après. C’est là que Ferdinand Carré mit en marche la première machine à faire le froid et que le docteur Baud inaugura le maltage pneumatique. C’est également chez Tourtel que Pasteur mena à bien ses études sur la fermentation en 1873 et 1874. Tantonville se souvient de la brasserie à l’heure de sa grandeur, car elle a doté la commune d’un réseau d’égoûts, d’un abattoir, de lavoirs, de bains publics, de salle de fêtes, de gymnase, de différentes écoles, d’infirmerie, et de son hôtel de ville.

Cliquer sur la photo pour voir la série.

Virée en Lorraine

Petite virée en lorraine… à la recherche de bonnes adresses de producteurs fermiers. Du coup, arrêt dans des petits villages sympa, avant de finir par la ville de Saint-Mihiel.
En cliquant sur chaque photo, la série correspondante s’affichera !

Premier arrêt à Bernécourt et son magnifique lavoir avant d’aller découvrir le Domaine de Saturnin

Ensuite, Marbotte, haut lieu de la guerre de 14. Très émouvante, la découverte de cette église où furent rassemblés les corps des soldats avant leur inhumation au cimetière créé à quelques centaines de mètres de là. L’adjudant Jacques Pericard en livre ce témoignage : « C’est dans cette église que reposaient les cadavres de nos camarades ramenés des lignes en attendant que fussent prêtes leurs tombes. Des milliers de cadavres sont venus ici tour à tour. On les étendait devant le chœur, on les recouvrait d’une toile de tente. Une bénédiction, une prière, une dernière visite des camarades en réserve à l’étang. Puis le grand repos dans la grande nuit. Les dalles sont ici imbibées de sang… »

Enfin, Saint-Mihiel qui a vu naître le célèbre sculpteur Ligier-Richier né en 1500, auteur de la mise au tombeau avec ses 13 personnages plus grands que nature

Vic sur Seille

Assez peu connue des lorrains, Vic sur Seille, une ville d’art et d’histoire, vaut largement de s’y arrêter pour la découvrir. Passage obligé par l’office du tourisme ou la charmante personne qui nous accueille était prête à nous raconter cette histoire pendant de longs moments.
A découvrir lors de la promenade, entre autres, les vestiges d’un des sites castraux majeurs de Lorraine, l’église et son tympan sculpté de 1308.
La vigne a été à l’origine de la prospérité de Vic depuis la plus haute antiquité. Capitale du Temporel des Évêques de Metz dès le XIIIème siècle, Vic connaît son apogée culturelle et artistique au début du XVIIème siècle. Georges de la Tour y naît en 1593.
Compléter les information, en allant lire le site de la ville.
Pour voir la série, cliquer sur les photos.



La véloroute Charles le Téméraire

Cette fois ci, balade vélo sur la Véloroute Charles le Téméraire.

Rappel historique ultra rapide : Charles le Téméraire est né au Palais des Ducs de Bourgogne à Dijon. Maître de l’Etat Bourguignon, son souhait le plus ardent sera de joindre en un royaume d’un seul tenant, ses terres des deux Bourgognes (ou « pays de par-delà ») et ses possessions du nord, Picardie, Artois, Boulonnais, Flandre et autres Pays-Bas bourguignons (ou « pays de par-deçà »).
Entre les deux, la Lorraine et le Duché de Bar ! qu’il essaie de conquérir à partir de 1475.
Après un siège d’un mois, Charles entre dans Nancy le 30 novembre. Le 18 décembre, il annonce aux Lorrains qu’il fera de cette ville sa capitale, laissant entendre qu’elle sera celle de son royaume.
En octobre 1476, avec une armée reconstituée vaille que vaille, Charles le Téméraire qui veut toujours sauver le trait d’union lorrain entre les Bourgognes et ses États du nord, remet le siège devant Nancy, reprise entre-temps par le duc René II de Lorraine. Là, refusant de se replier en son duché de Luxembourg, il trouve la mort le 5 janvier 1477 lors de la bataille se déroulant au sud de la ville.

Les véloroutes : par une Circulaire en date du 31 Mai 2001, intitulée « Mise en oeuvre des volets régionaux du schéma national », l’Etat a incité les Régions à développer les Véloroutes et Voies Vertes (VVV) dans le cadre de schémas régionaux. Le schéma régional des VVV de Lorraine a retenu l’itinéraire européen « Charles le Téméraire » ou « Moselle-Saône ». De la Belgique vers la Bourgogne, ou du coeur de l’Allemagne vers le Sud de la France, en passant par la Lorraine : Sierck les Bains, Thionville, Metz, Pont à Mousson, Nancy, Epinal, puis le canal des Vosges vers la Franche Comté. Pour une bonne partie, les territoires de Charles le Téméraire…
Modestement, nous avons parcouru 10 kms de cette route, entre Metz et Corny, en passant par Jouy aux Arches, en bordure de la Moselle et des étangs d’Outre-Moselle.

Pour voir la série, cliquer sur les photos.


Metz médiévale

Balade en vélo, et découverte de belles promenades dans Metz. Passage par le Parc de la Seille et son obélisque. Oeuvre d’art de onze tonnes et vingt cinq mètres de haut qui porte le nom de « Flamme de la Liberté ». Cet obélisque a été offert à la France par une chaîne de télévision japonaise en signe d’amitié franco-japonaise. Le Japon possède le même.

Après une vue sur Plantières Queuleu, et le Centre Pompidou, nous voilà devant la Porte des Allemands. Véritable petite forteresse, avec ses tours, ses créneaux en mâchicoulis, elle doit son nom aux chevaliers teutoniques qui avaient fondé un hôpital à proximité. Sa construction fut entreprise en 1230, avec l’édification d’une première porte, orientée vers le centre ville et formée de deux tours relativement étroites. Elle fut encore renforcée par la construction en 1445 de deux nouvelles tours, plus imposantes, dotées de nombreux éléments d’architecture militaire afin de contrôler l’accès au pont qui enjambe la Seille. Exemple unique en rance de pont fortifié.

Nous poursuivons par le parcours qui emprunte le chemin des corporations en bordure de l’enceinte fortifiée du 13e siècle. L’enceinte médiévale de 7 kms comprenait 38 tours et 18 portes, entretenues chacune par des corporations de différents métiers.

On passe ensuite devant l’île du Petit Saulcy et le Temple de style néo roman rhénan, construit début du XXème siècle.
Fin du circuit par le sympathique Quai des Régates. Bonne promenade !

Pour voir la série complète, cliquer sur les photos.



Xon

La colline du Xon, moins élevée que ses deux voisines (Mousson et Bouxières), domine de 356m les vallées de la Moselle et de la Seule. Nous sommes juste au dessus de Pont à Mousson.
Cette colline fut le siège de violents combats en janvier et février 1915. La place fut perdue et le terrain témoigne toujours des retranchements aménagés par les soldats. Un mémorial est érigé au sommet de la colline. De là, la vue s’étend sur la plaine en direction de Cheminot et Louvigny. On a pu distinguer la tranchée (d’un autre genre !) du TGV et les structures de l’aéroport.
Fin de la balade à Pont à Mousson. Le petit soleil du matin, nous a fait du bien !