Au fil du Lot

Cette fois ci, je voyage avec l’idée de descendre la vallée du Lot, depuis sa source (ou presque), jusqu’à sa fin (ou presque…). C’est au nord du Mont Lozère, à 1214 m d’altitude que le Lot prend sa source, pour se jeter 481 km (300 km à vol d’oiseau) plus loin dans la Garonne, à Aiguillon. Il aura traversé 131 communes !

C’est la deuxième rivière la plus longue entièrement en France après la Marne. Il traverse les cinq départements de la Lozère, de l’Aveyron, du Cantal, du Lot, et de Lot-et-Garonne.

Voici comment je l’ai vu depuis le début de mon parcours. De tout petit à plus large, avec toujours des ponts qui paraissent démesurés, mais les crues peuvent être conséquentes. Il traverse de beaucoup de “Plus beaux villages de France” : Saint-Geniez d’Olt, Sainte-Eulalie d’Olt, Saint-Côme d’Olt, Espalion, Estaing, Entraygues… pour ceux en Aveyron (Olt = Lot).

Découvrez… Suite bientôt !

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A Mende

Saint-Geniez d’Olt

Estaing et son château (de VGE)

Mende

Mende est la préfecture du département le moins peuplé de France (la Lozère). La ville compte 12 000 habitants, les Mendois. Elle est située dans la Haute Vallée du Lot, au sein de la région des Grands Causses.

Par sa position géographique entre Causses et montagne, Languedoc et Auvergne, Mende devient dès le Moyen-âge une ville d’échanges. Les paysans des Causses descendent à Mende vendre blé, moutons et brebis. Ils y achètent fourrage, bœufs et chevaux. On dit que les foires de Mende fournissent en chevaux et mulets tout le Midi et même l’Espagne ! Les gens de la montagne (Aubrac, Margeride) viennent vendre beurre, fromages et laitages. Ils y achètent le blé.

Parmi les personnalités liés à la ville, j’en retiens deux :

Urbain V (1310-1370), le 6ème pape d’Avignon, né sur la commune du Pont-de-Montvert mais fortement attaché à la capitale épiscopale du Gévaudan.

Jean-Antoine Chaptal (1756-1832), né dans les environs de Mende, il est cependant très lié à la ville. Il fut un chimiste, homme d’affaires et conseiller d’État sous Napoléon. Il est l’inventeur de la chaptalisation (procédé visant à améliorer la qualité du vin).

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L’Aubrac

L’Aubrac est un haut plateau volcanique et granitique français situé dans le centre-sud du Massif central et aux confins des trois départements de l’Aveyron, du Cantal et de la Lozère.

La cascade du Déroc est formée par l’exutoire du lac des Salhiens qui se précipite du haut d’une falaise basaltique (correspondant à une ancienne coulée de lave) et retombe 32 m plus bas. La cascade cache une petite grotte dont le plafond est formé de prismes basaltiques (ou orgues basaltiques). Elle constitue l’un des sites naturels les plus remarquables de l’Aubrac. Cette cascade nous rappelle l’origine volcanique des lieux, cachés majoritairement par les prairies fleuries.

L’Aubrac est aujourd’hui essentiellement une zone d’élevage extensif pour la viande (excellente !), ce qui n’était pas le cas par le passé (jusque dans les années 1960) où l’on fabriquait la fourme de Laguiole pendant l’été dans les mazucs (burons en français).

Une journée incroyable, dans ces espaces immenses presque occupés uniquement par des troupeaux.  Quelques rencontres tout de même des pèlerins de Compostelle, qui traversent le plateau.

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L’Aubrac

La Cascade du Déroc

La vache Aubrac

Le Mont Lozère

Le Mont Lozère, massif granitique culminant au pic de Finiels à 1 699 m d’altitude, s’étend, comme un grand plateau, sur une trentaine de kilomètres du causse de Sauveterre à Villefort dans le sens ouest-est et du Pont-de-Montvert au Bleymard dans le sens sud-nord.

Les deux autres sommets de ce grand plateau sont le signal des Laubies à l’ouest et le pic Cassini à l’est. Le Tarn prend sa source sur le versant méridional du mont Lozère.

La partie sommitale est occupée par une pelouse subalpine, vaste de 6 000 ha, entretenue par le pâturage de plusieurs milliers d’ovins (et plus localement de bovins) qui transhument sur la montagne, entre les chaos granitiques disséminés

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Le Pic de Finiels (bien arrondi…)

Les chaos granitiques

Pont de Montvert et le Tarn. Le pont est inscrit au titre des monuments historiques en 1950

Le Puy en Velay

“Capitale historique du Velay dans la partie sud-est du Massif central, Le Puy en Velay est réputé pour sa fabrication de la dentelle du Puy, la culture de la lentille verte du Puy et la production de Verveine du Velay. Elle est aussi connue pour être le départ de la Via Podiensis, un des quatre chemins de Compostelle français.”

Entourée de plateaux volcaniques, la ville du Puy occupe le centre d’un bassin géologique complexe qui porte son nom. Ce bassin, où se rejoignent deux cours d’eau avant leur confluence avec la Loire toute proche, est ponctué de deux éminences volcaniques : le rocher d’Aiguilhe sur la commune du même nom, et le rocher Corneille contre lequel s’appuie le centre historique du Puy-en-Velay.

Première étape de mon voyage de juin. A suivre…

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A Gauche la Cathédrale, au centre la Statue de Notre Dame de France , à droite Saint Michel d’Aiguilhe

Place du Breuil et Fontaine Crozatier

Depuis le parvis, un des symbolique départ des chemins de Compostelle

Ronchamp

Notre-Dame du Haut

Après la destruction de la chapelle en 1944, Les propriétaires décident de la reconstruire dans un style moderne, et se tournent vers Le Corbusier. Le chantier dure de 1953 à 1955. Emu par les paysages, Le Corbusier décide de concevoir la chapelle comme “une parole adressée au lieu”.

Le Corbusier ne souhaite pas de cloches dans sa chapelle, mais un système électroacoustique qui n’a jamais vu le jour. Jean Prouvé réalise un portique en acier supportant 3 cloches dont les deux plus grosses proviennent de l’ancienne chapelle. La 3ème a été fondue à Annecy en 1974

La chapelle est inscrite aux monuments historiques en 1965 puis classée en 1967. Elle obtient en 1999 le label « Patrimoine du XXe siècle ».

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Le végétal du printemps

C’est le printemps dans la nature… Violettes, pétasites, anémones, jonquilles, renoncules, coucous… De quoi se ressourcer. Un grand bol de nature avant de retourner en ville se confiner !

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Anémone

Les jonquilles aux Bas-Rupt

Violettes sauvages

Grand Pétasite ou Pétasite hybride ou Grand pas d’Âne

Liézey

Découverte insolite à Liézey. Au bout d’un chemin, à l’orée de la forêt, le lieu-dit Le Page. Une ferme et un petit bâtiment attenant : l’ancienne fabrique des tuyaux de fontaine en bois, en activité jusqu’en 1960. Voici le texte de l’association La Fougère de Liézey, découvert sur les lieux.

“Sur deux socles de garnit, on cale un troc d’épicéa d’environ 15 cm de diamètre et de 3m de long. Deux ouvriers se placent respectivement à chaque extrémité du tronc, et creusent le bois à l’aide d’une tarière (outil constitué d’un manche en bois articulé à une longue tige de fer, possédant à son extrémité une sorte de cuiller coupante se terminant par une mèche en fer).
La bonne orientation du travail est assurée par la présence d’un guide en bois évidé en son milieu, reposant à chacune de ses extrémités sur deux barres de fer fixes et parfaitement parallèles à l’axe du tron. L’ouvrier tourne la tarière qui pénètre dans le bois grâce à sa mèche, ce qui forme une “carotte de bois” que l’on retire de proche en proche. Il faudra répéter au moins vingt fois l’opération de chaque côté du tronc afin de réussir à l’évider sur toute sa longueur”.

Ici, une image (trouvée sur le net) d’un de ces tuyaux

Image – Bassin et tuyau en bois de fontaine à LIEZEY – Le village de Liézey (88) – Skyrock.com

No Description

 

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Ce qu’il reste de la fabrique

La forêt et ses “sapins” !