Roussillon l’usine d’ocre

Retour sur un lieu déjà visité, mais toujours aussi magnifique. Les Ocres de Roussillon. Et cette fois ci, la visite de l’usine d’ocre a bien complété cette découverte.
L’usine Mathieu est une ancienne usine de production d’ocre qui a produit environ 1000 tonnes d’ocre par an entre 1921 et 1963. Abandonnée plusieurs années à l’état de friche industrielle, elle se visite depuis 1994. Les systèmes de lavage, le four et les moulins ont été restaurés afin de comprendre les différentes étapes de traitement du minerai, de l’extraction à l’expédition.
Les étapes
Le minerai est composé de 80% de sable et de 20% d’ocre environ.
Pour extraire l’ocre il faut laver le minerai en y ajoutant de l’eau.
Grâce à un séparateur qui utilise la force centrifuge, on sépare le sable et le pigment.
L’ocre est ensuite envoyée vers des bassins de décantation.
L’évaporation de l’eau se fait dans ces bassins et peut prendre plusieurs mois.
Lorsque la consistance voulue est atteinte, les ocriers découpent le pigment en brique avant de terminer le séchage.
Après le broyage, qui va affiner la matière colorante, la dernière opération consiste à calciner (dans un four) l’ocre jaune pour en faire de l’ocre rouge.
L’ocre est ensuite mise en sac avant d’être expédiée dans le monde entier.

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Le site d’extraction

Un atelier de l’usine

Le four

Les Mées

Au cours du voyage qui nous mène à Forcalquier, nous voilà devant une formation géologique très particulière. Nommée Pénitents, c’est un site classé depuis 1941, qui occupe 27 hectares. Ce nom provient de la forme d’une masse de poudingue très découpée, à côté du village, qui évoque un groupe de moines coiffés de capuches pointues. Bien que la façade des Pénitents évoque des formes rocheuses plus ou moins coniques, il s’agit d’un ensemble de crêtes et de minuscules canyons, s’interrompant simultanément sur un plan vertical. Cette formation s’étire sur 2,5 km, et l’abrupt le plus haut atteint 114 mètres. Celle-ci est le résultat de l’érosion sur le substrat rocheux, qui possède des irrégularités de cohésion, et conduit donc à des zones proéminentes et à d’autres surcreusées.

On les appelle les Pénitents des Mées en raison de leur silhouette ; d’après la légende, ils représentent les moines de la Montagne de Lure qui ont été pétrifiés (au sens propre) par saint Donat au temps des invasions sarrasines pour s’être épris de belles jeunes femmes mauresques qu’un seigneur avait ramenées d’une croisade.

Un peu de bleu et de blanc…

Court séjour en Haute-Savoie. Bleu et blanc, aujourd’hui.
Je suis retournée au Cirque de Sixt Fer A Cheval que j’avais découvert en été. Evidemment, c’est totalement différent !
Retour aussi à Praz de Lys. Superbe vue sur le Mont Blanc sans nuage. Magique !
A bientôt

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Ile d’Aix

L’ile d’Aix est un morceau de terre de 129ha (longueur de 3 kms) situé à quelques encablures des côtes d’Aunis, au cœur de l’archipel charentais : l’île de Ré au Nord, l’île d’Oléron et Fort Boyard à l’Ouest, l’île Madame au Sud. Elle concentre toute la diversité des paysages du littoral de la Charente Maritime. Ile de quiétude, elle ne se découvre qu’à pied, à vélo ou en calèche.

Vauban va initier une “ceinture de feu” pour défendre, l’embouchure de la Charente et l’Arsenal de Rochefort. A chaque fort, son histoire et son rôle : le Fort Lupin protège la Fontaine Royale Lupin et les navires en provenance de l’Arsenal de Rochefort et ceux qui remontent le fleuve Charente, le Fort Vauban surveille l’embouchure du fleuve entre Fouras-les-Bains et Port-des-Barques, et le Fort de l’île Madame gendarme la rade de l’île. Viendront ensuite Fort Boyard en 1801, le Fort Enet (1809) qui joue le rôle de sentinelle entre Fouras-les-Bains et l’île d’Aix.

Et sur l’Ile d’Aix, le Fort de la Rade construit en 1703 et le Fort Liédot (construit par Napoléon en 1810).
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Saint Martin de Ré

On lui attribue souvent le titre de “capitale de l’île” de Ré. Cette dénomination correspond à son histoire et à son développement économique. Bien que Saint Martin ne soit pas le village le plus peuplé, il reste le plus chargé en histoire et est sans conteste le plus éloquent au regard du passé.

Magnifique étoile de fortifications construite à la fin du XVIIème siècle par Vauban, le village a su garder intacts ses 14,5 kms de murailles et ses bâtisses. Cette œuvre fait partie des 12 sites majeurs du Réseau Vauban, et est classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité de l’UNESCO.

Sous Napoléon III, deux décrets successifs créèrent la transportation des condamnés aux travaux forcés (une peine créée en France en 1560) dans les colonies. A partir de 1873, Sain-Martin-de-Ré devient l’unique dépôt de condamnés destinés aux colonies pénitentiaires de Guyane et de Nouvelle-Calédonie. Aujourd’hui, Saint-Martin-de-Ré reste liée à cette histoire : sa citadelle et sa caserne servent de prison, la plus importante maison centrale de France depuis 1970 avec 450 détenus, tous condamnés pour de longues peines.

A quelques kms de là, l’abbaye des Chateliers, ancienne abbaye cistercienne aujourd’hui ruinée, et le fort de La Pree. Ce monument est le plus vieux fort de l’île de Ré, construit en 1626, il avait pour objectif premier d’assurer la souveraineté du roi Louis XIII sur l’île. Ce site fût menacé de destruction de nombreuses fois au fil des siècles, notamment sous le règne de Louis XIV avec l’ingénieur Vauban. Ce dernier fit détruire tout le système défensif extérieur et construire des bâtiments en adéquation avec les besoins de l’époque. Le fort la Prée tomba dans l’oubli à la fin du XVIIème siècle au profit de la citadelle de Saint Martin de Ré.

Et pour le retour sur le continent, passage sur le Pont de Ré, ouvert en 1988.

 

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Ile de Ré

L’île est surnommée « Ré la blanche » en raison de la teinte caractéristique de ses maisons traditionnelles.
Belle traversée de l’île jusqu’au phare des baleines. L’ascension du phare nous a amené 60m plus haut. Comme d’habitude, vue panoramique pour découvrir cette île toute plate. Puis manger une bonne crêpe, marcher dans le sable, respirer le bon air iodé, admirer les sportifs en kitsurf… que de bons moments en bonne compagnie!

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La Rochelle

Cité millénaire, dotée d’un riche patrimoine, la capitale historique de l’Aunis est aujourd’hui devenue la plus importante ville entre l’estuaire de la Loire et l’estuaire de la Gironde. Ses activités urbaines sont multiples et fort différenciées.
Rappel d’un peu d’histoire…
Reine de France en 1137, Aliénor, fille de Guillaume, apporte au royaume l’Aquitaine. Par son divorce et son remariage avec Henri II Plantagenêt, roi d’Angleterre en 1154, la province devient anglaise et avec elle “le meilleur port de la côte atlantique.”
Par charte édictée par Aliénor en 1199, l’administration de la ville est confiée à 24 échevins et 75 pairs. Ce corps de ville élisait chaque année trois candidats parmi lesquels le suzerain choisissait le maire, nommé pour un an. Cette tradition perdura jusqu’à la victoire de Louis XIII sur la ville, lors du Grand Siège de 1628. Guillaume, Seigneur de Montmirail, élu Maire de La Rochelle en 1199 est ainsi le Premier Maire de l’Histoire de France.

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Angers

Capitale historique et place forte de l’Anjou, berceau de la dynastie des Plantagenêts, Angers est l’un des centres intellectuels de l’Europe au XVe siècle sous le règne du « bon roi René ». La ville doit son développement comme son rôle politique et historique à sa position au niveau d’un point de convergence géologique, hydrographique, culturel et stratégique.
La ville est traversée par la Maine, rivière de 10 kms seulement et issue de la réunion de la Mayenne et de la Sarthe.
Construite au XIIIe siècle, la gigantesque forteresse de dix-sept tours de schiste et de calcaire qui s’étendent sur près d’un demi-kilomètre dégage une formidable impression de puissance. Aux XIVe et XVe siècles, les ducs d’Anjou, princes éclairés, redonnent à Angers le faste d’une vie de cour dont témoigne l’architecture raffinée du site.
Le pont de Verdun, plus vieux passage d’une rive à l’autre, relie le centre-ville à La Doutre, depuis le XIe siècle.

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