Après les longues plages de sable des côtes languedociennes et roussillonnaises, voici un pays de rochers où viennent se briser les vagues. Cette portion de littoral très rocheux a été baptisée “Côte Vermeille” au 19° siècle. Aux premiers ou derniers rayons du soleil, la roche schisteuse prend une couleur rouge rosé.
Sur les crêtes une route en montée traverse les vignobles de Collioure, puis se poursuit en balcon au milieu des chênes lièges et des roches schisteuse. Elle traverse ensuite les vignobles de Banyuls, découpé en terrasses soutenues par 6 000 kms de murettes en pierre sèche.
Voyage
Metz Citadelle
Construit en 1559, le magasin aux vivres de Metz témoigne de l’organisation de l’intendance des garnisons militaires sous l’Ancien Régime. Avec l’unique bastion non enfoui situé dans les jardins du Palais du Gouverneur, il est le dernier vestige de la citadelle, construite vers 1556 par François de Scépeaux, maréchal de Vieilleville, afin de conserver la place de Metz, nouvellement conquise par le roi de France Henri II, en 1552. Le bâtiment de 125 mètres de long pour 38 mètres de large, est à l’époque à l’intérieur même de la citadelle militaire. Il offre alors 6 000 m2 de stockage.
L’édifice sert aujourd’hui d’hôtel de luxe et de restaurant gastronomique.

Le Palais du Gouverneur (style néo-Renaissance rhénane) appelé autrefois General-Kommando, est une résidence édifiée à Metz, entre 1902 et 1905, pour servir de pied-à-terre à l’empereur Guillaume II. Il est situé square Giraud au sud-ouest du quartier de Metz-Centre, mais reste historiquement lié au quartier impérial plus à l’est. Le palais compte 31 pièces habitables et 70 espaces annexes, dont des tourelles, 400 lampes et 5 pignons à degrés.
Dijon, le Puits de Moïse
Le Puits de Moïse est le vestige d’un calvaire situé au milieu d’un puits autrefois au centre du grand cloître de la Chartreuse de Champmol. Il n’en subsiste plus que la partie basse, constituée d’une pile hexagonale surmontée de six statues de prophètes, et protégée aujourd’hui par un édicule, malheureusement fermé, donc impossible de voir l’intérieur.
Comme souvent dans les monastères, le grand cloître de la Chartreuse, entouré de galeries formant un carré, comprend en son centre un point d’eau, la Fontaine de vie, symbole de la vie physique et spirituelle. Mais le vaste espace alentour étant affecté au cimetière des moines, ceux-ci ont l’idée, pour évoquer la mort et l’espérance de la vie éternelle, de placer au-dessus du puits ou de la fontaine une grande croix de pierre, portant le Christ mourant, avec à ses pieds, conformément au récit évangélique, la Vierge, Marie Madeleine et l’apôtre Saint-Jean. Le soubassement de ce calvaire est réservé à d’autres statues de personnages bibliques : des prophètes ayant prédit d’une façon ou d’une autre la Passion et la mort du Sauveur.
Fin de la promenade le long de l’Ouche, issue du Lac Kir, espace de détente incontournable pour les Dijonnais, nommé ainsi en hommage à son créateur (Félix Kir). Outre l’intérêt de l’exploitation du plan d’eau en lui-même, Félix Kir y voit un moyen de réguler le cours de l’Ouche, évitant ainsi les crues dont elle est coutumière.
Carpentras
Encore une ville de fontaines ! C’est incroyable la variété des têtes sculptées et l’expression données à ces têtes !
Le pape Clément V établit sa curie à Carpentras en 1313. Lorsqu’il meurt en 1314, son successeur donne sa préférence à Avignon. Cependant, capitale du Comtat Venaissin en 1320, la ville profite de la munificence pontificale : gouvernée par ses évêques, elle s’étend et s’entoure d’une enceinte dont il ne reste plus que la porte d’Orange.
Spécialités de Carpentras : le fruit confit, la fraise, le melon, les bonbons berlingots et le raisin qui donne les fameux “Côtes du Ventoux”. Miam !
Saignon
Saignon n’est pas encore très connu, du coup on profite vraiment de l’ambiance d’un vrai village perché provençal, qui s’allonge au sommet d’une colline derrière un immense rocher et domine toute la vallée.
Pour avoir une vue panoramique sur toute la plaine et les montagnes du Luberon, et en face, sa majesté le Mont Ventoux, il faut gravir des escaliers de pierre taillés dans la roche. La montée est récompensée !
Cela me fait penser que j’ai une série escaliers cliquez !
L’Isle sur la Sorgue
Colorée de vert et d’eau, cette ville-île posée au pied du plateau du Vaucluse, dans la plaine du Comtat Venaissin, est traversée de plusieurs canaux alimentés par la Sorgue. Jadis, les habitants vivaient essentiellement de la pêche (jusqu’à 15 000 écrevisses par jour!), les grandes roues à aubes servaient de “moteur” à de nombreuses manufactures de soie du XVIII°, puis de papier au XIX°. Certaines roues fonctionnent toujours, mais pour le seul plaisir des passants…
Goult
De grandes places ombragées de micocouliers centenaires m’ont accueillie pour me faire partager la douceur de vivre bien provençale qui règne à Goult. Après cette agréable pause, je suis repartie à la découverte du village … et j’ai visité les terrasses de cultures du Conservatoire des Terrasses.
Ces terrasses nommées par les provençaux « restanques » ou « bancau » (terme détourné de son sens premier, voir ici) ont été construites dans un amphithéâtre naturel, protégé du mistral et du gel par son exposition plein sud, à proximité du village. Elles étaient un appoint aux terres cultivées de la plaine, fertiles mais inondables.
J’ai aussi fait la rencontre d’un passionné du moulin du village, nommé moulin de Jérusalem en mémoire des croisades où les seigneurs du lieu sont allés guerroyer. Il m’a expliqué le fonctionnement de cet ouvrage qui pouvait moudre plusieurs tonnes de blé par jour
Saint Christol et environs
Saint Christol
Sa magnifique église romane classée monument historique, fondée en 1119 par les bénédictins de Saint André de Villeneuve les Avignon, possède un décor original : c’est un bestiaire végétal et animal remarquable, les colonnes sont décorées de serpents, lions et autres bêtes fabuleuses, le tout est imprégné d’une mystique divine…
Notre-Dame de l’Ortiguière est une chapelle rurale construite au XIIIème siècle, fut détruite par deux fois. De la chapelle romane initiale restent uniquement quatre consoles en forme de têtes d’atlante dans lesquelles des archéologues ont reconnu une influence de la mythologie scandinave. Ce lieu de culte servit, à partir du XVIIème siècle, de sanctuaire à répit.
De cet endroit, une vraie vue “carte postale” sur le Mont Ventoux.


















