Au cœur d’un parc de 85 ha, le château de Trévarez domine la vallée de l’Aulne. Il témoigne du rêve d’un homme, James de Kerjégu, qui entreprend en 1893 la construction d’une résidence prestigieuse, à la pointe de la modernité, dans le contexte trépidant de la Belle Époque. Déjà labellisé « Jardin remarquable » le Domaine de Trévarez est également reconnu comme « Jardin d’excellence » pour sa collection de camélias.
Voyage
Pointe du Raz
C’est l’extrémité ouest de la Cornouaille. Cet éperon rocheux s’enfonce dans le terrible raz de Sein que, selon l’adage, “nul n’a passé sans peur et sans douleur”. Ce site attire annuellement 1 million de visiteurs… d’où la perte de ce côté sauvage observé lors des balades sur les autres sites.
A la pointe, la visibilité du jour à permis de voir l’île de Sein.
Pointe du Van
Cette pointe ferme le nord de la Baie des Trépassés dont le sud est fermé par la Pointe du Raz. Plus épargnée que cette dernière par le tourisme de masse, certains (dont moi) la préfèrent pour son aspect plus naturel. Grand site de France, sa protection et sa gestion sont assurées par le Syndicat mixte pour l’aménagement et la protection de la Pointe du Raz et du Cap Sizun.
La roche qui la compose, plus friable que celle de la pointe du Raz, la rend plus vulnérable aux attaques de la mer. Elle n’a donc de pointe que le nom car l’on a souvent des difficultés à en trouver l’extrémité tant elle est évasée et ses avancées rocheuses nombreuses.
La baie des Trépassés est enserrée entre la pointe du Raz et la pointe du Van. Plutôt qu’une allusion aux corps des naufragés amenés par les courants, le nom de la baie proviendrait d’une déformation de son nom en breton, signifiant baie des âmes en peine. On pense que la baie était le lieu d’embarquement des druides vers l’île de Sein. Certains y situent également la légendaire ville d’Ys, cité du roi Gradlon. Bref, un lieu plein de mystère !
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Douarnenez
Le grand port sardinier d’antan n’abrite plus que quelques barques de pêche artisanale. Il a cependant gardé fière allure avec ses façades colorées qui ont inspiré tant d’artistes, de Renoir à Boudin. Quant aux anciens bars à matelots, ils ont pour la plupart cédé la place à des restaurants entretenant l’animation sur le quai.
Au prix d’adaptations techniques et commerciales, les 3 entreprises Chancerelle, Cobreco et Paulet vont traverser les bourrasques du siècle. Aujourd’hui, elles forment le premier pôle européen de la conserve de poisson.
Quimper
Kemper (confluent) s’épanouit au croisement du Steir et de l’Odet. Le roi Gradlon, fuyant la ville d’Ys engloutie par les flots, en aurait fait la capitale de Cornouaille. Les Romains développèrent la vocation commerciale de la cité. Au 13e s., les corporations s’installent au pied de la cathédrale en construction. Des riches émissaires du roi de France confirment l’essor de la ville et bâtissent des hôtels particuliers. Depuis, la ville s’étend noblement le long de ses quais fleuris.
Trois siècles ont été nécessaires pour édifier la cathédrale. Superbement restaurées, deux saisissantes flèches s’élèvent à 76 m. Les rues pavées nous entraînent au Moyen-Age avec les maisons à encorbellements, pans de bois et colombages.
En principe, on ne quitte pas Quimper sans avoir acheté, à la faïencerie H.B. Henriot, son bol décoré « main » d’un Breton jouant du biniou avec si possible son prénom écrit dessus. En principe… mais je n’ai pas fait !
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Pointe Saint Mathieu
Cette pointe, battue par les flots, fut habitée depuis des temps lointains. On y trouve aujourd’hui l’ancienne abbaye (11è siècle) en ruine, un phare (37m, élevé en 1835, portée 50kms), un sémaphore occupé par l’armée, un cénotaphe (monument aux marins morts en mer lors de combats, et un monument aux marins morts en mer. Ici, c’est le bout du monde…
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Plougastel Daoulas
Le calvaire de Plougastel est un des sept grands calvaires de Bretagne.
Il fut bâti entre 1602 et 1604 en tant qu’ex-voto pour la cessation de l’épidémie de peste de 1598 et a été classé monument historique en 1889. La distribution des 182 figures n’est pas ordonnée linéairement avec exactitude mais semble correspondre à quatre thématiques répondant aux points cardinaux. Ce sont à l’Est la naissance et l’ensevelissement, au Nord la souffrance, au Sud la Pâque et le chemin de croix, à l’Ouest la mort et la résurrection.
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Brest
Visite rapide sous un ciel gris et mouillé. Mais visite tout de même…
Sur les remparts, la Tour Rose, construite par l’American Battle Monuments, commémore l’accueil des Brestois aux américains lors de la Grande Guerre. Détruite en 1941, elle fut reconstruite en 1958. De cette emplacement, vue sur la rade.
Le Château, unique témoin de l’histoire du Vieux Brest apparait au XIè siècle sur un site déjà fortifié par les Romains. Vauban en modernise le système de défense.
Le pont de Recouvrance est un pont levant qui franchit la Penfeld (rivière et bras de mer). Dominant l’arsenal et le port militaire, il remplace le pont tournant (pont National) détruit en 1944 par les bombardements alliés. Inauguré le 17 juillet 1954, il fut longtemps le plus grand pont levant d’Europe. Chaque pylône mesure 70 m de haut. La travée mobile actuelle (installée en 2011), d’une longueur de 88 m et large de 15 m, pèse 625 tonnes.
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