Four à boulet

Les fours à boulets ont pour rôle de transformer en brûlots les navires ennemis, en l’occurrence, ceux des anglais. Ils ont été conçus par un ingénieur militaire sous Louis XIV et construits en 1794.
Fonctionnement de celui de la pointe du Roselier :
Le four en granite est situé sur une falaise au dessus de la mer.
Une vingtaine de boulets peuvent glisser sur le plan incliné constitué de 3 coulisses et entrer dans le four. Sur la face principale du four, 4 trous. A gauche, celui du haut sert à alimenter le feu en bois, celui du bas pour la ventilation. A droite celui du haut sert à surveiller la cuisson des boulets (2h30 de chauffe pour obtenir des boulets rouges – d’où l’expression tirer « à boulets rouges »), celui du bas pour la sortie du boulet et sa récupération.
Un canonnier saisit alors le boulet avec une « cuiller » et le porte à la batterie toute proche. Le canon ayant reçu préalablement une charge de poudre recouverte d’un bouchon de foin sec puis un autre de foin humide ou de goémon.
Il ne « restait plus qu’à » assurer la mise à feu… et essayer d’atteindre la cible !
D’autres informations sur d’autres types de fours sur wikipédia

Cette pratique était souvent mise en œuvre par des batteries côtières en raison du danger que représentait un four à bord d’un navire.
Elle pouvait dissuader les navires de s’approcher des côtes, plus par la menace qu’elle représentait que par son efficacité réelle, compte tenu de la faible précision de l’artillerie de l’époque. Au point que le général Bernadotte affirmait que la fumée d’un four à boulets aperçu au loin par un navire de guerre pouvait suffire pour le dissuader d’approcher des côtes.

Cliquer sur une photo pour voir la série

Les coulisses

La façade principale

Les quatre trous et la goulotte de sortie

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