Dijon, le Puits de Moïse

Le Puits de Moïse est le vestige d’un calvaire situé au milieu d’un puits autrefois au centre du grand cloître de la Chartreuse de Champmol. Il n’en subsiste plus que la partie basse, constituée d’une pile hexagonale surmontée de six statues de prophètes, et protégée aujourd’hui par un édicule, malheureusement fermé, donc impossible de voir l’intérieur.

Comme souvent dans les monastères, le grand cloître de la Chartreuse, entouré de galeries formant un carré, comprend en son centre un point d’eau, la Fontaine de vie, symbole de la vie physique et spirituelle. Mais le vaste espace alentour étant affecté au cimetière des moines, ceux-ci ont l’idée, pour évoquer la mort et l’espérance de la vie éternelle, de placer au-dessus du puits ou de la fontaine une grande croix de pierre, portant le Christ mourant, avec à ses pieds, conformément au récit évangélique, la Vierge, Marie Madeleine et l’apôtre Saint-Jean. Le soubassement de ce calvaire est réservé à d’autres statues de personnages bibliques : des prophètes ayant prédit d’une façon ou d’une autre la Passion et la mort du Sauveur.

Fin de la promenade le long de l’Ouche, issue du Lac Kir, espace de détente incontournable pour les Dijonnais, nommé ainsi en hommage à son créateur (Félix Kir). Outre l’intérêt de l’exploitation du plan d’eau en lui-même, Félix Kir y voit un moyen de réguler le cours de l’Ouche, évitant ainsi les crues dont elle est coutumière.

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Lavandes

Non, non… je n’ai pas trafiqué les couleurs avec Photoshop… Elles sont vraiment bleues comme çà ! et quel plaisir le matin de sentir le parfum en ouvrant la fenêtre au réveil !!!
Bon, le retour en lorraine est moins enthousiasmant…

Passiflore

Ma charmante propriétaire du gite dans lequel j’étais dans le Luberon (je suis rentrée, hélas !) m’a fait découvrir cette fleur nommée passiflore. Elle en connaissait l’histoire.
Je vais vous donner une partie ici, mais comme d’habitude, les informations complètes sont sur wikipedia.
Passiflora est un genre de plantes, les passiflores, de plus de 530 espèces de la famille des Passifloraceae, dont une produit le fruit de la passion.
Ici, c’est la la passiflore bleue (Passiflora caerulea), la passiflore ornementale la plus cultivée en France métropolitaine.
Le terme même de Passiflora fut créé par Federico Cesi, le fondateur de l’Accademia dei Lincei, dans une publication datée 1628 (mais sortie en 1651). En effet, les caractéristiques de la plante évoquent la Passion du Christ :

  • les 72 filaments suggèrent les 72 épines de la Sainte Couronne.
  • la trentaine de tâches rondes ornant l’intérieur de la fleur est associée aux 30 pièces d’argent que Judas reçut pour prix de la trahison.
  • les 5 étamines évoquent les 5 plaies du Christ.
  • les 3 pointes du pistil rappellent les 3 clous de la Croix.
  • les feuilles pointues suggèrent la lance ayant percé le flanc de Jésus.

Jamais je n’aurais pensé écrire autant à propos d’une fleur !

Carpentras

Encore une ville de fontaines ! C’est incroyable la variété des têtes sculptées et l’expression données à ces têtes !
Le pape Clément V établit sa curie à Carpentras en 1313. Lorsqu’il meurt en 1314, son successeur donne sa préférence à Avignon. Cependant, capitale du Comtat Venaissin en 1320, la ville profite de la munificence pontificale : gouvernée par ses évêques, elle s’étend et s’entoure d’une enceinte dont il ne reste plus que la porte d’Orange.
Spécialités de Carpentras : le fruit confit, la fraise, le melon, les bonbons berlingots et le raisin qui donne les fameux “Côtes du Ventoux”. Miam !

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Saignon

Saignon n’est pas encore très connu, du coup on profite vraiment de l’ambiance d’un vrai village perché provençal, qui s’allonge au sommet d’une colline derrière un immense rocher et domine toute la vallée.
Pour avoir une vue panoramique sur toute la plaine et les montagnes du Luberon, et en face, sa majesté le Mont Ventoux, il faut gravir des escaliers de pierre taillés dans la roche. La montée est récompensée !
Cela me fait penser que j’ai une série escaliers cliquez !

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Fleur d’artichaut

Petite pause botanique…
Il y a peu, j’ai appris que l’artichaut que l’on mangeait était le bouton de l’inflorescence de la plante.
Et aujourd’hui, heureux hasard, j’ai vu la fleur éclose. Étonnantes couleurs !

Voici une description détaillée trouvée sur wiki :
La partie comestible est un capitule, inflorescence récoltée avant que les fleurs ne se développent. Ce qu’on appelle fond d’artichaut est le réceptacle floral de cette inflorescence ; quant aux feuilles, dont on consomme la base, ce sont les bractées de l’involucre. Lorsqu’on laisse l’artichaut se développer, il se forme à son sommet une « fleur » dont la couleur varie du bleu au violet. Comme l’artichaut est une plante composée, il ne s’agit pas d’« une » fleur, mais d’un ensemble de fleurs (le capitule). Chaque fleur (ou fleuron) se présente sous forme d’une touffe de poils appelée aigrette ayant un minuscule ovaire (futur fruit) à sa base. C’est l’ensemble de ces fleurons qui constitue le foin— également appelé barbe — des artichauts que l’on consomme.

A noter que coupée à ce stade, la plante peut se conserver 6 mois sans arrosage et donc être utilisée comme élément décoratif !

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L’Isle sur la Sorgue

Colorée de vert et d’eau, cette ville-île posée au pied du plateau du Vaucluse, dans la plaine du Comtat Venaissin, est traversée de plusieurs canaux alimentés par la Sorgue. Jadis, les habitants vivaient essentiellement de la pêche (jusqu’à 15 000 écrevisses par jour!), les grandes roues à aubes servaient de “moteur” à de nombreuses manufactures de soie du XVIII°, puis de papier au XIX°. Certaines roues fonctionnent toujours, mais pour le seul plaisir des passants…

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Goult

De grandes places ombragées de micocouliers centenaires m’ont accueillie pour me faire partager la douceur de vivre bien provençale qui règne à Goult. Après cette agréable pause, je suis repartie à la découverte du village … et j’ai visité les terrasses de cultures du Conservatoire des Terrasses.
Ces terrasses nommées par les provençaux « restanques » ou « bancau » (terme détourné de son sens premier, voir ici) ont été construites dans un amphithéâtre naturel, protégé du mistral et du gel par son exposition plein sud, à proximité du village. Elles étaient un appoint aux terres cultivées de la plaine, fertiles mais inondables.

J’ai aussi fait la rencontre d’un passionné du moulin du village, nommé moulin de Jérusalem en mémoire des croisades où les seigneurs du lieu sont allés guerroyer. Il m’a expliqué le fonctionnement de cet ouvrage qui pouvait moudre plusieurs tonnes de blé  par jour

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