Pointe des Espagnols

Constituée d’une falaise de plus de 60 mètres de hauteur, au sommet et en bas de laquelle subsistent les vestiges de fortifications militaires et de bâtiments d’hébergement de troupes, la Pointe des Espagnols se prolonge vers le nord-est par le rocher de la Cormorandière. L’étroit chenal situé entre la pointe et le rocher est le siège des plus forts courants agitant la rade.
Cette position stratégique, face à Brest fut déjà remarqué du temps des ducs de Bretagne, qui y implantèrent un fortin dès 1387 (aujourd’hui disparu). En 1594, les Espagnols y débarquèrent et n’en furent délogés qu’après d’âpres combats. C’est de cette période que la pointe tira son nom.

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Brest vu de la Pointe

Le Fort de Cornouaille

L’océan à contre jour, direction l’Amérique !

Cap de la Chèvre

Le Cap de la Chèvre (ou Beg penn ar roz en breton) est le cap méridional de la presqu’île de Crozon.
Couvert d’une lande rase à bruyères cendrées et ajoncs et en arrière-plan de pins maritimes et buissons, le cap a conservé un aspect sauvage.
Au bout du cap, par beau temps, c’était le cas hier 🙂 on peut apercevoir sur la gauche le cap Sizun et l’île de Sein, l’ensemble de la baie de Douarnenez, la pointe de Pen-Hir, la pointe Saint-Mathieu et les îles Ouessant et Molène, et à droite les « tas de pois ».
Belle promenade où j’ai fait le plein de bon air pur iodé…

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Crozon

Le retable des dix mille martyrs est un tableau en bois polychrome du XVIIe siècle, qui se trouve dans l’église Saint-Pierre de Crozon. En chêne sculpté, 5m de côté.

Un peu d’histoire ou de légende ?
L’œuvre représente le martyre par crucifixion de soldats chrétiens sur le mont Ararat en Arménie, en 120 après Jésus-Christ. À la suite d’une révolte de populations arméniennes contre l’occupation romaine, une armée de seize mille soldats est envoyée, mais l’expédition tourne à la déroute. Ne restent que neuf mille hommes pour combattre. Selon la légende, un ange leur assure la victoire s’ils se convertissent et adorent le vrai Dieu. Leur conversion faite, ils remportent triomphalement la bataille. Pressés de sacrifier aux dieux de Rome, ils refusent et affirment leur foi dans le vrai Dieu. Ils sont mis au supplice, mais aucun ne renie, au contraire ; ébranlés par leur courage, mille légionnaires les rejoignent dans le martyre et se convertissent. Ils sont finalement crucifiés.

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Quand c’est gris, c’est gris…

Vue depuis le Menez Hom, sommet des Montagnes Noires (330m). Pas très haut pour les montagnards, mais panorama 360° ! Et quand le vent s’y met, on n’y reste pas longtemps, et on n’y fait pas beaucoup de photos…
Au premier plan, l’Aulne maritime et ses méandres, plus loin, la rade de Brest.

Signalisation

Voilà un bel exemple de l’orientation en Bretagne…
Cette table d’orientation, scupltée sur un dolmen, n’indique… rien… comme à beaucoup de carrefours sur les petites routes, où les pancartes (si elles existent) n’indiquent pas les lieux inscrits sur une carte routière ou le GPS ! Un vrai jeu de piste pour trouver son chemin… J’avais ce souvenir datant d’une cinquantaine d’années. Toujours à jour !


Pointe de Pen-Hir

La Pointe de Pen-Hir (la longue pointe, en breton) est la plus belle des 4 pointes de la presqu’ile de Crozon, avec son à-pic de 7m et son panorama. En contrebas, les 3 formidables rochers isolés sont appelés “Tas de Pois”. De la pointe on peut voir au Nord la pointe Saint Mathieu, au Sud celle du Toulinguet et en arrière le Ménez-Hom. Ce relief culmine à 63 m au-dessus du niveau de la mer et forme une crête topographique armée par le grès armoricain très clair.
Le monument aux Bretons de la France libre, dite Croix de Pen-Hir est un monument commémoratif aux Bretons de la France libre, inauguré dans les années 1960 par le général de Gaulle. Construit en granite bleu de Brennilis, il est destiné à porter témoignage de l’existence des Français libres bretons.

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Pont de Térénez

Pour les amateurs de génie civil… Voilà un bel ouvrage au dessus de l’Aulne maritime, ce fleuve côtier qui se jette dans la rade de Brest.
Alors que la route est longtemps restée liée aux seuls échanges de proximité, les voies d’eau navigables sont parmi les premiers grands facteurs de développement. L’Aulne est un trait d’union entre la rade de Brest et le canal de Nantes à Brest jusqu’à la période où l’auto devient prédominante.
Signe de cette mutation, la construction de certains ponts est spectaculaire et considérée comme un élément essentiel de désenclavement pour la presqu’île de Crozon, si l’on ne veut pas faire un détour de 47 km pour passer par Châteaulin afin de rejoindre le Nord-Finistère.
Le Pont de Térénez apparait dans le paysage en 1925, détruit pendant la seconde guerre mondiale.
Un deuxième ouvrage lui succède en 1952. Malheureusement, la pénurie de matériaux à l’époque entraîne l’utilisation de ciment de mauvaise qualité. Le pont contracte alors le « cancer du béton » (alcali-réaction).
Le troisième ouvrage (avril 2011) est le premier pont courbe à haubans de France, de 515 m de portée dont 285 m pour la travée centrale. C’est une première mondiale, jamais un pont à haubans de forme circulaire n’avait été construit. L’ouvrage est récompensé en 2013 par le World Infrastructure Award et en 2014 par le prix du plus bel ouvrage d’art remis par la Fédération internationale du béton. Il détient le record du monde de portance en courbe et sans support.

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