Rottweil

2ème étape : Rottweil !
À l’époque romaine, des mâtins, ancêtres de nos rottweilers d’aujourd’hui, gardent le bétail destiné à nourrir les légionnaires pendant les grandes campagnes militaires. Une fois les Alpes passées, les Romains progressent jusqu’en Germanie, où ils installent des garnisons, notamment à Rottweil, dans la région du Wurtemberg. Au Moyen Âge, Rottweil devient une ville très prospère, avec une forte activité commerciale. C’est à ce moment que l’on retrouve l’ancêtre du rottweiler sous le nom de metzgerhund (littéralement « chien de boucher »), parce qu’à l’époque il accompagne justement les bouchers, faisant office de bouvier (garde et conduite des bœufs) et de chiens de garde pour les maîtres.
Voilà pour la petite histoire pour comprendre la première photo… car il est devenu l’emblême de la ville.
Le centre médiéval de Rottweil, avec ses fontaines et ses maisons bourgeoises aux fenêtres en saillie (oriels) alignées à la manière suisse, est presque sans égal et présente une image pittoresque unique de ce que pouvait être une ville bourgeoise au Moyen Âge. Bien que la plupart des fortifications fussent démontées au cours des âges, la tour à poudre, la porte noire et le pont-haut évoquent une cité médiévale bien conservée.
Le plafond de l’église des Dominicains (Dominkanerkirche) représente une fresque unique en son genre : la mort du Maréchal Guébriant durant le siège des troupes de Louis XIII devant la ville vers la fin de la guerre de trente ans (1640). Une chanson enfantine datant de cette époque évoque le Maréchal ayant “perdu ses tripes” devant Rottweil. En fait, il mourut de ses blessures dans un hôtel de la ville. La guerre de trente ans fut le début de la fin de Rottweil en tant que Ville Franche, elle fut intégrée dans le Royaume du Wurtemberg (Württemberg) en 1802 après la Recès d’Empire.
Il y a toujours un bout d’histoire de France partout en Europe…

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Version moderne du Rotwweiler

La porte noire

Détail d’un oriel, parmi d’autres

Schiltach

Escapade en Allemagne le 14 juillet. La journée fut bien remplie, et il ne suffira pas d’un article pour vous la relater…
1ère étape, Schiltach (sous la pluie…). La petite ville romantique aux maisons à colombages, qui ressemble à un village comme dans les livres d’image, a été mentionnée pour la première fois en 1275. Elle se trouve dans la vallée de la Kinzig, en Forêt Noire moyenne. Depuis le Moyen Age, la ville n’a pas changé. Schiltach est surtout connue sous le nom de : ville des maisons à colombage qui bordent la Place du marché, des flotteurs (flottage du bois pour son commerce), et des tanneurs.
L’hôtel de ville, construit il y a 400 ans, règne en maître sur ce bourg pittoresque.
Les traditions sont encore bien présentes. Le 27 mai 1998, plus de cent ans après l’arrêt des flotteurs de la Kinzig, des hommes chevronnés se sont rencontrés pour la première fois pour former un groupe de flotteurs. Ceux-là ont construit spécialement un radeau de 60 mètres de long pour la fête des flotteurs le 21 mai 2001.

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Le radeau

La Place du marché et l’Hôtel de ville

Les maisons à colombages

Sélestat

Les symboles de la ville sont des pas de géant, et des pattes d’ours… mais d’où cela vient-il ? Le géant est Sletto, dont un os – une côte – est conservé à la Bibliothèque Humaniste (en fait, il s’agit d’un ossement de mammouth). La légende raconte qu’il aurait fondé la ville et lui aurait donné son nom. Le lion orne les armoiries de la ville car il vient de l’illustre famille Hohenstaufen à l’origine de l’essor de la ville au Moyen-âge.
Il est impossible de faire un cours résumé de la richesse de cette ville. Elle est la troisième commune alsacienne derrière Strasbourg et Colmar pour la richesse patrimoniale.
Au cours de la période française, Sélestat est une ville militaire, fortifiée par Vauban. Elle est d’ailleurs assiégée deux fois par la Coalition au cours des guerres napoléoniennes. Les remparts sont détruits en 1874, peu après l’annexion de l’Alsace-Moselle par l’Allemagne.
« Le Rêve » est la première commande publique d’art, réalisée en 1993 à Sélestat par Sarkis. Sélestat comptait alors trois cent neuf rues. Il a donc fallu aligner autant de plaques d’émail bleues sur le mur du rempart Vauban. Autant plus quelques unes, pour honorer l’extension future de la ville. Elles portent des bribes de textes, des extraits de poèmes, quelques mots propres à déclencher le rêve…

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La Place d’Armes

La place de la victoire et l’Arsenal

Les remparts Vauban et “Le Rêve”

Tourbière de Machais

La Réserve Naturelle de la Tourbière de Machais a été créée initialement en 1988 à l’initiative de la commune de La Bresse, propriétaire du site, suite à l’immersion de la tourbière des Fagnes de La Lande par la construction d’un barrage hydroéléctrique sur la même commune. D’une superficie de 144,73 ha (950 – 1160 m d’altitude) et gérée par le Parc naturel régional des Ballons des Vosges, elle abrite la dernière et la plus importante tourbière flottante intacte de tout le massif vosgien (zone de 20 ha en Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope – APPB), au sein d’un petit cirque glaciaire aux caractéristiques géomorphologiques marquées. Lire la suite

Lieu sauvage préservé, forêt moussue, de très beaux arbres… c’était très agréable de s’y balader, malgré la pluie.

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La Bonette

La route de la Bonette fait partie de la route des Grandes Alpes. Reliant la vallée de l’Ubaye à la Tinée, le col se situe entre la cime de la Bonette (2 860 m) et la cime des Trois Serrières (2 753 m) et emprunte la plus haute route d’Europe. Autrefois chemin muletier, la route actuelle ne fut achevée qu’en 1964.

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Lac de Fischboedle

Situé à 794 mètres d’altitude au dessus de la vallée de la Wormsa, c’est le plus petit des lacs vosgiens.
Très jolie description de ce lieu trouvée sur le site “Balades en Alsace” :
“… La randonnée découvre la vallée de la Wormsa, un des plus beaux exemples d’auge glaciaire des Vosges. Le petit lac du Fischboedle, issu du surcreusement du glacier de l’Ammelthal, véritable bijou, luit dans son écrin de rochers escarpés. Son nom signifie étang à poissons, de ” Fisch ” (poisson) et ” Boedle ” (marécage en germanique). Jacques Hartmann, riche industriel de Munster au XIXè siècle, le destine à cet usage en 1850 et le fait aménager en vivier à truites, rehaussant le niveau d’eau grâce à une digue.
Le bruissement de la cascade du Wuestenrunz, derrière le lac, contribue à faire de ce lieu un paradis de tranquillité et d’harmonie. Les chamois partagent ce point de vue puisqu’ils l’observent depuis les pentes dénudées du Hohneck…”
Rien à dire de plus. C’était une belle (re)découverte. J’ai même entendu chanter un Tétras (confirmé par une spécialiste présent), mais je ne l’ai pas vu !

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Xauxonfaing

Son nom est imprononçable, mais il est sympathique ce petit étang, tout près de La Bresse. Il faut monter à la Basse des Feignes 🙂 puis, continuer le chemin à pied, pour découvrir cet étang sauvage, bien connu des pêcheurs, moins connu des touristes !
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