Haute-Savoie – Chrisncy's Blog

Le Môle

La montagne du Môle a la forme d’un cône presque parfait : 7 km en longueur pour 5 km en largeur, avec une altitude de 1 863 m. C’est une petite montagne pour la Haute-Savoie, mais elle a une grande importance géographique : elle sépare la vallée de l’Arve, au sud et à l’ouest, de la vallée du Giffre, au nord et au sud-est, et commande l’entrée sud du bassin genevois.
Sa forme spécifique, que l’on peut prendre pour un volcan suivant l’angle de vue, constitue un excellent repère naturel pour les montagnards et les voyageurs sur des dizaines de kilomètres tout autour.
Pour l’anecdote, c’est depuis le sommet du Môle en 1775 que l’Anglais Schuckburgh a évalué la hauteur du Mont Blanc à 4 804 m (l’altitude officielle étant de 4810 m).
Son ascension (800m de dénivelé, tout de même…) permet d’obtenir un panorama 360° sur tous les paysages environnants (Jura, lac Léman, massif du Mont-Blanc, chaîne du Bargy et Salève) en embrassant presque l’ensemble du département.

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Saint-Gervais-les-Bains

Station thermale réputée depuis son lancement au début du 19° siècle, Saint Gervais attire les alpinistes venus défier le plus haut sommet français par la voie royale. Les anciens palaces affichent de spectaculaires façades Arts déco.
Grimpette en télécabine jusqu’au Mont d’Arbois (1833m) point de départ des nombreuses pistes de ski. Mais en été, la balade est possible pour rejoindre le Mont Joux (1958m) que j’ai rejoint. Vues splendides sur le Mont Blanc et les chaînes avoisinantes, malgré les nuages qui s’y accumulent en fin de journée.

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Faucigny

Faucigny et Le Faucigny…

Le Faucigny perpétue le nom du château de Faucigny. Sa zone géographique historique correspond au bassin de l’Arve, pris dans son ensemble. Intégré en 1355 à la Maison de Savoie, il devint la 6° province du Duché. Aujourd’hui, fort de 4 villes dynamiques, La Roche sur Foron, Bonneville, Cluses et Sallanches, il canalise les communications entre le Genevois et la voie transalpine du Mont Blanc.

La maison de Faucigny est une famille noble du Xe – XIe siècle qui a donné son nom à un château, à une commune et à une ancienne baronnie puis province du duché de Savoie. Famille très probablement vassale des comtes de Genève, les sires de Faucigny contrôlent la vallée de l’Arve et le Beaufortain jusqu’à ce que la branche principale s’éteigne en s’alliant au XIIIe siècle à la Maison de Savoie puis aux Guigonides, dauphins de Viennois.
Leur origine est mal connue. Cependant, on connaît Guy de Faucigny, alors évêque de Genève, par un acte de 1083 dans la donation du prieuré de Contamine-sur-Arve à l’abbaye de Cluny, dans lequel il énumère sa parentèle. Ce prieuré deviendra plus tard le lieu de sépulture du lignage.

Le château de Faucigny est un ancien château fort, du XIe siècle, en ruine, dominant de plus de 250 mètres la vallée de l’Arve. Berceau de la famille de Faucigny, il devait certainement exister vers 930, bien qu’il ne soit mentionné explicitement qu’en 1119. Le château est le « noyau » de leur pouvoir, selon l’expression de l’historien Nicolas Carrier.

A Faucigny, l’église date du XiX° siècle.

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Contamine sur Arve

Au-dessus des vignes, au nord du village de Contamine se dresse le Château de Villy. Le bas de la tour aurait été construit, dès 1084 par Monseigneur Guy de Faucigny. Noble Jean-Claude de Vidomne de Chaumont (dont les armoiries étaient visibles encore récemment, au-dessus du portail d’entrée) fit bâtir un bâtiment d’un seul étage accolé à la tour. En 1721, le Marquis de Sales fait construire la partie sud-ouest sur les masures de la maison édifiée au XVI° siècle.
Récemment aménagé avec la création de sentiers et d’un espace paysager, le parc du château est une invitation à voyager entre le chef-lieu et les hameaux.

Le Prieuré de Contamine, nécropole des sires de Faucigny, site clunisien, est fondé en 1083 par Guy de Faucigny, évêque de Genève. Seule église gothique d’architecture XIIIème siècle, type anglais-gallois, en Savoie.
Les moines clunisiens s’installent à Contamine jusqu’en 1625. En 1589, les troupes françaises détruisent le couvent. L’église est alors amputée d’une partie de sa nef. Les Barnabites leur succèdent et réparent la façade Ouest en obstruant le trou béant crée lors de cette attaque. Classée monument historique en 1909, la belle église résiste au temps comme elle l’a fait autrefois à la fureur des hommes.

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Yvoire

Yvoire, classée parmi les plus beaux villages de France, invite assurément à se laisser porter par l’aimable poésie qui se dégage de ses ruelles, pour peu que l’on évite les hautes saisons. Ce qui ne fut pas le cas hier…
Reconstruit au début du XIVème siècle, à l’emplacement d’une ancienne place forte, Yvoire a conservé de cette époque une partie de ses remparts, dont 2 portes percées dans des tours, et son château au puissant donjon carré cantonné de tourelles., et quelques maisons anciennes.
De l’extrémité de la jetée on aperçoit la rive suisse du Léman et les hauteurs du Jura, d’un côté, et de l’autre les Alpes.

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Lac Bénit

Dernière balade avant le retour… Lorsque l’on se rend de Mont-Saxonnex au lac Bénit, au moment de franchir la dernière éminence avant de plonger sur le lac, on ne peut manquer de lever les yeux sur la paroi nord-ouest du Petit Bargy. C’est là que l’on aperçoit ces deux cavités qui, séparées par un éperon font immédiatement penser à un visage : ce sont les « yeux » et le « nez » du Bargy.

Pour le Lac, il existe une légende (et même plusieurs, trouvées sur le site de la commune de Mont-Saxonnex). En voici une :
 » Autrefois, les fées venaient y prendre leurs ébats. On cherchait de toutes façons à s’emparer au moins de l’une d’entre elles mais elles étaient si agiles qu’on ne pouvait y arriver. Un jour, on eu l’idée de clouer un joli soulier sur un billon. Pendant que ces chausseurs d’un nouveau genre se tenaient soigneusement cachés dans les alentours, les mystérieuses fées vinrent comme de coutume danser sur les eaux et folâtrer sur le gazon. Leur attention fut bientôt attirée par le soulier qui luisait au soleil. L’une d’elle s’amusa à le chausser, et quand il fût bien lacé, les chasseurs accoururent et la prirent au piège avant qu’elle n’eut le temps de se remettre en liberté. La voyant prise, ses compagnes lui crièrent en s’enfuyant : « Apprends-leur tout à faire, le beurre et la tomme, sauf la mire et la coëta. » (La coëta est le sérac, obtenu en faisant cuire le petit lait, et la mire est le dernier résidu de cette cuisson.). Ingénieuse manière d’expliquer comment au Mont on avait appris à faire le beurre et la tomme, lesquels ont toujours compté parmi les principales ressources du pays. « 

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Au Salève

Le Salève est une montagne des Préalpes, appelé aussi le « balcon de Genève ». Avec ses 1 379 mètres au sommet du Grand Piton, il permet une vue 180° sur le genevois, et 180° aussi de l’autre côté, au Point de vue du Plan, sur le Mont-Blanc et le Lac d’Annecy. Tout simplement grandiose.

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