L’Epargny

Petite balade dominicale sur les hauteurs de Bonneville, à la découverte d’un chemin qu’on n’a pas trouvé… Nous sommes montés jusqu’au monument de la résistance d’Ayze, ce qui nous a permis d’avoir un joli point de vue sur Bonneville, la vallée, et les montagnes environnantes. Dans le vieux village de l’Epargny, arrêt au lavoir et pensées pour les lavandières qui ont fréquenté ce lieu, dans des conditions climatiques rudes.

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Bonneville

Le comte Pierre II de Savoie décide dans la première moitié du XIIIe siècle de construire une fortification sur la colline, la Bona Villa. Et en 1262, il fait construire la ville neuve de Toisinge.
Sa fille Béatrice de Faucigny (1237-1310) en fait sa résidence et dote en 1262 le bourg adjacent de franchises et de privilèges. En 1283, elle donne à la ville neuve le nom de Bonneville, qui devient progressivement la capitale administrative de la baronnie du Faucigny en 1310, remplaçant la cité de Cluses. Ce changement politique et stratégique entraînera un conflit entre les deux cités.
La ville médiévale est frappée par de violents incendies en 1442, en 1618 et le 17 juillet 1737. Les deux tours subsistantes du château sont réédifiées en pierre et le château est transformé en prison au XVIIIe siècle. Sous la Révolution française, la commune s’appelait Mont-Molez ou Mont-Mole.
La ville est traversée par l’Arve, affluent du Rhône à Genève, rivière déséquilibrée par des extractions massives de graviers dans les années 60, et présentant des crues impressionnantes, dont la dernière en mai 2015.
L’Arve dévastait les campagnes et les cultures. Le Roi Charles-Félix l’a contenue dans un lit régularisé par la construction de digues. En 1824, les Faucignerands élevèrent la colonne dédié à leur Prince « très bon et très sage ».
Sur la Place de l’Hôtel de Ville, la fontaine à repose seaux, a été restaurée et remise en eau en 2012. C’est une fontaine de style baroque. Trois de ses six pans sont ornés de mascarons de bronze à mufle de lion, prolongés par les tuyaux qui rendent l’eau.

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Mont-Saxonnex

Mont-Saxonnex (en Haute-Savoie on ne prononce par le x…) est une commune d’abord agricole mais également industrielle qui a, parmi les premières, profité de l’essor de l’industrie horlogère, au XVIIIe siècle. La plupart des habitants alliant activité agricole et industrielle fabriquaient tout au long du XIXe siècle et jusqu’à la Seconde Guerre mondiale pignons, axes et autres pièces de montres qui se vendaient aux assembleurs genevois. Il en a résulté un type d’habitat caractéristique encore aisément observable où l’on voit des bâtiments de ferme dont un des côtés est percé de baies vitrées, éclairant un plan de travail où étaient réalisées les opérations minutieuses de façonnage de petites pièces. Les ouvrants de ces fenêtres pivotent vers l’extérieur, car le plan de travail était surmonté de courroies de transmission reliant un arbre en position haute à diverses petites machines. Ces ouvertures permettaient également de faciliter le chargement des barres de matière première dans les machines qui réalisaient les pièces métalliques.
Aujourd’hui, la commune est une petite station familiale de sports d’hiver.

L’église (début XIXe siècle), consacrée à Notre-Dame de l’Assomption, est posée sur un piton rocheux qui domine la vallée de l’Arve et offre un point de vue exceptionnel répondant au nom de Belvédère du Faucigny.
La chapelle de Pincru, fondée en 1664 par un habitant ayant fait fortune en Allemagne, avec son clocher à bulbe, ses ardoises et son retable classé datant du XVIIe siècle (école italienne) est typiquement représentative du style de la région. Construite en rive droite du Bronze, près du Pont de la Villia, elle est le centre du hameau de Pincru, second pôle d’habitation de la commune.

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Mont-Saxonnex et le Mole

Mont-Saxonnex et le Haut Jura à l’horizon

Marignier vu du Belvédère de Faucigny

Plateau de Solaison

Outre la vue panoramique dont on y jouit sur les Alpes de Savoie, du Valais et la chaîne du Jura, le plateau de Solaison joue les alpages en été et le domaine skiable l´hiver dans un cadre sauvage préservé.
La première photo est celle, à droite, de la Pointe d’Andey 1878m, qui surplombe le plateau. De là-haut la vue doit être impressionnante. Sur la gauche, les Glières. J’espère aller découvrir ces lieux en rando cet été…
La deuxième nous montre la chaîne du Bargy (de gauche à droite : le Grand Bargy, 2301m, la pointe Blanche, le Jalouvre 2408m, et devant, les Rochers de Leschaux 1885m)

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Hiver à Montpiton

Montpiton, petit village de Haute Savoie, non loin de La Roche sur Foron, avait une seule petite piste de ski. Mais la station, géré par des bénévoles, a été fermée cette année. La pente permet de faire quelques descente de luge, avec devant soi le Mont Salève, au delà, le Jura, et en contrebas, le Léman, lorsqu’il n’est pas trop producteur de nuages bas, qui rabattent la pollution dans la vallée. En tout cas, en traversant ces nuages , on peut y admirer la nature emprisonnée dans le givre.
Belles journée, beaux paysages !

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Samoëns

Petite sortie dominicale un peu tard dans l’après-midi, il faisait -2° !
Découverte de Samoëns située au cœur des Préalpes du nord dans la vallée du Giffre.
« Cette commune de montagne est une des plus étendues du département de la Haute-Savoie. La vallée de Samoëns et ses neuf hameaux se distinguent par la richesse de son patrimoine et une activité continue tout au long de l’année, principalement emmenée par le tourisme hivernal et estival. »
Bon, çà c’est le descriptif de Wikipédia. Nous, on n’a pas vu grand monde… sauf peut être dans la maison de la Jaÿsinia, pâtisserie qui existe depuis 1880, et où opère Thierry Froissard, Champion du monde de pâtisserie en 1989 et meilleur ouvrier de France. Le Biscuit de Savoie y est excellent !
Fin de la sortie en observant les parapentistes qui ne devaient pas avoir bien chaud dans les airs, à la lumière de la lune.

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Plateau d’Assy

Me voilà repartie à la recherche du soleil dans les hauteurs. Cette fois ci, c’est le Plateau d’Assy, non loin de Sallanches.
Premier arrêt par le village pour y visiter l’église ND de Toutes les Grâces, qui doit sa célébrité à sa décoration, réalisée par les plus grands artistes de l’époque. Elle est considérée comme l’édifice clé du renouveau de l’art sacré au XXe siècle. Au moment de sa consécration, en 1950, cette église résolument tournée vers l’art moderne choqua une partie traditionaliste du clergé français, accoutumée à plus de classicisme.
En poursuivant la route, on arrive à la petite station familiale de Passy Plaine-Joux. Petit plateau à partir duquel la vue sur le Mont Blanc est saisissante. Les connaisseurs reconnaitront sans peine ci dessous de gauche à droite : le Mont Blanc du Tacul, (4248m), le Mont Maudit (4465m), le Mont Blanc (4810m), et un peu en avant, le refuge du goûter.
La deuxième photo ci dessous voit s’envoler un parapentiste au dessus de la vallée, où on devine Sallanches sous la pollution, surplombée par le Mont Joly, beaucoup moins élevé (2525m).

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