Embranchements

Voilà une exposition que j’avais remarquée l’an passé, sans la rattacher à l’ADN.
Il y avait de Robin Godde dont j’ai déjà parlé, Hutte de Camille Tourneux, Catalpa Confort de l’atelier Gaia 2 (constitué d’élèves des écoles d’Architecture, des Beaux-Arts et d’ingénieurs), et bien d’autres encore, que j’ai raté, hélas.

Textes issus de la brochure Embranchements

Le bois, « Mù » en Mandarin, compte parmi les cinq éléments de la culture traditionnelle chinoise aux côtés du métal, de l’eau, du feu et de la terre.
Il s’inscrit dans les cycles d’engendrement et de destruction de l’univers. Dans l’œuvre de Robin où l’échelle symbolise la temporalité, l’entrelacs de bambou exprime sa propre capacité à se laisser courber, à se laisser prendre en tension, à se laisser détendre. Dans le même temps, il affirme sa force d’adaptabilité et de longévité.

Les ateliers Gaïa sont des projets d’étudiants collaboratifs. Ils réunissent des élèves en architecture, écoles d’ingénieurs et école des beaux-arts. Les jeunes créateurs de l’atelier Gaïa 2 se posent sous le toit végétal du catalpa. Des feuilles géantes concentrent les regards et l’attention sur l’arbre. Un état méditatif propice à l’émotion, au rêve, mais aussi à la connaissance et au savoir. Les livres ne sont jamais très loin, fruits mûrs offerts dans les branches. En attente d’une libération des filets qui les retiennent, ils vont bientôt tomber dans les mains des hommes.

C’est à la base des branches charpentières du séquoia que s’accroche la hutte suspendue de Camille Tourneux. Tel un fagot de bois serré en partie haute et évasé en partie basse, il laisse place en son intérieur à un espace intimiste. Réalisée en sapin, cette construction s’élance sur six mètres de hauteur pour accueillir un lieu de parole, studio radio ou diffusion sonore. Ce promontoire est un lieu de privilégiés pour prendre de la hauteur. C’est la tête au niveau du feuillage que l’habitant de la hutte raconte la Pépinière. Des facettes articulées de ce grenier pendu se développent auvents et terrasses. Lieu d’observation, d’imagination, de narration, c’est une hutte à racontars.

Parenthèse #2

Auteur : Robin Godde
Extrait de Facebook, jardin éphémère :
« … L’œuvre « Parenthèses », de l’artiste Robin Godde, nous l’avons soutenue à sa naissance et installée en octobre 2014 dans le jardin Godron. Elle y est soigneusement entretenue pas nos jardiniers et résiste au temps qui passe. Mieux, elle voyage, en Australie précisément. On la verra en octobre 2018 pendant le renommé festival de Bondi Beach tout près de Sydney, Le projet a été retenu avec ceux de 100 artistes internationaux. La Direction des parcs et jardins est vraiment très fière d’avoir soutenu Robin. Il ira loin ce Nancéien ! »
Cette sculpture totem fait partie d’un ensemble de 3, est posée dans un parterre planté du Jardin Godron, devenu « Ensemble Arboré Remarquable » le 12 octobre 2014

Place Charles III

Patrick Rimoux repense la place Charles III ! Effectivement, le « sculpteur de lumière » a doté la place Charles III – ancienne place du marché – de 4 mâts de lumière (18m de hauteur, 6 tonnes) et 1300 pavés de verre. Patrick Rimoux est connu pour ses travaux à travers le monde et ce n’est pas la première signature qu’il a apposer à la ville : il a également réalisé le plan lumière de la galerie ARTEM. Ainsi, dans ce nouveau projet, il mêle l’histoire, la convivialité et les nouvelles technologies.
1300 pavés incrustés dans le sol sont disposés sur les diagonales furent réalisés par l’artiste Vincent Breed et représentent un écu à l’effigie du duc Charles III.
En bois comme un arbre, mais en forme de voûte comme un arc. L’arbre à livres est aussi un « arc à livres », comme l’a baptisé Studiolada, le collectif d’architectes nancéien qui en est l’auteur. C’est également un banc sur lequel on s’assoit pour lire, feuilleter, rêver… « Pensé comme un meuble d’intérieur à l’extérieur, il invite tout un chacun à se ménager un espace de quiétude », ajoutent encore Christophe Aubertin et Aurélie Husson, le binôme d’architectes qui a conçu l’objet.



Basket

Le titre complet est  » La campagne est propice pour observer les nuages et pour l’implantation de terrains de basket ».
Le jeu ne devrait pas voir de règles mais impliquer une totale liberté. Ce drôle de panier de basket croisé à la Pépinière illustre le propos de Coqualane, cet artiste nancéien se jouant des codes et des conventions.
Plus d’infos ICI

Street Painting #8

Un œuvre colorée et poétique aux formes géométriques et aux couleurs vives, directement posée sur l’asphalte de la rue, créant ainsi une belle perspective. Les passants continuent chaque jour à faire vivre l’œuvre, en flânant au gré des lignes entrecroisées.
Sabrina Lang et Daniel Baumann sont les auteurs de cette œuvre.
Le travail de ce duo suisse qui fait aujourd’hui référence, consiste à interroger l’architecture des lieux. D’autres Street Painting de ce type à Paris, Rennes, en Suisse (Luzern, Zurich, etc.) mais aussi à Moscou.

Plus infos sur l’œuvre, ICI et voir également le site des auteurs.

Le Bouquet

Commentaires issus du site ici-c-nancy
« Considérée à présent comme un lieu d’échange et un espace public en partage, la place des Vosges se dévoile selon un projet de réaménagement imaginé par l’architecte nancéien Lucien Colin. À commencer par les sols, le goudron qui recouvrait intégralement la voirie et les trottoirs a été remplacé par du granit gris avec du granit noir pour les espaces réservés aux transports en communs. Un peu plus loin, toujours sous les pieds des citadins, ce sont les anciens pavés de la place Stanislas qui habillent élégamment les sols des terrasses des cafés et restaurants.
L’art contemporain prend également possession de la place à travers une œuvre de Daniel BUREN « Le Bouquet », installée sur le parvis. Conçue en 1988, l’œuvre est la propriété du FRAC Lorraine…

L’œuvre en question montre un mât métallique haut de 10 mètres orné de 8 bannières en tissu qui font 4 mètres de long traversées sur chacune d’entre elles des rayures de Buren qui font 8,7 cm de large. Une œuvre dynamique et mouvante jouant avec le couleur du ciel et avec le vent ».
Le Bouquet de Buren, écho mouvant et contemporain aux bannières et fanions historiques figés dans la mémoire de cet ex-lieu de démonstration du pouvoir de la cour de Lorraine, est une invitation à regarder l’avenir tout en habitant la place par sa dimension festive, en reprenant les codes du pavoisement des célébrations officielles. »

Le Coeur du Grand Nancy

Place de la République, on peut voir cette oeuvre de Jorge Orta qui se nomme : le Cœur du Grand Nancy. Elle a été inaugurée le dimanche 20 juillet 2003, en même temps que se déroulaient, à Nancy, les 14ème Jeux Mondiaux des Transplantés.
Cette sculpture a pour but de célébrer le don d’organes.
Dans le coeur doré à l’or fin, situé au sommet de la sculpture, a été scellé « la charte du don », qui résulte du travail réalisé par 35000 collégiens du département.

Le Mur

Infos tirées du site du Mur

« Le MUR Nancy est un projet artistique et culturel, mis en place et mené par quatre passionnés nancéiens (Grégory Bertin, Pierre Ligier, Séraphin Armand et Julien Pesce), s’inspirant d’une association préexistante dans la ville de Paris….
…L’engouement pour l’art urbain est devenu considérable. Le succès remporté par des événements nationaux et le grand nombre de commandes publiques impulsées par les municipalités en témoignent largement. En région Lorraine, de nombreuses initiatives voient également le jour : expositions, résidences d’artistes, festivals et événements dédiés sont autant de marqueurs de cette émulation autour de l’art urbain….
…En mettant en place ce projet sur le mur du centre commercial Saint Sébastien, l’association Le MUR Nancy souhaite créer un espace d’expression pour les artistes et s’engager dans une démarche de sensibilisation des publics. Ainsi, le MUR Nancy est à la fois un projet de production artistique et de médiation culturelle. Il œuvre dans le but de concilier ou réconcilier le spectateur avec le graffiti et le street art, en présentant les multiples facettes de ces mouvements. Enfin Le MUR Nancy, à l’image de ses homologues français (Paris, Bordeaux, Marseille, Mulhouse, Saint Étienne, etc.) est un projet qui s’engage en faveur de l’art contemporain et de son développement dans la ville et le territoire lorrain…

Chaque 3ème samedi du mois une nouvelle œuvre remplace la précédente. Jusqu’au 15 septembre, c’est « Fenx ». Ses oeuvres présentent une lecture intuitive au premier abord, le mélange d’illustrations inspirées de comics et d’accumulation de tags évoquant, de façon limpide, une volonté de provoquer un choc entre deux cultures iconiques d’époques différentes. Les messages qui s’y cachent sont moins faciles à discerner, l’artiste ayant à cœur de dissimuler, dans la plupart de ses créations, des références à des phénomènes de société ou à des expériences personnelles.