Turckheim

En 743, la ville est citée pour la première fois dans la charte de Wissembourg comme villa viticole.
Blottie au pied d’un vignoble réputé « Le Brand », Turckheim a su préserver son caractère moyenâgeux avec trois portes et d’importants vestiges du mur d’enceinte.
« Han sori zu Fir und Liacht » (Prenez soin de l’âtre et de la chandelle) : telle était la recommandation que le veilleur de nuit adressait à ses concitoyens lorsqu’il entamait son service. Elle était d’ailleurs la raison d’être de cet emploi municipal : éviter les incendies. Le dernier veilleur de nuit de Turckheim sera Mathias JAMM, qui prit la relève de son père Joseph JAMM (veilleur de 1873 à 1920) avec son frère Auguste, décédé lors des combats de la libération de la Poche de Colmar. Les progrès des temps modernes, la généralisation des installations électriques notamment, signeront son arrêt de mort. En 1953, la société d’histoire décide de remettre ce personnage à l’honneur, en assurant des rondes. Depuis plus de 50 ans, du 1er mai au 31 octobre, le chant du veilleur résonne à nouveau dans les rues de la vieille Cité à l’occasion de la ronde de 22 heures pour la plus grande joie des habitants et des visiteurs. Aujourd’hui, ils sont trois à avoir pris la relève et à se relayer au cours de la saison touristique.

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Tête de Merelle

Petite balade sympa, histoire de se changer les idées
Sur la tête de Merelle à 897 mètres d’altitude, se trouve un observatoire construit par les Scouts de France en 1964. 89 marches nous emmènent 15 mètres au dessus du sommet. De là, vue 360° aux alentours : Le Tholy, Gérardmer et le lac, les pistes de ski, Le Gazon du Faing, Le Tanet et même le Hohneck et son chalet.
Retour après avoir pris un bon bol d’air « pur » !

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Lac du Ballon

A l’origine, le site du Lac du Ballon est un lac glaciaire naturel fermé par une moraine. Le barrage est constitué d’une digue en terre, fondée sur une ancienne digue du 16ème siècle, elle même fondée sur la moraine naturelle.
En 1699 Vauban réaménagea cette digue pour alimenter en eau un canal, destiné à amener les matériaux nécessaires à la construction de la forteresse de Neuf-Brisach.
Peu à peu une perte d’étanchéité de la roche naturelle fut constatée, et en 1955, elle n’était plus étanche.
Le barrage fut alors remis en état, et le niveau surélevé, pour faire face aux besoins en eau potable des 50 000 habitants de la vallée de Guebwiller.
Voilà pour les données techniques !
Le niveau actuel est extrêmement bas. Sur le pourtour du lac, on voit les souches des arbres coupés lors de la mise en eau. Spectaculaire.

Maintenant, une petite légende ?
Les eaux froides et sombres dans lesquelles se reflètent les sapins vosgiens sont connues au travers de nombreuses légendes. En effet, il s’y trouverait, entre autres, une truite avec un sapin qui lui pousse sur le dos ou encore un carrosse d’or reposant sur le fond et qui reviendrait à la surface certaines nuits de pleine lune !

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Grand Ventron

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, en 1940, la crête secondaire qui passe par le Grand Ventron, le Felsach et le col d’Oderen est souvent citée comme un itinéraire privilégié par les soldats français qui fuyaient du nord vers la zone libre. À cette occasion, à la chaume du Grand Ventron, le chalet du Club alpin français cachait, restaurait, habillait cette armée en fuite avec la complicité du village.
Le massif est l’un des derniers refuges du Grand Tétras. Je l’ai entendu (mais pas vu, hélas !). Le loup a été photographié à proximité de Ventron en 2011.
La réserve naturelle nationale du Massif du Grand Ventron, créée en 1989, abrite l’une des rares forêts du massif vosgien à avoir conservé son caractère originel ainsi qu’un vaste réseau de clairières tourbeuses.
A cette saison, la chaume, entièrement recouverte de « brimbelliers », est rouge de leurs feuilles grillées par le soleil de l’été.
Dans la forêt découverte d’un mur païen (empilement de pierres). Les origines des murs païens sont longtemps restées obscures et controversées, tenant plus des contes et légendes que de faits historiques incontestables. Le qualificatif de « païen » a été donné par Léon IX, et laisse entendre que ces empilements de pierres seraient antérieures à l’ère chrétienne.

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Le Grand Ventron

Le mur païen

Sentier des crêtes

En sortant de La Bresse par la route des Américains, on débouche sur la route des crêtes, au pied du Rothenbachkopf (1316m). Cette montagne borde la route des Crêtes et se caractérise par un sommet en tête de corne, assez rare dans les Vosges où ce sont plutôt les formes arrondies qui dominent. La crête est sillonnée de chemins que je m’étais toujours promis de découvrir. Voilà, c’est fait !
Le Rainkopf voisin a été ma première halte. On y a une vue sur le Kastelberg, le lac Altenweiher et le début de la vallée de Munster.
Descente puis remontée sur le sommet du Rothen (comme disent les locaux). Vue 360° sur les Vosges. Le Rainkopf en avant du Kastelberg, de l’autre côté La Bresse, le Haut du Roc, et au Sud, le Batteriekopf.
Pour attendre le Batteriekopf, c’est plus doux. On marche presque à plat sur la crête. A l’arrivée, la vue est vraiment dégagée sur la vallée de Munster. Au Sud on voit le Schweisel et la Vallée de la Thur et le Lac de Kruth, et au Nord les ballons qu’on vient de franchir.
Retour par le sentier qui longe la route des crêtes en surplomb.
Magnifique balade !

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Au Rainkopf, vue sur le Kastelberg, le lac Altenweiher et le début de la vallée de Munster

Le Rothenbachkopf

Au Rothenbachkopf, vue sur le Batteriekopf

Au Batteriekopf, vue sur le Schweisel et la vallée de la Thur

Le Haut du Roc

Culminant à 1013 m d’altitude, sur un massif de granite recouvert de grès vosgien, ce sommet rocheux domine le secteur et offre une belle vue sur la vallée de Rupt, Vagney et Remiremont.
Ce plateau de grès est parsemé d’un grand nombre de blocs erratiques transportés par les anciens glaciers. De pareils phénomènes sont assez fréquents dans les montagnes, témoins de la glaciation. Le Haut-du-Roc, point le plus élevé où l’on trouve le grès vosgien, est par ailleurs un site naturel classé par la Direction régionale de l’Environnement de Lorraine.
Outre le large panorama qu’il offre sur la vallée de Basse-sur-le-Rupt et de la Moselotte, le Haut du Roc possède des poudingues, dalles de grès renfermant des galets, de plusieurs mètres d’épaisseur, appelées « Tables de Charlemagne ». Un calvaire érigé en 1933 se trouve sur la plateforme sommitale.

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Tables de Charlemagne

Poudingues

Place Stanislas

Pour clore cet itinéraire artistique, visite du Musée des Beaux Arts. Si les fenêtres du 2ème étage n’étaient pas habillées de rideaux opaques, on aurait une belle vue sur la Place Stanislas.
J’ai glissé le téléphone derrière ces rideaux.
Voilà le résultat, un point de vue inhabituel !

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Biblio Ginkgo

« Livre entre les lignes », née dans le cerveau bouillonnant de l’architecte Jérôme Piquant, est une œuvre de commande de l’association nancéienne Gink’Go. Cet arbre à livres urbain s’installera définitivement dans le Parc Sainte Marie. Avant son ancrage définitif, il voyage.
Dans le jardin du Livre sur la Place et du Jardin éphémère, l’harmonieux cube de métal, empilement de fines tôles d’acier Corten, s’offre ses premiers visiteurs.
A quelques mètres de distance, la cavité découpée donne à voir la forme simplifiée d’une feuille de Ginkgo biloba.