Place Stanislas

Pour clore cet itinéraire artistique, visite du Musée des Beaux Arts. Si les fenêtres du 2ème étage n’étaient pas habillées de rideaux opaques, on aurait une belle vue sur la Place Stanislas.
J’ai glissé le téléphone derrière ces rideaux.
Voilà le résultat, un point de vue inhabituel !

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Biblio Ginkgo

« Livre entre les lignes », née dans le cerveau bouillonnant de l’architecte Jérôme Piquant, est une œuvre de commande de l’association nancéienne Gink’Go. Cet arbre à livres urbain s’installera définitivement dans le Parc Sainte Marie. Avant son ancrage définitif, il voyage.
Dans le jardin du Livre sur la Place et du Jardin éphémère, l’harmonieux cube de métal, empilement de fines tôles d’acier Corten, s’offre ses premiers visiteurs.
A quelques mètres de distance, la cavité découpée donne à voir la forme simplifiée d’une feuille de Ginkgo biloba.

Traits d’union

En 2013, la Ville de Nancy a commandé au designer Robert Stadler une œuvre signalant, à l’extérieur de la galerie, la programmation contemporaine que le public peut y trouver.
Associant disques lumineux et sculptures mobilières, cette création du designer autrichien de réputation internationale, fait dialoguer art contemporain, patrimoine et design. Une œuvre qui se poursuit à l’intérieur de la galerie.
Source : l’art à portée de rue, édition 2018

Morse Attacks

Après une première présentation à Nantes dans le cadre de l’édition 2017 du “Voyage à Nantes”, le Morse débarque dans le quartier du Muséum-Aquarium.
Cette oeuvre rappelle l’histoire du soldat américain John Steele qui est resté accroché au clocher de l’église de Sainte-Mère-Église le 5 juin 1944, la nuit précédant le débarquement de Normandie. Sa démarche artistique étant toujours basée sur une nouvelle narration détruisant les anciennes représentations, Gilbert Coqalane a détourné avec humour ce fait historique, en remplaçant le soldat par une reproduction à l’échelle du Morse des collec­tions du Muséum-Aquarium (130kgs, 3,9m de long).

Point de vue

Pierre Bismuth a réalisé 8 demi-sphères réfléchissantes dans le cadre du projet de sculptures pour la manifestation « Nancy 2005, le temps des lumières.
Posées à même le sol, aux pieds des principaux édifices du XVIIIe siècle, elles nous invitent à jouer avec notre reflet et celui de l’exceptionnel patrimoine architectural environnant : Porte Sainte-Catherine, Place de l’Alliance, la Cathédrale, Porte Desilles, Porte Stanislas, Place de la Carrière, Arc de Triomphe Héré, Place Stanislas.
Ces oeuvres font actuellement l’objet d’une restauration et seront remises en place à partir de novembre 2018.


Embranchements

Voilà une exposition que j’avais remarquée l’an passé, sans la rattacher à l’ADN.
Il y avait de Robin Godde dont j’ai déjà parlé, Hutte de Camille Tourneux, Catalpa Confort de l’atelier Gaia 2 (constitué d’élèves des écoles d’Architecture, des Beaux-Arts et d’ingénieurs), et bien d’autres encore, que j’ai raté, hélas.

Textes issus de la brochure Embranchements

Le bois, « Mù » en Mandarin, compte parmi les cinq éléments de la culture traditionnelle chinoise aux côtés du métal, de l’eau, du feu et de la terre.
Il s’inscrit dans les cycles d’engendrement et de destruction de l’univers. Dans l’œuvre de Robin où l’échelle symbolise la temporalité, l’entrelacs de bambou exprime sa propre capacité à se laisser courber, à se laisser prendre en tension, à se laisser détendre. Dans le même temps, il affirme sa force d’adaptabilité et de longévité.

Les ateliers Gaïa sont des projets d’étudiants collaboratifs. Ils réunissent des élèves en architecture, écoles d’ingénieurs et école des beaux-arts. Les jeunes créateurs de l’atelier Gaïa 2 se posent sous le toit végétal du catalpa. Des feuilles géantes concentrent les regards et l’attention sur l’arbre. Un état méditatif propice à l’émotion, au rêve, mais aussi à la connaissance et au savoir. Les livres ne sont jamais très loin, fruits mûrs offerts dans les branches. En attente d’une libération des filets qui les retiennent, ils vont bientôt tomber dans les mains des hommes.

C’est à la base des branches charpentières du séquoia que s’accroche la hutte suspendue de Camille Tourneux. Tel un fagot de bois serré en partie haute et évasé en partie basse, il laisse place en son intérieur à un espace intimiste. Réalisée en sapin, cette construction s’élance sur six mètres de hauteur pour accueillir un lieu de parole, studio radio ou diffusion sonore. Ce promontoire est un lieu de privilégiés pour prendre de la hauteur. C’est la tête au niveau du feuillage que l’habitant de la hutte raconte la Pépinière. Des facettes articulées de ce grenier pendu se développent auvents et terrasses. Lieu d’observation, d’imagination, de narration, c’est une hutte à racontars.

Parenthèse #2

Auteur : Robin Godde
Extrait de Facebook, jardin éphémère :
« … L’œuvre « Parenthèses », de l’artiste Robin Godde, nous l’avons soutenue à sa naissance et installée en octobre 2014 dans le jardin Godron. Elle y est soigneusement entretenue pas nos jardiniers et résiste au temps qui passe. Mieux, elle voyage, en Australie précisément. On la verra en octobre 2018 pendant le renommé festival de Bondi Beach tout près de Sydney, Le projet a été retenu avec ceux de 100 artistes internationaux. La Direction des parcs et jardins est vraiment très fière d’avoir soutenu Robin. Il ira loin ce Nancéien ! »
Cette sculpture totem fait partie d’un ensemble de 3, est posée dans un parterre planté du Jardin Godron, devenu « Ensemble Arboré Remarquable » le 12 octobre 2014

Place Charles III

Patrick Rimoux repense la place Charles III ! Effectivement, le « sculpteur de lumière » a doté la place Charles III – ancienne place du marché – de 4 mâts de lumière (18m de hauteur, 6 tonnes) et 1300 pavés de verre. Patrick Rimoux est connu pour ses travaux à travers le monde et ce n’est pas la première signature qu’il a apposer à la ville : il a également réalisé le plan lumière de la galerie ARTEM. Ainsi, dans ce nouveau projet, il mêle l’histoire, la convivialité et les nouvelles technologies.
1300 pavés incrustés dans le sol sont disposés sur les diagonales furent réalisés par l’artiste Vincent Breed et représentent un écu à l’effigie du duc Charles III.
En bois comme un arbre, mais en forme de voûte comme un arc. L’arbre à livres est aussi un « arc à livres », comme l’a baptisé Studiolada, le collectif d’architectes nancéien qui en est l’auteur. C’est également un banc sur lequel on s’assoit pour lire, feuilleter, rêver… « Pensé comme un meuble d’intérieur à l’extérieur, il invite tout un chacun à se ménager un espace de quiétude », ajoutent encore Christophe Aubertin et Aurélie Husson, le binôme d’architectes qui a conçu l’objet.