Carnoët, la Vallée des Saints

Créée en juillet 2008, la Vallée des Saints est un projet collectif Breton porté par l’association la Vallée des Saints. Reconnue d’intérêt général à caractère culturel, son objet est « La sauvegarde, la découverte et la promotion de la culture populaire bretonne liée aux Saints Bretons sous forme de création artistique ».
L’association ambitionne d’y implanter 1000 sculptures monumentales taillées dans du granite breton, une véritable île de Pâques bretonne ! Les géants sont implantés dans un site exceptionnel et unique en Bretagne. Il se compose d’une motte féodale, d’une chapelle classée monument historique, d’un site archéologique.

Afin de faire revivre l’épopée des premiers Saints qui ont traversé la Manche pour rejoindre l’Armorique (Bretagne), entre le IVe et le VIIIe siècles, l’association La Vallée des Saints va lancer La Traversée des Géants ! Chaque année, une statue monumentale, sculptée dans l’un des pays dont sont originaires une grande majorité des Saints bretons (Cornouailles britanniques, Pays de Galles, Irlande, Ecosse), traversera la Manche à bord d’un vieux gréement afin de rejoindre le site de la Vallée des Saints.
Pour sa première édition, la Vallée des Saints va mettre à l’honneur les Cornouailles britanniques. Cette année, la 100e statue de la Vallée des Saints, à l’effigie de Saint Piran (Peran en Bretagne), saint patron des Cornouailles britanniques, fera une première escale le 12 mai à Paimpol (çà tombe bien, j’y serai !), puis, de nombreuses étapes jusqu’à Carnoët pour fêter les 10 ans de La Vallée des Saints.

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Huelgoat

Berceau de nombreuses légendes celtes, la forêt de Huelgoat, ou  » Fontainebleau breton », est surtout connue pour la curiosité et la beauté de ses rochers : un amoncellement de blocs arrondis à la disposition chaotique qui inspirèrent de nombreux récits
En Breton, Huelgoat signifie le ‘bois d’en haut’ mais en réalité cette forêt est bien plus que cela. C’est une forêt où les pierres tremblent, où le diable a sa grotte, où le chaos règne. Elle demeure un vestige de l’antique forêt de Brocéliande et est le berceau de nombreuses légendes. En voici une :
Comment expliquer un tel chaos rocheux ? Selon la légende, Gargantua, de passage dans la région, demanda l’hospitalité aux habitants de la forêt. Furieux de ne se voir servir qu’une bouillie de blé noir, il se dirigea vers le Léon. Et pour se venger, jeta tous les rochers qu’il trouva sur sa route à l’emplacement de l’actuel chaos. Un sacré remue-ménage !

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Pleyben

L’enclos paroissial breton typique est constitué de 5 éléments : l’Eglise, le Calvaire, l’Ossuaire, la Porte monumentale et le Mur d’enceinte. L’espace libre herbeux s’appelle le Placitre.
Chef d’œuvre de l’art religieux, l’enclos de Pleyben est sans conteste, l’un des plus beaux et plus complet de Bretagne.
Ces édifices remarquables, dont la construction date des XVIe et XVIIe siècle sont classés Monument Historique.

Le Calvaire édifié en 1555 et déplacé en 1738 prend des airs d’Arc de Triomphe. C’est un véritable outil pédagogique ou « Bible à ciel ouvert », pour la population majoritairement analphabète, les nombreux personnages représentant les scènes de la Passion du Christ.
L’Ossuaire était destiné à recevoir les ossements des défunts lorsqu’il n’ avait plus assez de place dans le cimetière. D’architecture gothique, édifié en 1560, il est un des plus anciens de Bretagne.
La Porte monumentale est nommée en breton Porz ar maro, « Porte de la mort » car elle marque l’entrée du cimetière.
L’Eglise a été construite de 1530 à 1690 et mélange le gothique et le renaissance.

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Trévarez

Au cœur d’un parc de 85 ha, le château de Trévarez domine la vallée de l’Aulne. Il témoigne du rêve d’un homme, James de Kerjégu, qui entreprend en 1893 la construction d’une résidence prestigieuse, à la pointe de la modernité, dans le contexte trépidant de la Belle Époque. Déjà labellisé « Jardin remarquable » le Domaine de Trévarez est également reconnu comme « Jardin d’excellence » pour sa collection de camélias.

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Pointe du Raz

C’est l’extrémité ouest de la Cornouaille. Cet éperon rocheux s’enfonce dans le terrible raz de Sein que, selon l’adage, « nul n’a passé sans peur et sans douleur ». Ce site attire annuellement 1 million de visiteurs… d’où la perte de ce côté sauvage observé lors des balades sur les autres sites.
A la pointe, la visibilité du jour à permis de voir l’île de Sein.

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Pointe du Van

Cette pointe ferme le nord de la Baie des Trépassés dont le sud est fermé par la Pointe du Raz. Plus épargnée que cette dernière par le tourisme de masse, certains (dont moi) la préfèrent pour son aspect plus naturel. Grand site de France, sa protection et sa gestion sont assurées par le Syndicat mixte pour l’aménagement et la protection de la Pointe du Raz et du Cap Sizun.
La roche qui la compose, plus friable que celle de la pointe du Raz, la rend plus vulnérable aux attaques de la mer. Elle n’a donc de pointe que le nom car l’on a souvent des difficultés à en trouver l’extrémité tant elle est évasée et ses avancées rocheuses nombreuses.
La baie des Trépassés est enserrée entre la pointe du Raz et la pointe du Van. Plutôt qu’une allusion aux corps des naufragés amenés par les courants, le nom de la baie proviendrait d’une déformation de son nom en breton, signifiant baie des âmes en peine. On pense que la baie était le lieu d’embarquement des druides vers l’île de Sein. Certains y situent également la légendaire ville d’Ys, cité du roi Gradlon. Bref, un lieu plein de mystère !

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Douarnenez

Le grand port sardinier d’antan n’abrite plus que quelques barques de pêche artisanale. Il a cependant gardé fière allure avec ses façades colorées qui ont inspiré tant d’artistes, de Renoir à Boudin. Quant aux anciens bars à matelots, ils ont pour la plupart cédé la place à des restaurants entretenant l’animation sur le quai.
Au prix d’adaptations techniques et commerciales, les 3 entreprises Chancerelle, Cobreco et Paulet vont traverser les bourrasques du siècle. Aujourd’hui, elles forment le premier pôle européen de la conserve de poisson.

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Quimper

Kemper (confluent) s’épanouit au croisement du Steir et de l’Odet. Le roi Gradlon, fuyant la ville d’Ys engloutie par les flots, en aurait fait la capitale de Cornouaille. Les Romains développèrent la vocation commerciale de la cité. Au 13e s., les corporations s’installent au pied de la cathédrale en construction. Des riches émissaires du roi de France confirment l’essor de la ville et bâtissent des hôtels particuliers. Depuis, la ville s’étend noblement le long de ses quais fleuris.
Trois siècles ont été nécessaires pour édifier la cathédrale. Superbement restaurées, deux saisissantes flèches s’élèvent à 76 m. Les rues pavées nous entraînent au Moyen-Age avec les maisons à encorbellements, pans de bois et colombages.
En principe, on ne quitte pas Quimper sans avoir acheté, à la faïencerie H.B. Henriot, son bol décoré « main » d’un Breton jouant du biniou avec si possible son prénom écrit dessus. En principe… mais je n’ai pas fait !

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