Cirque de Troumouse

C’est un cirque glaciaire, l’un des plus grands cirques des Pyrénées et d’Europe, qui fait un diamètre moyen de 4 km. Son assise se situe aux alentours de 2 200 mètres d’altitude. Les sommets qui l’entourent atteignent entre 2 800 et 3 100 mètres d’altitude, le plus haut étant le pic de la Munia avec une altitude de 3 133 mètres. Ils forment la frontière avec l’Espagne. Troumouse fait partie de la trilogie des cirques calcaires des Hautes-Pyrénées avec Gavanie et Estaubé.
C’était grandiose !

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Luz Ardiden

La station a été imaginée en 1966 par les élus locaux de cinq communes : Luz-Saint-Sauveur, Grust, Sazos, Sassis et Viscos. Les travaux ont commencé avec l’ouverture de la route depuis Grust en 1970. La première ouverture de la station a eu lieu le 16 janvier 1975 avec deux téléskis!
La route qui mène à Luz-Ardiden finit dans un cul-de-sac, mais la montée étant particulièrement difficile, cela en fait souvent une arrivée d’étape du Tour de France. Partant de Luz-Saint-Sauveur (710 m), la montée jusqu’au secteur d’Aulian (1 720 m) fait 14,7 km de long. Le dénivelé est de 1 010 m, soit une pente en moyenne de 6,9 %, avec un maximum à 10 %. Le Tour fait donc régulièrement étape à Luz, et la longue montée (col hors catégorie) en fait une étape très convoitée depuis sa 1ère apparition au programme du Tour en 1985 et la rude bataille qu’y mena Bernard Hinault pour conserver son maillot jaune.

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Auch

Sur la route des Pyrénées, la traversée du Gers et sa belle Préfecture : Auch, terre natale de D’Artagnan.
Réputée pour sa gastronomie, son équipe de rugby, sa cathédrale, ses pousterles et son escalier monumental du haut duquel la statue de d’Artagnan domine le cours du Gers qui la sépare en haute-ville et basse-ville, Auch est considérée comme la capitale historique de la province de Gascogne.
L’ensemble urbain constitué par l’escalier monumental, ses terrasses, leurs élévations, les bassins, les plantations des abords et la place Salinis, est classé au titre des sites remarquables pour son caractère rattaché aux « paysages bâtis par l’Homme »

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Montauban

Le ciel était gris, et le Tarn boueux… mais la découverte de la ville fut agréable.
Montauban est fondée par Alphonse Jourdain en 1144 par le Comte de Toulouse. Ainsi, il répond au désir des habitants du bourg voisin de s’affranchir de l’Abbaye Saint-Théodard, mais surtout, cela lui permet de renforcer sa présence au Nord-Ouest du territoire et d’établir un verrou de sûreté sur la route de Paris !
Durant des siècles, la ville a puisé dans le Tarn les sources de sa prospérité (moulins et commerce fluvial). Enrichis par les crues successives, les sols argileux ont permis l’établissement de nombreuses tuileries. Depuis le Moyen âge, elles ont produit les briques dont la plupart des bâtiments sont constitués, conférant à Montauban une grande unité architecturale.
La rivière s’est pourtant révélée être une alliée capricieuse par ses crues. Les dernières (1930, 1982, 1996) ont conduit à la mise en œuvre d’un vaste dispositif anti-inondation le long du Tarn.

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Guingamp

Au carrefour de l’Armor et de l’Argoat, Guingamp s’impose comme une des rares villes bretonnes proches de la côte, à ne pas se nicher au fond d’une ria. Guen gamp signifie « camp blanc » (camp favorable), nom qui évoque son emplacement dans une cuvette au doux climat marin, propice à la flânerie. Ce que j’ai fait 🙂 et qui a été très agréable pour découvrir le patrimoine très diversifié. Bon, je ne parle pas de foot ici, désolée…

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Saint-Brieuc

Une visite à Saint-Brieuc, préfecture des Côtes d’Armor, s’imposait.
La ville tient son nom du moine gallois Brioc (d’où le gentilé Briochin), Saint Brieuc, un des Sept saints fondateurs de la Bretagne.
Je n’ai pas été emballée, mis à part quelques belles maisons à colombages.
D’ailleurs, la rubrique économie de Wikipédia est assez claire : « La ville et ses environnements sont économiquement peu dynamiques et peu accueillants pour les entreprises ; le développement des infrastructures (par exemple, le faible déploiement de la fibre optique) ne favorisent pas l’essor économique et peu d’entreprises souhaitent s’implanter dans les Côtes-d’Armor et à Saint Brieuc en particulier. Symptôme de cette morosité, le centre-ville est l’un des plus désertés de France : les commerces y ferment en effet de plus en plus au fil des ans ».
Un bon point tout de même pour moi : Saint-Brieuc est l’une des rares grandes villes de Bretagne à ne pas avoir signé la charte Ya d’ar brezhoneg (Oui à la langue bretonne). Celle-ci vise à développer l’usage de la langue bretonne dans la vie quotidienne. Les lieux publics ne portent donc pas de signalétique bilingue ou en breton.

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Four à boulet

Les fours à boulets ont pour rôle de transformer en brûlots les navires ennemis, en l’occurrence, ceux des anglais. Ils ont été conçus par un ingénieur militaire sous Louis XIV et construits en 1794.
Fonctionnement de celui de la pointe du Roselier :
Le four en granite est situé sur une falaise au dessus de la mer.
Une vingtaine de boulets peuvent glisser sur le plan incliné constitué de 3 coulisses et entrer dans le four. Sur la face principale du four, 4 trous. A gauche, celui du haut sert à alimenter le feu en bois, celui du bas pour la ventilation. A droite celui du haut sert à surveiller la cuisson des boulets (2h30 de chauffe pour obtenir des boulets rouges – d’où l’expression tirer « à boulets rouges »), celui du bas pour la sortie du boulet et sa récupération.
Un canonnier saisit alors le boulet avec une « cuiller » et le porte à la batterie toute proche. Le canon ayant reçu préalablement une charge de poudre recouverte d’un bouchon de foin sec puis un autre de foin humide ou de goémon.
Il ne « restait plus qu’à » assurer la mise à feu… et essayer d’atteindre la cible !
D’autres informations sur d’autres types de fours sur wikipédia

Cette pratique était souvent mise en œuvre par des batteries côtières en raison du danger que représentait un four à bord d’un navire.
Elle pouvait dissuader les navires de s’approcher des côtes, plus par la menace qu’elle représentait que par son efficacité réelle, compte tenu de la faible précision de l’artillerie de l’époque. Au point que le général Bernadotte affirmait que la fumée d’un four à boulets aperçu au loin par un navire de guerre pouvait suffire pour le dissuader d’approcher des côtes.

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Les coulisses

La façade principale

Les quatre trous et la goulotte de sortie

Loguivy lès Lannion

L’église, nichée dans un théâtre de verdure date du XVème siècle. Pour accéder au clocher, il faut emprunter l’escalier construit sur le rampant du toit !
Il y a 3 fontaines dans ce village (je n’en ai pas vu beaucoup au cours de mon voyage…)
Celle de Saint Ivy, au bord du Léguer avait des vertus miraculeuses. On l’invoquait lors des coliques des jeunes enfants. Leur chemise était jetée dans le bassin de la fontaine. Si les manches flottaient, la guérison était assurée.

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Pointe de Plestin

Entre l’estuaire du Douron, qui sépare Plestin-les-Grèves de Locquirec, et la « Lieue de Grève », la Corniche de Plestin alterne falaises et criques.
Plestin est citée pour sa participation à la Révolte des Bonnets rouges survenue en 1675 en Bretagne. L’un de ses habitants fut « excepté » de l’amnistie royale de 1676.
Le bourg de Plestin n’est pas en situation littorale. C’est d’ailleurs une caractéristique commune à de nombreuses paroisses anciennes de la région comme Guimaëc, Plougasnou, Ploumilliau, Ploulec’h, etc., probablement par crainte des pirates saxons les « plous » (appellatif toponymique préfixé d’origine bretonne qui a pour sens « communauté » puis, par extension, « paroisse ») se sont établis à une certaine distance de la côte, mais situé sur un plateau, à plus d’un kilomètre de la mer.

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