Lac de Fischboedle

Situé à 794 mètres d’altitude au dessus de la vallée de la Wormsa, c’est le plus petit des lacs vosgiens.
Très jolie description de ce lieu trouvée sur le site « Balades en Alsace » :
« … La randonnée découvre la vallée de la Wormsa, un des plus beaux exemples d’auge glaciaire des Vosges. Le petit lac du Fischboedle, issu du surcreusement du glacier de l’Ammelthal, véritable bijou, luit dans son écrin de rochers escarpés. Son nom signifie étang à poissons, de  » Fisch  » (poisson) et  » Boedle  » (marécage en germanique). Jacques Hartmann, riche industriel de Munster au XIXè siècle, le destine à cet usage en 1850 et le fait aménager en vivier à truites, rehaussant le niveau d’eau grâce à une digue.
Le bruissement de la cascade du Wuestenrunz, derrière le lac, contribue à faire de ce lieu un paradis de tranquillité et d’harmonie. Les chamois partagent ce point de vue puisqu’ils l’observent depuis les pentes dénudées du Hohneck… »
Rien à dire de plus. C’était une belle (re)découverte. J’ai même entendu chanter un Tétras (confirmé par une spécialiste présent), mais je ne l’ai pas vu !

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Les 5 châteaux

Me voilà sur la petite route touristique des 5 châteaux qui dominent la Vallée de Munster et la Plaine d’Alsace autour de Colmar. Le massif entoure le sommet du Stauffen (900m).

Le premier château est celui du Pfilxbourg. Le site a été occupé très tôt, peut être depuis l’âge du bronze. Les premières bases du château apparaissent vers 1220. Il a été édifié en une seule fois. Situé à 425m d’altitude, il tient une place militaire importante, est un château de garnison et un verrou entre la plaine et la vallée de la Fecht. Il a une forme hexagonale et un chemin de ronde en continu.

Puis, le château du Hohlandsbourg. Construit aussi sur un lieu stratégique à fortifier, en 1279 et adapté à la défense par artillerie en 1563, puis démantelé lors de la guerre de 30 ans. Il a ensuite été restauré. Du haut de son chemin de ronde, vue à 360 degrés sur la plaine d’Alsace d’un côté, le Hohneck et les crêtes de l’autre. Fantastique.

Les trois donjons des châteaux d’Eguisheim, se profilant sur la colline du Schlossberg, dominent la plaine d’Alsace à 591m d’altitude. Ces trois châteaux ont été édifié entre le 11ème et le 12ème siècle. Au centre, se trouve le plus ancien, le Wahlenbourg, avec son logis seigneurial, propriété du comte d’Eguisheim, Hugues IV. Puis vint l’édification du château situé plus au nord appelé le Dagsbourg. Le troisième appelé Weckmund fut construit au 12ème siècle. Il ne reste aujourd’hui que trois donjons en grès rose qui formaient à l’époque un seul et même château, progressivement détruit puis abandonné à partir du 15ème siècle Les restes des châteaux se dressent sur une colline boisée d’où l’on observe une jolie vue sur la plaine d’Alsace et notamment sur Eguisheim, l’un des plus beaux villages de France.

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Eguisheim

C’est un village circulaire, ce qui est peu courant en Alsace. Une double fortification avait été édifiée selon deux ellipses. La place n’avait pas de vocation militaire mais plutôt un rôle économique et financier de tout premier ordre, accueillant de nombreuses cours dîmières (lieux de vente, d’achat, d’échange, de mesure, de taxation…) à protéger.
Sous les fenêtres, toutes décorées pour les fêtes de Pâques qui arrivent, et sur les colombages, apparaissent des épigraphes. Il est de coutume qu’un couple appose ses initiales et la date de construction de son logis, et parfois une référence au divin pour implorer la protection de la maison.
Un personnage au destin illustre, Bruno d’Eguisheim, vit le jour le 21 juin 1002 dans le château de la ville. Il devint Pape sous le nom de Léon IX de 1049 à 1054. Une chapelle éclatante de contraste et de polychromie, lui est consacrée, dans l’enceinte du château.
L’église comporte une très belle vierge ouvrante du XIIIème siècle, en tilleul polychrome.
Eguisheim a été classé Village préféré des Français en 2013, et accueille les cigognes comme tous les villages alsaciens. Elles sont là, je les ai vues.
Fin de la balade par la plaine d’Alsace avec les cerisiers en fleurs.

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Hohrod et Le Linge

Un peu d’Histoire… et de retour dans le passé de nos anciens.
Depuis Munster, direction Le Linge par Hohrod, village sinistré lors de la Première Guerre mondiale. En effet, la bataille du Linge-Schratzmaennle-Barrenkopf, se déroule pour une bonne partie sur son territoire.
Premier arrêt au cimetière allemand de Hohrod, créé par les autorités françaises après la fin des hostilités. Il se situe près du Linge et regroupe les 2 460 victimes militaires allemandes qui avaient été inhumées dans des sépultures provisoires dans les communes environnantes. La plupart des victimes étaient originaires de Bavière mais aussi du Bade-Wurtemberg, de Hanovre, de la Frise, du Brunswick et de la Rhénanie.
Deuxième arrêt au Mémorial du Linge.
Le LINGE est un champ de bataille, où un affrontement particulièrement meurtrier eut lieu entre le 20 juillet et le 15 octobre 1915, et fit 17 000 morts. Ensuite, Français et Allemands restèrent face à face jusqu’au 11 novembre 1918. Ce champ de bataille, classé site historique, présente un aspect saisissant : l’infrastructure du solide système de défense allemand très bien conservé et les vestiges de tranchées françaises en terre meuble, sont les témoins émouvants de la « guerre des tranchées ».
Le musée mémorial du LINGE montre les objets français et allemands trouvés sur place : armes, munitions, objets personnels et reliques. Mannequins de chasseurs français et allemands, maquettes du champ de bataille, photos, textes, cartes géographiques.

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Bergheim, le chemin des crèches

Le chemin des crèches de Bergheim propose un parcours original à la découverte de plus de 80 crèches artisanales, créées par les habitants et les associations du village et mises en scène dans la cité. C’est dans cette ancienne cité médiévale que les crèches sont les plus nombreuses en Alsace, représentations naïves ou véritables œuvres d’art, réalisées à base de ceps de vignes, de bouchons de liège, de maïs, de paille et de bien d’autres matériaux encore.
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Bergheim

Le site de la mairie de Bergheim décrit la ville ainsi :
« Charmante cité médiévale, Bergheim, de par sa situation à la limite de la haute et de la basse Alsace, connut une histoire riche et tumultueuse. Ses origines se perdent dans la nuit des temps, car, déjà au cours de la préhistoire, le territoire de Bergheim avait attiré l’homme ainsi que devaient le confirmer les fouilles effectuées au Grasberg. »
Je suis tombée sous le charme de cette petite ville, loin de l’agitation des localités alsaciennes plus touristiques , surtout en cette période de préparation de Noël.
Il faudra que j’y retourne pour explorer les remparts.
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Obernai

Carrefour romain, puis villa royale mérovingienne, “Ehenheim” (Obernai) est citée pour la première fois en 778, et nommée Oberehnheim en 1242 pour se distinguer de Niederehnheim (Niedernai). On suppose que la ville était la propriété des Ducs d’Alsace puis des monastères de Hohenbourg (actuel Mont Sainte-Odile) et de Niedermunster, les deux couvents fondés par Sainte Odile et son père. La lecture du site de tourisme nous apprend que la ville fut impériale puis royale.
Epargnée par les destructions de la Seconde Guerre Mondiale, malgré les incorporations de force dont témoigne le Mémorial du Mont National, la ville connaîtra un essor économique et touristique remarquable à partir des années soixante. En vingt ans, sa population double et Obernai devient un important pôle d’emplois.

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