Lac Bénit

Dernière balade avant le retour… Lorsque l’on se rend de Mont-Saxonnex au lac Bénit, au moment de franchir la dernière éminence avant de plonger sur le lac, on ne peut manquer de lever les yeux sur la paroi nord-ouest du Petit Bargy. C’est là que l’on aperçoit ces deux cavités qui, séparées par un éperon font immédiatement penser à un visage : ce sont les « yeux » et le « nez » du Bargy.

Pour le Lac, il existe une légende (et même plusieurs, trouvées sur le site de la commune de Mont-Saxonnex). En voici une :
 » Autrefois, les fées venaient y prendre leurs ébats. On cherchait de toutes façons à s’emparer au moins de l’une d’entre elles mais elles étaient si agiles qu’on ne pouvait y arriver. Un jour, on eu l’idée de clouer un joli soulier sur un billon. Pendant que ces chausseurs d’un nouveau genre se tenaient soigneusement cachés dans les alentours, les mystérieuses fées vinrent comme de coutume danser sur les eaux et folâtrer sur le gazon. Leur attention fut bientôt attirée par le soulier qui luisait au soleil. L’une d’elle s’amusa à le chausser, et quand il fût bien lacé, les chasseurs accoururent et la prirent au piège avant qu’elle n’eut le temps de se remettre en liberté. La voyant prise, ses compagnes lui crièrent en s’enfuyant : « Apprends-leur tout à faire, le beurre et la tomme, sauf la mire et la coëta. » (La coëta est le sérac, obtenu en faisant cuire le petit lait, et la mire est le dernier résidu de cette cuisson.). Ingénieuse manière d’expliquer comment au Mont on avait appris à faire le beurre et la tomme, lesquels ont toujours compté parmi les principales ressources du pays. « 

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