L’appel de Saâles

Je relaie l’appel de Saâles 🙂 et fait un petit coup de pub pour mon cousin paysan dans les Hautes Vosges

Présent au Livre sur la Place à Nancy jusque dimanche 15 septembre, Jean VOGEL y dédicace son livre. Vous pouvez bien sûr discuter avec lui.

Voici un lien vers une présentation et un autre qui permet d’écouter son interview sur France Bleue

Ensuite le livre sera disponible en librairie…

 

Kaiserstuhl

Le Kaiserstuhl (la chaise de l’Empereur) et un massif de montagnes moyennes d’origine volcanique, entre le Rhin et la Forêt Noire, en Allemagne (Bade Wurtemberg). Le point culminant est le Totenkopf (557 m). Il doit probablement son nom au roi Otton III, qui a présidé à une journée de jugements près de Sasbach en 994, soit deux ans avant son couronnement en tant qu’empereur. Le terrain du Kaiserstuhl fut modifié de tous temps par les hommes car le lœss qui le recouvre est très sujet à l’érosion quand on le travaille. Des terrasses ont dû être aménagées très tôt pour permettre l’exploitation agricole de cette terre fertile. Ces terrasses sont aujourd’hui majoritairement utilisées pour la culture de la vigne mais on les utilise parfois aussi pour la culture d’arbres fruitiers ou des légumes.

La Cité médiévale d’Endingen am Kaiserstuhl, fut fortifiée à partir de 1285 et montre encore son passé d’Autriche antérieure. La porte de Königschaffhausen rebâtie en 1581 est la seule qui subsite des quatre portes de la Cité. En cheminant dans les vieilles ruelles, on découvre nombreux anciens édifices.

Sur le versant sud-ouest du Kaiserstuhl, Burkheim est un coquet village de vignerons. La plus célèbre maison à colombages est l’ancienne Gasthaus des cinq tours de Mittelstadt. Les dessins formés par les découpage des poutres est extraordinaire.

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Les vignes du Kaiserstuhl

La Maison aux cinq Tours de Burheim

La Porte de Königschaffhausen à Endingen

Ebersmunster

Dans un petit village de 500 habitants, découverte de cette abbaye, une des plus anciennes d’Alsace, dont la fondation remonterait à la fin du VIIème siècle.

L’église abbatiale est considérée comme le meilleur exemple de l’art baroque en Alsace, issu de l’esprit de la Contre-réforme. Elle adopte un plan qui se rapproche de celui des églises baroques du Vorarlberg (land autrichien). L’architecte Peter Thumb – auteur, quelques années plus tard, de 1755 à 1761, de Saint Gall, en Suisse – y a privilégié un espace dégagé, lumineux, où le regard est comme attiré naturellement vers le chœur et le maître-autel.

Pour les décors stuqués, Jakob Machoff s’est inspiré, en 1727, de l’art de l’ornementation français, adopté par les artistes de la vallée du Rhin vers 1700. Quant aux peintures, elles sont l’œuvre des peintres Joseph Malter, JF Siber (ou Siffert) et Joseph Mages, originaire du Tyrol.

Quant au mobilier : autels-retables, chaire à prêcher, confessionnaux, il contribue à l’harmonie baroque. Terminé en 1730, il réutilise certains éléments de la fin du XVIIème et du début du XVIIIème siècles.

… Extraits du site des Amis de l’Abbatiale

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Ribeauvillé

Ribeauvillé est une petite cité très touristique établie au milieu du vignoble, et est une étape incontournable le long de la Route des Vins d’Alsace. Il faut voir sa Grand’rue bordée de magnifiques demeures à colombages, joliment fleuries à cette saison, les quartiers pittoresques, que surplombent les ruines des trois châteaux des comtes de Ribeaupierre. Ici, les témoignages du passé abondent. L’histoire de la cité est liée à celle de la dynastie seigneuriale des Ribeaupierre.

… extrait de Mon Grand-Est – En savoir plus https://mon-grand-est.fr/ribeauville-alsace/

De ses fortifications médiévales, la ville conserve encore aujourd’hui une partie de son mur de remparts et certaines de ses tours défensives, dont la « Tour des Bouchers » (du 13ème siècle, reconstruite au 18ème siècle), qui doit son nom à la corporation des Bouchers (chargée, en cas d’attaque de défendre la ville à partir de cette tour).

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Place de la Sinne et Fontaine Friedrich, sculptée par un enfant de Ribeauvillé en 1862

La Tour des Bouchers

Porte des Pucelles (1780). Le nom provient d’une erreur de traduction ancienne faisant allusion à la Statue de la Vierge installée dans la porte à l’origine.

Wildenstein

Me voilà dans la vallée de la Thur (rivière de 53,3 km qui se jette dans l’Ill). Depuis 1964, un barrage édifié à Kruth régularise son débit lors de la fonte des neiges. La retenue générée est connue sous le nom de lac de Wildenstein. Cette année les niveaux sont très bas du fait de travaux visant à créer une seconde retenue dans le fond du lac et à vérifier l’étanchéité du barrage. Malgré tout, en amont la Thur est quasi sèche…

En arrière plan de la première photo, une « butte », le Schlossberg. A son sommet un chemin escarpé mène aux ruines du Château de Wildenstein construit vers 1312. Un tunnel d’accès y est creusé à même le roc. Le château a été détruit en 1644. Depuis le haut, belle vue sur Kruth et sa vallée glaciaire.

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Le bout du lac à sec et le Schlossberg

Le tunnel d’accès au château

Kruth dans la vallée de la Thur vue depuis les ruines du château

Cascade du Heidenbad

La Thur prend sa source au pied du Rainkopf à 1200 m d’altitude. À la cascade du Heidenbad, la Thur se jette du haut de rochers (24m). La cascade du Heidenbad qui pourrait être traduit par la cascade du « bain des païens » tire son nom des marmites de géants présentes le long de la chute d’eau. Le débit est très faible, mais heureusement existe encore car une partie de la cascade est alimentée par des bassins à poissons en amont. Le Heidenbad signifie « Bain des païens ». Ce nom aurait été inspiré par l’existence de marmites de géants en haut de la cascade. Leur aspect insolite a certainement favorisé l’apparition de croyances et légendes dont on ne connait plus les origines. En chemin des rochers rabotés par les anciens glaciers de cette vallée, et une jolie fontaine dans un tronc de sapin.

Je reviendrai lorsqu’il y aura plus d’eau, car on devine bien les traces à gauche de la cascade

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Hartmannswillerkopf

Séquence « mémoire » au Vieil Armand, sur le site emblématique du Hartmannswillerkopf. Il est l’un des quatre monuments nationaux de la Première Guerre Mondiale, et un des mieux conservés de nos jours. Il relate une des batailles les plus meurtrières qui eut lieu en France.

Surnommé « la montagne de la mort » ou « la mangeuse d’hommes », ce site a été le théâtre de terribles combats. Sur ce promontoire qui s’avance à 956m d’altitude au-dessus de la plaine d’Alsace, 30 000 hommes – français et allemands – ont été broyés sous un orage d’acier. Des deux côtés des tranchées, on se disputait durement ce poste d’observation stratégique. Rien qu’en 1915, le sommet changea quatre fois de camp. Les combats continueront pendant toute la guerre.

De nombreux bâtiments, tranchées et installation de guerre sont toujours en place. La balade pour les découvrir est émouvante.

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Fort de Tamié

A 990m d’altitude, le col de Tamié présente un intérêt et une position stratégique, de surveillance de la vallée d’Albertville et la porte de la Tarentaise.

Le fort avait pour vocation à stopper les colonnes armées italiennes convergeant vers ce carrefour stratégique. Il contrôle une importante ligne de retraite et d’opérations vers les Bauges.

Il fut édifié par l’Etat en 6 ans à partir de 1872, par environ 600 ouvriers. Il est le plus grand fort du système Séré de Rivières avant celui de Dampierre à Langres.

Un casernement à l’épreuve des nouveaux obus sera construit dans la roche du piton rocheux en même temps que le magasin sous roc.

En 1914, le fort de Tamié est le plus moderne de la place car ses munitions et sa garnison sont protégés dans des locaux à l’épreuve.

Pour ceux qui voudraient approfondir le Système Séré de Rivière, voici le site Fortiff’Séré

Belle promenade en faisant le tour des 1.8 kms de l’enceinte. Belles vues sur la vallée, bien sûr !

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