Locronan

Avec de magnifiques arguments, Locronan est entré dans les clubs très fermés des “petites cités de caractère” et des “plus beaux villages de France”. On comprend rapidement pourquoi en découvrant, à pied, les superbes demeures qui rayonnent autour de la belle place centrale et de son puits.
Les Celtes ont choisi ce site pour créer un nemeton, parcours sacré jalonné de stations symbolisant les 12 mois de l’année. Au 11e siècle saint Ronan christianise les lieux et donne naissance à la ville. Celle qui s’appelle dorénavant Locronan gagne en richesse et en beauté à partir du 14e siècle, grâce au tissage de toiles à voile. Le commerce établi avec toutes les grandes flottes construit des fortunes et d’harmonieuses maisons de granit. Des murs restés fidèles à leurs origines.
Pour préserver l’authenticité du cœur historique, les voitures restent à l’extérieur et des enseignes traditionnelles signalent les boutiques, dont une boulangerie (ci-dessous) qui réalise de redoutables kouign-amann. J’y ai goûté, et rien à voir avec toutes les boutiques attrape-touristes qui sévissent un peu partout !

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La légende de la ville d’Ys

Devant l’enclos paroissial d’Argol se tient une mystérieuse statue. J’ai voulu en savoir plus… J’ai trouvé, bien sûr, et je vous livre ici ces légendes, car je sais que parmi mes fidèles lecteurs, il y a des amateurs de légendes !
(Source : le site de la ville d’Argol)

Version Païenne (1er côté de la statue)
Née de l’amour de Malgwenn, la Fée du Nord et de Gradlon le roi de Cornouaille, la belle Dahu, orpheline, grandit dans les fougères, la lande et les genêts. Son père lui fit construire sur la grève une ville splendide nommée KER YS où Dahu la bonne sorcière régnait en princesse. Dahu vivait selon les rites païens de sa mère. La ville d’Ys n’était que joie, musiques et chants. C’était la seule ville que Saint Corentin n’avait pas pu christianiser. C’est pour cela que les Chrétiens avaient appelé cette contrée ARGOL (la perdition).
Brann Ruz le frère des poissons, qui avait des cheveux rouges comme le soleil quand il se couche, était l’amant de Dahu. Ils eurent un enfant. Mais la belle Dahu ressemblait tellement à sa mère que GRradlon la prenait pour son épouse.
Alors elle prit son fils dans les bras, et disparut sur le dos de Morvac’h le cheval magique qui galope sur la crête des vagues.
Tandis que son père, le roi Gradlon est dans les flots, criant à sa fille de rester près de lui.

Version Chrétienne (autre côté, 2ème photo)
Elle est inspirée du taXJbleau du peintre Liminais (1822/1896), exposé au musée des Beaux Arts de Quimper.
Sur cette face, le roi Gradlon à cheval, protégeant Saint Corentin, quitte la ville d’Ys envahie par les flots. Saint Corentin, évêque de Cornouaille est représenté sous la forme d’une flèche de la cathédrale, tenant sous son bras le trésor de la ville engloutie. Dahu quant à elle, chassée par son père sur conseil de Saint Corentin, a préféré prendre l’apparence d’une sirène pour rejoindre des temps moins hostiles de l’autre côté du monde.

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Camaret sur Mer

Encore un petit tour sur la presqu’île de Crozon, pour s’arrêter à Camaret-sur-Mer. Temps gris, mais il a tout de même permis de découvrir le port et particulièrement le cimetière des bateaux. Là, sont échoués des vieux bateaux de pêche destinés à pêcher les sardine, crabe, thon, langouste. Camaret a été pendant l’Entre-deux-guerres et les décennies 1950 et 1960 le premier port français (et même certaines années le premier port européen) de pêche à la langouste (jusqu’en Mauritanie). A l’opposé de certains ports, le cimetière des bateaux est pleinement assumé par la commune, et n’a jamais été rejeté loin des regards.
Pour ceux qui voudraient approfondir le sujet, les les invite à cliquer ICI. Un site très documenté sur ces bateaux.

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ND de Tronoën

Le calvaire est considéré comme le plus ancien des grands calvaires de Bretagne toujours visible. Il serait daté entre 1450 et 1470. Il est constitué d’un soubassement rectangulaire de 4,50 m sur 3,50 m (la mace), de deux frises, surmontées de trois crucifixions : le Christ et les deux larrons. La structure est en granite de Scaër, assez friable et propice au développement des lichens, et les sculptures de frise également, sauf pour certaines, en Kersantite ou pierre de Kersanton plus résistant à l’érosion et dont les scènes gravées (Visitation, Nativité et les rois mages) ont mieux résisté à cette dernière.

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Penmarc’h

Jusqu’à la fin du XVIe siècle, la presqu’île de Penmarc’h plus l’une des plus riches régions de Bretagne. La pêche à la “viande de carême” (la morue) faisait la fortune de ses 15 000 habitants, avant que le poisson ne déserte ses côtes, bien avant les quotas de pêche.
Le phare d’Eckmühl a été construit à côté des phares précédents, au village de Saint-Pierre. Avant lui ont été utilisés la « Vieille tour », puis le « Phare de Penmarc’h », mis en service en 1835 et prédécesseur direct d’Eckmühl. Le projet de son nouvel éclairage prévoit un faisceau à 60 mètres de hauteur. Le phare de l’époque mesure 40 mètres et une étude conduit à l’impossibilité technique de suffisamment le rehausser, condition nécessaire à l’établissement d’un éclairage portant en moyenne à 100 kilomètres. En 1890 il est donc décidé de la construction d’un nouveau phare d’une hauteur de 54,20 mètres.
La marquise Adélaïde-Louise d’Eckmühl de Blocqueville lègue dans son testament la somme de 300 000 francs pour la construction du phare. Ce phare devra se nommer « phare d’Eckmühl » en l’honneur de son père le maréchal Louis-Nicolas Davout (1770-1823), duc d’Auerstaedt, prince d’Eckmühl. Ce titre de noblesse vient de la bataille d’Eckmühl qu’il avait menée le 22 avril 1809 à proximité du village d’Eggmühl en Bavière. La marquise veut que ce nom de triste mémoire soit racheté par les vies sauvées grâce à un phare. Ainsi dans son testament dit-elle : « Les larmes versées par la fatalité des guerres, que je redoute et déteste plus que jamais, seront ainsi rachetées par les vies sauvées de la tempête. »
De là-haut (290 marches!), vue magnifique !

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Carnoët, la Vallée des Saints

Créée en juillet 2008, la Vallée des Saints est un projet collectif Breton porté par l’association la Vallée des Saints. Reconnue d’intérêt général à caractère culturel, son objet est « La sauvegarde, la découverte et la promotion de la culture populaire bretonne liée aux Saints Bretons sous forme de création artistique ».
L’association ambitionne d’y implanter 1000 sculptures monumentales taillées dans du granite breton, une véritable île de Pâques bretonne ! Les géants sont implantés dans un site exceptionnel et unique en Bretagne. Il se compose d’une motte féodale, d’une chapelle classée monument historique, d’un site archéologique.

Afin de faire revivre l’épopée des premiers Saints qui ont traversé la Manche pour rejoindre l’Armorique (Bretagne), entre le IVe et le VIIIe siècles, l’association La Vallée des Saints va lancer La Traversée des Géants ! Chaque année, une statue monumentale, sculptée dans l’un des pays dont sont originaires une grande majorité des Saints bretons (Cornouailles britanniques, Pays de Galles, Irlande, Ecosse), traversera la Manche à bord d’un vieux gréement afin de rejoindre le site de la Vallée des Saints.
Pour sa première édition, la Vallée des Saints va mettre à l’honneur les Cornouailles britanniques. Cette année, la 100e statue de la Vallée des Saints, à l’effigie de Saint Piran (Peran en Bretagne), saint patron des Cornouailles britanniques, fera une première escale le 12 mai à Paimpol (çà tombe bien, j’y serai !), puis, de nombreuses étapes jusqu’à Carnoët pour fêter les 10 ans de La Vallée des Saints.

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Huelgoat

Berceau de nombreuses légendes celtes, la forêt de Huelgoat, ou ” Fontainebleau breton”, est surtout connue pour la curiosité et la beauté de ses rochers : un amoncellement de blocs arrondis à la disposition chaotique qui inspirèrent de nombreux récits
En Breton, Huelgoat signifie le ‘bois d’en haut’ mais en réalité cette forêt est bien plus que cela. C’est une forêt où les pierres tremblent, où le diable a sa grotte, où le chaos règne. Elle demeure un vestige de l’antique forêt de Brocéliande et est le berceau de nombreuses légendes. En voici une :
Comment expliquer un tel chaos rocheux ? Selon la légende, Gargantua, de passage dans la région, demanda l’hospitalité aux habitants de la forêt. Furieux de ne se voir servir qu’une bouillie de blé noir, il se dirigea vers le Léon. Et pour se venger, jeta tous les rochers qu’il trouva sur sa route à l’emplacement de l’actuel chaos. Un sacré remue-ménage !

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Pleyben

L’enclos paroissial breton typique est constitué de 5 éléments : l’Eglise, le Calvaire, l’Ossuaire, la Porte monumentale et le Mur d’enceinte. L’espace libre herbeux s’appelle le Placitre.
Chef d’œuvre de l’art religieux, l’enclos de Pleyben est sans conteste, l’un des plus beaux et plus complet de Bretagne.
Ces édifices remarquables, dont la construction date des XVIe et XVIIe siècle sont classés Monument Historique.

Le Calvaire édifié en 1555 et déplacé en 1738 prend des airs d’Arc de Triomphe. C’est un véritable outil pédagogique ou “Bible à ciel ouvert”, pour la population majoritairement analphabète, les nombreux personnages représentant les scènes de la Passion du Christ.
L’Ossuaire était destiné à recevoir les ossements des défunts lorsqu’il n’ avait plus assez de place dans le cimetière. D’architecture gothique, édifié en 1560, il est un des plus anciens de Bretagne.
La Porte monumentale est nommée en breton Porz ar maro, « Porte de la mort » car elle marque l’entrée du cimetière.
L’Eglise a été construite de 1530 à 1690 et mélange le gothique et le renaissance.

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