Pernes les Fontaines

Situé entre Carpentras et l’Isle sur la Sorgue, Pernes les Fontaines comme son nom l’indique est la ville des fontaines…
Pas moins de 40 fontaines anciennes jalonnent la cité baptisée ainsi depuis 1936. Moussues, à mascarons, sculptées, colossales ou discrètes…
Elle se sont multipliées à partir de la seconde moitié du XVIIIème siècle. Les plus célèbres sont celles dites du Gigot près de la tour Ferrande et celle du Cormoran à côté de la halle couverte.
J’ai aussi découvert quelques beaux hôtels particuliers des XVIIème et XVIIIème, la porte Notre Dame vestige des portails des remparts, le donjon de l’ancien château des Comtes de Toulouse (en ruine), la halle couverte du XVII°.

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Fort de Buoux

Au coeur du Luberon, sur un éperon rocheux unique, découverte de l’un des sites dit “parmi les plus remarquables de Provence”, le Fort de Buoux.
Il a été habité et fortifié de la protohistoire au XVIIème siècle, des celto-ligures aux Vaudois pourchassés. L’homme a vécu là et tout évoque son passage : tombes paléo-chrétiennes, habitats troglodites, silos rupestres taillés dans le roc, forteresse médiévale, église du XIIIème siècle, remparts, etc… Et cet impressionnant escalier secret creusé à même la falaise qui reste encore une énigme (je l’ai descendu, mais accompagnée !)
Les silos sont creusés dans la roche. A défaut d’analyse en laboratoire, il est difficile de les dater. D’après Jean Barruol, il s’agirait de silos protohistoriques d’origine celtoligurique. Ce qui est contesté par d’autres historiens du fort. Par exemple Michel Fixiot, chercheur au CNRS, professeur d’archéologie médiévale, les date du Moyen Age. A l’origine, ils étaient munis de couvercles en pierre dont les fragments ont été retrouvés. L’usage des silos était répandu en Provence du XIème au XIIIème siècle.

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Oppède le Vieux

Et encore des marches et des escaliers… (aujourd’hui : repos !)
Etagé dans un site remarquable, sur un éperon rocheux, le vieux village a été abandonné en 1912 pour une installation dans la plaine. On peut en comprendre la raison, tellement le site est escarpé !
En partie ruiné, il a retrouvé vie grâce à l’intervention d’artistes et d’hommes de lettres, qui s”emploient, tout en le restaurant, à préserver sa rugueuse rusticité.
Et comme à Bonnieux, récompense des efforts fournis, par la belle vue depuis la terrasse de l’église, tout en haut du village.

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Bonnieux

Il ne faut compter ni les marches ni les efforts pour explorer les recoins de ce village perché, appartenant au domaine pontifical, de la fin du XIIIème siècle. Il parait qu’à cet endroit se trouvait la résidence secondaire du Pape.
La récompense : le charme des ruelles entortillées, les escaliers pierreux, la vue sur la vallée du Cavalon une fois arrivée en haut sur la terrasse de le vieille église entourée de cèdres magnifiques.
Jolie fontaine aux dauphins au détour d’une rue.

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Gordes

Il y a fort longtemps, avant de devenir le “village des villages”, l’un des plus fréquenté du Luberon au XXIème siècle, Gordes était habité par une tribu celto-ligure, les Vordenses. Vorda (qui signifiait village perché) se prononçait à peu près “gworda”, d’où l’évolution du nom en “Gorda”.
A l’extrémité du plateau de Vaucluse, qui domine les vallées de l’Imergue et du Calavon, face au Luberon, Gordes offre au soleil ses pierres dorées par le temps, ses panoramas sur la plaine en contrebas, ses calades, ses maisons et son château. Pas étonnant qu’il soit classé parmi les plus beaux villages de France !
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Saint-Pantaléon Sénanque

Saint Pantaléon
Minuscule église romane dans ce petit village. Construite à même le roc. Des tombes l’entourent creusées dans la roche ; beaucoup ont la taille d’un enfant : s’agissait il d’un de ces “sanctuaires de répit” dont on trouve quelques exemples en Provence ? on y amenait les enfants morts avant le baptême : ils semblaient ressusciter le temps d’une messe au cours de laquelle on les baptisait, avant de les inhumer sur place.
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Sénanque
La rivière qui passe par là, se nomme Sénancole. Elle a donné son nom à Sénanque, après avoir tiré le sien de la racine sin-, “montagne”, d’où dérive également le nom du mont Sinaï. Patronage de choix pour cette abbaye cistercienne nichée dans un petit vallon, construite avec les belles pierres du pays. Comme toutes les abbayes cisterciennes, elle est dépouillée de toute ornementation qui risquait de détourner les moines de l’essentiel.
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Colorado provençal

Ocre, suite et fin…
Le Colorado Provençal est un site privé composé d’anciennes carrières d’ocre aux multiples couleurs, émouvant résultats de l’oeuvre conjointe de l’activité humaine (exploitation arrêtée en 1956) et de l’érosion. Ces lieux sont gérés par une association regroupant des propriétaires et des bénévoles, soucieux de préserver ce site historique.

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Gargas mine de Bruoux

Suite de la découverte de l’ocre…
On extrait encore l’ocre de nos jours à Gargas (dernière carrière d’Europe), mais rien à voir avec l’activité prospère du 19ème siècle où la production s’élevait à 40 000 tonnes !
La visite de la mine permet de découvrir 650m de galeries (le site en comporte 40kms), hautes de 40m creusées à la pioche par les ocriers.
L’ocre est un colorant minéral mêlé à des grains de sable que l’oxyde de fer colore en jaune, brun ou rouge. On en trouve des traces dans les grottes de Lascaux.
Elle servait de pigment pour les peintures et les badigeons (ne s’altèrent pas au soleil), mais entrait aussi dans la composition des caoutchoucs, chambres à air, élastiques, linoléum, peau des saucisses de Strasbourg, etc.
Visite étonnante et enrichissante !

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